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Trump et Clinton gagnent les élections primaires de New York

Hillary Clinton et Donald Trump

Hillary Clinton et Donald Trump ont emporté haut la main mardi les élections primaires cruciales de l'Etat de New York, augmentant leur avance pour devenir les candidats de leur parti à l'élection présidentielle américaine de novembre.

Ils étaient tous les deux favoris du scrutin.

Donald Trump l'a emporté avec 62,4% des suffrages, contre 23,6% au gouverneur de l'Ohio John Kasich et 14% au sénateur ultra- conservateur du Texas Ted Cruz, selon des résultats partiels portant sur la moitié des votants.

Mme Clinton l'a emporté par 59,4% contre 40,6% au sénateur du Vermont Bernie Sanders, selon des résultats également partiels.

La victoire de Mme Clinton, sénatrice de l'Etat de 2001 à 2009, et qui a adopté l'Etat comme le sien, la rend quasi irrattrapable dans la course à l'investiture démocrate pour la présidentielle.

Celle de Donald Trump permet au milliardaire républicain de reprendre l'ascendant sur son principal adversaire, Ted Cruz, après une défaite humiliante le 5 avril dans le Wisconsin.

- "incroyable" -

"Je dois dire aux gens qui me connaissent le mieux, les gens de New York, quand ils nous donnent ce genre de vote, c'est tout simplement incroyable", a déclaré M. Trump, après l'annonce des résultats, depuis sa tour Trump Tower à Manhattan.

"Nous allons redevenir si forts, si grands, je ne peux pas attendre", a-t-il ajouté.

M. Trump, qui avait ces dernières semaines réorganisé et étoffé son équipe de campagne, avait particulièrement à coeur de remporter cette primaire dans son Etat et sa ville, face à M. Cruz qui le menace dans la course à l'investiture républicaine.

Ce dernier a été écrasé à New York, après une sortie ironique sur "les valeurs new-yorkaises" de M. Trump, qui est très mal passée avec les électeurs.

Mme Clinton, 68 ans, devait aussi absolument gagner pour faire oublier une série de sept victoires dans huit Etats par son adversaire démocrate-socialiste depuis le 22 mars. La campagne entre les deux a été tendue à New York.

Né à Brooklyn, Bernie Sanders, 74 ans,y avait fait campagne sans relâche, attirant dans ses meetings des milliers de supporters enthousiastes venus l'écouter parler de révolution politique.

Mais les indépendants, qui souvent votent pour lui, ne pouvaient pas voter aux primaires de New York, réservées aux seuls électeurs inscrits comme démocrates ou républicains.

Et à l'heure du vote, en dépit de l'enthousiasme, une majorité de démocrates ont préféré Hillary Clinton, ancienne Première dame, ancienne sénatrice, et ancienne secrétaire d'Etat du président Obama, qui a des liens anciens avec l'Etat de New York, est populaire auprès des minorités et avait insisté tout au long de sa campagne sur son expérience.

Donald Trump, 69 ans, avait concentré sa campagne en dehors de New York dans des régions plus rurales ou des villes ayant souffert de la crise économique, où son message populiste promettant de rendre à l'Amérique sa grandeur trouve un réel écho.

Il est à couteaux tirés avec l'appareil du parti républicain qu'il accuse de vouloir empêcher sa nomination.

L'Etat de New York était d'autant plus important qu'il est le deuxième, derrière la Californie, en nombre de délégués: 247 démocrates et 95 républicains.

Ils seront attribués à la proportionnelle chez les démocrates. Chez les républicains, Donald Trump pourrait en rafler 81, s'il a obtenu 50% des voix dans chaque circonscription.

Sans attendre les résultats, Bernie Sanders est parti mardi faire campagne en Pennsylvanie, tout comme John Kasich et Ted Cruz. La Pennsylvanie organise ses primaires le 26 avril, ainsi que les Etats du Connecticut, Delaware, Maryland et Rhode Island.

Depuis plus de 20 ans, les primaires de New York arrivaient trop tard dans la saison pour susciter le moindre intérêt. Mais pas cette année, le processus entamé en janvier n'ayant toujours pas permis de déterminer qui sera le candidat des deux partis à l'élection présidentielle de novembre. Et trois New-Yorkais étaient dans la course.

Avant ces primaires, Mme Clinton avait déjà accumulé plus de 1.700 délégués (dont 469 super délégués) contre environ 1.100 pour Bernie Sanders (dont 31 super délégués). Il en faut 2.383 pour devenir le candidat démocrate à l'élection présidentielle.

