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États-Unis

Chasse à l'homme dans l'Ohio après l'exécution de 8 membres d'une famille

Les autorités ont mis en place des barrages routiers à l'intersection de l'Union Hill Road et la Route 32, près du lieu où au moins sept membres d’une famille ont été tués par balles, dans le comté de Pike, Ohio, 22 avril 2016.

La police de l'Ohio, dans le nord des Etats-Unis, cherchait toujours samedi le ou les personnes ayant tué par balle huit membres d'une même famille, invitant la population à être sur ses gardes.

Sept victimes ont été retrouvées vendredi matin dans trois maisons du village de Peebles, situé à environ 130 kilomètres à l'Est de Cincinnati, et une huitième un peu plus tard à quelque distance de là. Trois enfants --âgés de 4 jours, 6 mois et 3 ans-- ont été épargnés.

Les victimes étaient toutes adultes, à l'exception d'un adolescent de 16 ans, et étaient toutes de la même famille, selon Mike DeWine, ministre de la Justice de l'Etat de l'Ohio, indiquant qu'elles ont "péri dans ce qui s'apparente à une exécution par balle".

Elles ont toutes étaient atteintes à la tête, certaines se trouvaient dans leur lit.

La police, qui n'a pas déterminé à ce stade de motivation à ces crimes, n'a procédé à aucune arrestation.

"Il y a une menace et je pense que cette menace est armée et dangereuse", a prévenu le shérif du comté de Pike Charles Reader, invitant les habitants à rester sur le qui-vive et à garder leurs portes fermées à clef pendant cette chasse à l'homme.

Les enquêteurs ont indiqué avoir interrogé plus d'une trentaine de personnes.

"Nous ne savons pas s'il y a un individu ou deux ou trois ou davantage", a relevé M. DeWine.

"C'est tout simplement terrible", a commenté Sally McDaniel, une amie de la famille, sur la chaine ABC News. "Il faut être un monstre pour aller faire quelque chose comme ça".

Les établissements scolaires du comté de Pike et des alentours avaient été placés en confinement par mesure de précaution.

Le gouverneur de l'Etat et candidat aux primaires républicaines pour la présidentielle John Kasich a estimé vendredi sur Twitter que cet incident était "tragique au-delà de toute compréhension".

Les fusillades sont fréquentes aux Etats-Unis, où les armes sont faciles d'accès et leur port autorisé par le Deuxième amendement de la Constitution.

Les armes à feu tuent chaque année quelque 32.000 personnes aux Etats-Unis, dont deux tiers sont des suicides.

Avec AFP

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Bernie Sanders critiqué pour ses anciens flirts avec des régimes communistes

Bernie Sanders au milieu d'une controverse sur lson opinion au sujet de Fidel Castro

Des déclarations vantant certains aspects de la révolution cubaine et d'anciens voyages dans des pays communistes reviennent hanter la campagne de Bernie Sanders, l'actuel favori à l'investiture démocrate dans la course pour la Maison Blanche.

Le sénateur, "socialiste" autoproclamé, a déclenché depuis dimanche une cascade de condamnations dans son propre camp pour avoir salué le programme massif d'alphabétisation lancé par Fidel Castro après son arrivée au pouvoir en 1959.

Joe Biden, numéro deux de Barack Obama quand celui-ci a entamé un dégel avec le régime cubain en 2014, a fustigé une "admiration" pour des éléments de la dictature de Castro.

Le milliardaire Michael Bloomberg a rappelé de son côté le "sombre héritage" laissé par le dictateur cubain, et l'ex-maire de South Bend (Indiana) Pete Buttigieg a condamné un candidat qui "encourage les gens à regarder le bon côté du régime castriste".

Des élus démocrates de Floride, un Etat clé de l'élection présidentielle américaine accueillant une importante communauté de réfugiés cubains, ont eux mis en garde contre une victoire républicaine de Donald Trump en novembre si M. Sanders était investi par le parti pour lui faire face.

Pour les adversaires du sénateur du Vermont, cette polémique vient à point pour tenter de freiner sa dynamique victorieuse lors de la primaire en Caroline du Sud samedi.

Preuve que son investiture est devenue une vraie possibilité, Donald Trump l'attaque aussi désormais frontalement, le présentant comme un dangereux "communiste".

- "La vérité" -

Engagé à gauche très jeune, Bernie Sanders a lutté pour les droits civiques comme étudiant à l'université de Chicago, puis contre la guerre du Vietnam avant d'entrer en politique comme "indépendant".

En pleine Guerre froide, alors maire de la petite ville de Burlington, il avait fait plusieurs voyages en Union soviétique, à Cuba et au Nicaragua. Des déclarations et des photos datant des années 1980 ont resurgi ces derniers jours dans les médias et sur les réseaux sociaux.

En 1985, il salue sur la chaîne télévisée municipale le programme d'alphabétisation et le système gratuit de santé, même primitif, lancés par les Sandinistes au Nicaragua, où il vient de passer une semaine.

L'année suivante, lors d'un discours à l'université du Vermont, il rappelle son "enthousiasme" à l'annonce de la révolution cubaine, lors de laquelle "les pauvres se soulevaient contre les méchants riches".

Et en 1988, de retour d'un voyage en Union soviétique avec une délégation municipale, il se dit "impressionné" par le système de transport public et les "très belles" gares de Moscou.

Pour le directeur de la Fondation pour les victimes du communisme, Marion Smith, qui a diffusé sur son compte Twitter les déclarations de 1988 de M. Sanders, ces commentaires sont "un outrage cruel aux millions de victimes du communisme dans le monde".

Mais loin de s'excuser, l'élu du Vermont a renchéri lundi soir lors d'un débat avec le public sur la chaîne CNN.

