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Afrique

Centrafrique: le groupe 3R accepte de démanteler ses bases

Les FACA lors d'une parade à Bangui, en Centrafrique, le 17 août 2018. (VOA/Freeman Sipila)

Le groupe armé 3R, responsable de tueries ayant entrainé la mort de plus de 50 civils dans l'ouest de la Centrafrique la semaine dernière, va démanteler ses barrages dans la région, a assuré vendredi le gouvernement centrafricain.

Le représentant des 3R au sein du comité exécutif de suivi de l'accord de paix réuni jeudi, Saidou Aliou, a affirmé que son mouvement allait démanteler ses bases et remettre les présumés coupables des massacres aux autorités nationales, selon un communiqué du comité reçu par l'AFP.

La semaine dernière, au moins 50 personnes ont été tuées dans l'ouest du pays dans des massacres imputés aux 3R.

Le gouvernement et la Minusca (Mission des nations Unis pour la stabilisation de la Centrafrique) ont alors adressé au groupe un ultimatum de 72 heures à l'issue duquel les responsables du massacre devaient être transmis aux autorités centrafricaines et les barrières et bases des 3R démantelées.

Mercredi, un collectif regroupant des organisations de la société civile et des partis d'opposition avait dénoncé dans un communiqué l'absence "d'action forte" menée par le gouvernement alors que l'ultimatum avait expiré.

L'accord de paix - dit de Khartoum, où il a été négocié - a été signé début février à Bangui entre les quatorze groupes armés et les autorités. Préparé depuis 2017 par l'Union africaine, il est le huitième signé depuis le début de la crise en 2013.

Dans son communiqué, le comité de suivi de l'accord de paix a également annoncé la création de structures pour surveiller précisément les violations de l'accord et suivre l'évolution de la suppression des barrages, taxations illégales, ou l'occupation de bâtiments administratifs par les groupes armés.

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Ebola en RDC: plus de 1.500 décès enregistrés

Les agents de santé à un point de passage non annoncé au journal officiel dans le village de Mirami, près du point de contrôle à la frontière de Mpondwe entre l'Ouganda et la République démocratique du Congo, le 14 juin 2019.

Le nombre de décès de la maladie à virus Ebola dans l'est de la République démocratique du Congo a dépassé la barre de 1.500 décès en dix mois dans deux provinces où elle sévit.

"Depuis le début de l’épidémie, le cumul des cas est de 2.239, dont 2.145 confirmés et 94 probables. Au total, il y a eu 1.506 décès (1.412 confirmés et 94 probables) et 621 personnes guéries", selon le bulletin quotidien du ministère de la Santé daté de dimanche.

"276 cas suspects sont en cours d’investigation", indiquent les autorités alors que "13 nouveaux cas sont confirmés" et "140.915 personnes sont vaccinées".

Le premier décès en dehors des limites des provinces congolaises du Nord-Kivu (est) et de l'Ituri (nord-est) est celui d'un enfant de 5 ans décédé le 12 juin en Ouganda voisin et de son frère le lendemain.

La RDC et l'Ouganda ont engagé des discussions sur la finalisation d'un protocole d’accord "qui définira les procédures de collaboration sanitaire approfondie entre les deux pays", selon les autorités congolaises.

Ebola: impact sur le commerce à la frontière
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L'épidémie déclarée le 1er aout sur le sol congolais est la dixième en RDC depuis 1976, et la deuxième la plus grave dans l'histoire de la maladie après les quelque 11.000 morts enregistrés en Afrique de l'Ouest (Liberia, Guinée, Sierra Leone) en 2014.

La lutte contre cette épidémie déclarée dans une zone des conflits est rendue davantage difficile à cause des résistances communautaires face aux activités de ripostes organisées par les autorités et leurs partenaires.

Les Nations unies ont nommé le 23 mai un "coordinateur de l'intervention d'urgence" contre l'épidémie d'Ebola en RDC, pour entreprendre de nouveaux efforts dans la riposte.