Donald Trump comptait environ 750 délégués, 200 de plus que Ted Cruz. Il en faut 1.237 pour être investi par le parti.

M. Trump accuse le parti républicain de vouloir bloquer sa nomination, s'il arrive en tête à la convention républicaine de juillet, mais sans cette majorité de 1.237. Il dénonce aussi des règles "truquées" pour l'attribution des délégués, qui ne sont pas forcément liées au vote des électeurs.

Avec AFP

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Le nouveau coronavirus a tué plus de 25.000 personnes en Europe

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Le coronavirus s’invite dans une prison américaine, 9 détenues prennent le large

Cellule dans une aile de la prison d'État de Camp Hill, en Pennsylvanie, aux Etats-Unis, le 13 janvier 2017. (Photo: Marc Levy / AP)

Les autorités carcérales de l'État américain du Dakota du Sud ont annoncé en fin de semaine qu'elles avaient appréhendé 7 des 9 détenues qui s'étaient évadées d'une prison pour femmes après qu'un cas de coronavirus ait été confirmé au sein de l'établissement.

Deux des 9 évadées sont toujours en cavale, selon la base de données en ligne du service pénitentiaire de l’État.

L’évasion a été révélée en premier lieu par nos confrères du quotidien Argus Leader, publié à Sioux Falls, la ville la plus peuplée de cet État qui compte moins de 900 000 habitants au total.

Les 9 prisonnières qui se sont évadées dans la nuit de lundi dernier étaient logées dans la même unité qu'une autre détenue qui a été testée positive au COVID-19, précise l’Argus Leader. La prison de sécurité minimum d’où elles se sont échappées est située dans la ville de Pierre, capitale du Dakota du Sud.

Depuis, 155 détenues sont en observation. La femme qui a été testée positive est en quarantaine. Elle “se porte bien”, rapporte le quotidien Rapid City Journal.

La directrice de la prison a démissionné mercredi.

Il y a désormais 68 cas positifs confirmés dans l'État, selon les autorités sanitaires. À ce jour, l'État a enregistré un décès lié au coronavirus et 26 rétablissements.

Au Dakota du Sud comme ailleurs, le coronavirus est en train de modifier le style de vie.

Selon la chaîne KotaTV, le rituel traditionnel du « Pow Wow », occasion festive très appréciée chez les Indiens d’Amérique du Nord (en grand nombre dans l'État), s’organise désormais via Facebook pour éviter les rassemblements.

La mairie de Sioux Falls a limité à 9 le nombre de clients simultanés dans les restaurants, les bars, les salons de coiffure et les magasins. Le chômage, technique ou permanent, devrait donc augmenter.

La gouverneure Kristi Noem a appelé à une réunion extraordinaire des législateurs de l’État pour rectifier le budget en tenant compte de la nouvelle donne imposée par le coronavirus. Aucune date n’a été arrêtée pour l’instant.

Situé dans la région du Midwest des États-Unis, le Dakota du Sud est le 5e État le moins peuplé du pays, selon les données du Bureau fédéral du recensement. Il est séparé du Canada par le Dakota du Nord.

Le dollar vers sa plus forte baisse hebdomadaire depuis 1987

Un homme parle au téléphone devant un poster affichant des dollars américains à un bureau de change de Lahore, Pakistan, le 16 mai 2019. (Photo: ARIF ALI / AFP)

Le dollar s'apprêtait vendredi à achever sa baisse hebdomadaire la plus importante depuis 1987 à l'issue d'une semaine où le gouvernement fédéral et la Réserve fédérale ont tenté de venir à la rescousse de l'économie américaine, frappée de plein fouet par le coronavirus.

Le dollar index, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier d'autres devises, accusait un repli hebdomadaire de près de 4,5% aux alentours de 19H30 GMT.

Il faut remonter à août 1987 pour trouver une baisse d'une plus grande ampleur.

Face à l'euro, la devise américaine baissait vendredi de 0,86% à 1,1127 dollar.

Selon Joe Manimbo de Western Union, "la demande pour le dollar s'est asséchée après la semaine exceptionnelle à Wall Street et les promesses du patron de la Fed de verser des liquidités sans compter pour soutenir une économie complètement à l'arrêt."

Le président de la Banque centrale américaine Jerome Powell a assuré jeudi que l'institution allait continuer à prêter de l'argent "agressivement" pour combattre l'impact économique de l'épidémie de Covid-19.