"Je pense qu'apprendre aux gens à lire et à écrire est une bonne chose", a-t-il lancé à propos des débuts du régime castriste. Il a assuré critiquer depuis longtemps "les régimes autoritaires à travers le monde, y compris Cuba, le Nicaragua, l'Arabie saoudite, la Chine et la Russie".

Bernie Sanders a par ailleurs loué les efforts de Pékin, autre "pays autoritaire" qui a "sorti de la pauvreté extrême plus de gens qu'ailleurs dans le monde".

"C'est la vérité et ce sont les faits, fin de la discussion", a-t-il asséné.

Barrage sur le Nil: une délégation soudanaise à Washington pour les négociations

Des ouvriers et des machines au barrage de la Renaissance d'Ethiopie dans le woreda de Guba, Ethiopie, le 26 septembre 2019. (REUTERS/Tiksa Negeri)

Le Soudan a envoyé mardi une délégation à Washington pour assister à des négociations avec l'Egypte et l'Ethiopie sur le projet contesté de méga-barrage éthiopien sur le Nil, selon le ministre soudanais de l'Irrigation.

Situé sur le Nil bleu, le Grand barrage de la renaissance (GERD) doit devenir le plus grand barrage hydroélectrique d'Afrique mais la question de la redistribution des ressources du fleuve crée des tensions entre Addis Abeba, Khartoum et Le Caire.

Après neuf années de blocage dans les négociations, les Etats-Unis et la Banque mondiale parrainent depuis novembre 2019 des discussions visant à trouver un accord entre les trois pays.

Les 28 et 29 février doit se tenir une réunion tripartite pendant laquelle les trois pays se pencheront sur une proposition du Trésor américain visant à aplanir deux des principaux points de friction: le remplissage du réservoir et la mise en route du barrage.

Ce nouveau cycle de pourparlers vise à "régler des détails techniques simples mais importants", a précisé le ministre soudanais de l'Irrigation, Yasser Abbas, annonçant la visite à Washington de la délégation de son pays.

"90% des problèmes abordés ont déjà été résolus", a-t-il assuré, disant avoir reçu une "proposition d'accord".

Si l'Egypte --qui dépend très majoritairement du fleuve pour son approvisionnement en eau-- marque son opposition de manière virulente à ce projet, le Soudan le voit d'un bon oeil.

Khartoum espère que le GERD lui fournira de l'électricité et contribuera à réguler les crues du fleuve.

L'Ethiopie, quant à elle, considère ce barrage indispensable à son développement économique.

Le président américain boucle son voyage de deux jours en Inde

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Trump s'en prend à deux juges progressistes de la Cour suprême

Le président américain Donald Trump lors d'une table ronde à Roosevelt House, le mardi 25 février 2020, à New Delhi, en Inde. (Photo AP / Alex Brandon)

Donald Trump a reproché mardi à deux juges progressistes de la Cour suprême des Etats-Unis des prises de position "inappropriées" et les a appelées à se récuser dans les dossiers le concernant.

La plus haute juridiction américaine consacrera le 31 mars une audience aux déclarations d'impôts du président, qu'il refuse de rendre publiques.

A l'approche de cette audience très sensible politiquement, Donald Trump s'en est pris nommément aux juges Ruth Bader Ginsburg et Sonia Sotomayor.

Dans un tweet lundi, il a repris des accusations formulées par une commentatrice de la chaîne conservatrice Fox, selon laquelle Sonia Sotomayor a accusé ses cinq confrères conservateurs de la Cour suprême d'avoir "un préjugé en faveur de Trump".

"C'est terrible. Essaie-t-elle de leur faire honte pour qu'ils votent comme elle? Elle n'a jamais critiqué la juge Ginsburg quand elle m'a traité d'+imposteur+. Les deux devraient se récuser...", a-t-il écrit.

Mardi, lors d'une conférence de presse en Inde, il est revenu à la charge.

La juge Ginsburg "s'était déchaînée pendant la campagne (...) Elle a dit des choses très inappropriées", a-t-il dit.

Lors d'une interview en 2016, la doyenne de la Cour avait bien qualifié le candidat républicain d'"imposteur". Elle s'était ensuite excusée.

Donald Trump a reproché à Sonia Sotomayor des commentaires rédigés pour exprimer son désaccord avec ses collègues dans une décision prise à une courte majorité (les cinq conservateurs contre les quatre progressistes) en fin de semaine dernière.

"C'était très inapproprié, une déclaration terrible pour un juge de la Cour suprême", a-t-il assuré. "Je crois qu'elle essayait de faire honte à ceux qui pourraient avoir une opinion différente d'elle".

La magistrate explique dans ce document de sept pages son "inquiétude" face à la tendance croissante du gouvernement de faire appel à la Cour suprême en urgence, sans attendre que tous les échelons de l'appareil judiciaire se soient prononcés.

"Il est difficile de dire ce qui est le plus troublant: que le gouvernement ait recours à cette procédure extraordinaire de manière automatique, ou que la Cour lui accorde raison", a-t-elle notamment écrit.

Sur Twitter, Steve Vladeck, professeur de droit à l'université du Texas, a volé à son secours. La juge Sotomayor n'accuse pas ses confrères "d'être pro-Trump" et "elle a raison" d'écrire qu'ils "font peser la balance en faveur du gouvernement dans les recours d'urgence".

Selon une de ses études, le gouvernement de Donald Trump a introduit 20 recours d'urgence au cours de ses deux premières années et demi au pouvoir, contre huit par les administrations Bush et Obama au cours des seize années précédentes.

Jussie Smollett, accusé d'avoir inventé un crime, plaide non coupable

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