M. Powell, dont la banque a déjà annoncé qu'elle injectait plusieurs milliers de milliards de dollars dans la première économie du monde, a également affirmé que "les munitions" de la Fed n'allaient "pas s'épuiser", lors de cet entretien au Today Show de NBC, l'une des émissions matinales les plus populaires aux Etats-Unis.

Par ailleurs, "les données sur les demandes d'allocations chômage aux États-Unis ont été un véritable choc, et peut-être l'une des raisons pour lesquelles le président de la Fed, Jerome Powell, s'est adressé à la nation dans une interview télévisée hier", a ajouté Antje Praefcke, analyste pour Commerzbank.

Le nombre de nouveaux chômeurs a explosé, avec plus de trois millions de nouvelles demandes d'allocations chômage la semaine passée, un niveau jamais vu dans le pays.

"De plus, les Etats-Unis ont le niveau d'infection le plus élevé du monde à l'heure actuelle", ce qui met le dollar "sous pression", a ajouté M. Praefcke.

Les Etats-Unis sont depuis jeudi le pays avec le plus grand nombre de cas de coronavirus officiellement déclarés. Ils comptent plus de 97.000 cas et 1.475 décès.

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Le président du Venezuela inculpé pour trafic de drogue aux Etats-Unis

Le président vénézuélien Nicolas Maduro donne une conférence de presse au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, Venezuela, le jeudi 12 mars 2020. (Photo: Matias Delacroix/AP)

Le ministère américain de la justice a annoncé jeudi avoir porté plainte contre le président du Vénézuela, Nicolas Maduro, ainsi que 14 autres dignitaires vénézuéliens. Ils sont accusés de narco-terrorisme et d'autres infractions pénales, selon William Barr, ministre de la justice des Etats-Unis.

Plus précisément, les autorités vénézuéliennes sont accusées d'avoir collaboré avec un groupe de guérilla colombien impliqué dans le trafic de cocaïne vers les États-Unis.

Âgé de 57 ans, le président Maduro est désormais confronté à quatre chefs d'accusation devant un tribunal de New York. Sont également inculpés: Diosdado Cabello Rondón, le président de l'assemblée nationale du Venezuela, Hugo Armando Carvajal Barrios, ancien directeur des renseignements militaires, et Clíver Antonio Alcalá Cordones, ancien général des forces armées vénézuéliennes. Le ministre de la défense, Vladimir Padrino Lopez et le président de la Cour suprême Maikel Jose Moreno Perez, ont été inculpés séparément à Washington et en Floride.


"Cette annonce vise à éradiquer la corruption généralisée au sein du gouvernement vénézuélien, un système construit et contrôlé pour enrichir ceux qui se trouvent aux plus hauts niveaux du gouvernement", a déclaré M. Barr. "Les États-Unis ne permettront pas à ces fonctionnaires vénézuéliens corrompus d'utiliser le système bancaire américain pour déplacer leurs revenus illicites d'Amérique du Sud ni de poursuivre leurs projets criminels".

Les États-Unis ne reconnaissent pas Maduro comme le leader légitime du Venezuela. L'année dernière, l'administration Trump a officiellement reconnu le chef de l'opposition Juan Guaidó comme chef d'État intérimaire du pays. La plupart des pays européens lui ont emboîté le pas.

Ce n'est que la deuxième fois au cours des dernières décennies que le ministère de la justice a inculpé un chef d'État étranger en exercice, bien que non officiellement reconnu. En 1988, le ministère américain de la justice avait inculpé Manuel Noriega, à l'époque le chef militaire du Panama.

Pour sa part, le département d'État a annoncé une récompense pouvant aller jusqu'à 15 millions de dollars pour des informations menant à l'arrestation ou à la condamnation de M. Maduro.

Des récompenses allant jusqu'à 10 millions de dollars ont également été annoncées pour quatre autres hauts fonctionnaires du Venezuela recherchés par la justice américaine.

On reproche à Maduro (à la tête du Venezuela depuis 2013) et à ses principaux lieutenants de diriger "un partenariat de narcoterrorisme" avec la guérilla colombienne des FARC (Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia), active depuis 20 ans. Deux dirigeants des FARC ont également été inculpés en relation avec la conspiration de narco-terrorisme.

Les FARC ont signé un accord de paix avec le gouvernement colombien en 2016, mettant fin à plus de 50 ans de conflit. Mais un groupe de 2 500 dissidents des FARC, soutenu par le régime de M. Maduro, reste impliqué dans le trafic de cocaïne de la Colombie vers les Etats-Unis via le Venezuela et l'Amérique centrale, ont déclaré les responsables américains.

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