Troubles en Ethiopie: deuil national après des assassinats politiques

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed annonce un coup d'État manqué alors qu'il s'adresse au public à la télévision, le dimanche 23 juin 2019.

Les drapeaux étaient en berne lundi en Ethiopie après les assassinats samedi du chef d'état-major de l'armée nationale et de hauts responsables régionaux, tués dans deux attaques séparées que les autorités estiment être une tentative de renverser le gouvernement d'une région du nord-ouest.

"C'est un jour triste pour toute la nation, nous avons perdu des patriotes", a regretté le président de la chambre basse du Parlement éthiopien, dont une déclaration a été lue dimanche soir par un présentateur à la télévision nationale.

Le ministre de la Défense Lemma Megresa a lui assuré dimanche soir à la télévision que ces évènements ont mis le deuxième pays le plus peuplé d'Afrique "dans une position difficile".

Car ces deux attaques sont un nouveau coup de taille porté à l'agenda réformiste et progressiste du Premier ministre Abiy Ahmed, qui a malgré lui donné un nouvel élan à des tensions ethniques ayant fait plus d'un million de déplacés.

Dans la nuit de samedi à dimanche, le bureau du Premier ministre avait assuré qu'une "tentative orchestrée de coup d'Etat s'est produite contre l'exécutif du gouvernement régional de l'Amhara", une des neuf régions autonomes d'Ethiopie, et la deuxième la plus peuplée du pays.

Samedi après-midi, le président de la région Amhara Ambachew Mekonnen et un de ses conseillers, qui participaient à une réunion, ont été tués par un commando armé à Bahir Dar, la capitale régionale. Le procureur général de la région Migbaru Kebede, également présent à cette réunion, a succombé lundi matin à ses blessures.

Dans une attaque séparée, mais qui, selon les autorités, semble "coordonnée", le chef d'état-major des forces armées éthiopiennes, le général Seare Mekonnen, a été tué quelques heures plus tard par son garde du corps à son domicile d'Addis Abeba alors qu'il "menait l'opération" de réponse aux attaques de Bahir Dar.

Le garde du corps a été arrêté, de même que de nombreux participants à l'attaque contre le gouvernement de l'Amhara, selon les autorités.

Coup d'Etat?

L'éventuel lien entre les deux attaques ainsi que leurs motifs restent à éclaircir, alors que de les observateurs mettent en doute l'affirmation des autorités qu'il s'agissait d'une tentative de coup d'Etat.

Selon eux, une tentative de coup d'Etat implique généralement d'importantes manoeuvres militaires ainsi que la prise de contrôle de points stratégiques comme les aéroports ou les médias.

Les autorités ont accusé le chef de la sécurité de la région Amhara, le général Asaminew Tsige, d'être derrière l'attaque de Bahir Dar. Arrêté pour un présumé complot remontant à 2009, amnistié et libéré en 2018, il est toujours en fuite, selon plusieurs sources.

Selon William Davison, expert du think tank International Crisis Group, M. Asaminew est un nationaliste Amhara favorable à la "reconquête" de la région Tigrée, au nord, et entraînait des milices. "Il est possible que son éviction imminente, soutenue par le gouvernement fédéral (...) ait provoqué cette attaque mortelle", a estimé M. Davison.

Le président de la région Amhara, M. Ambachew, était lui un allié de M. Abiy. Son discours visait à l'apaisement face aux tensions ethniques.

Lundi, des résidents de Bahir Dar interrogés par l'AFP ont indiqué qu'après une journée de dimanche tendue, les habitants de la ville circulent comme à leur habitude et les commerces ont ouverts. Selon eux, la situation est normale, à l'exception du déploiement de membres de la police fédérale, principalement autour des bâtiments de l'administration régionale.

A Addis Abeba, des membres des forces spéciales ont été déployés notamment à l'aéroport, a constaté un journaliste de l'AFP. Les activités commerciales et le trafic semblaient eux normaux lundi.

Internet est coupé depuis samedi soir.

Assouplissement

Ces deux attaques interviennent dans un contexte tendu pour l'Ethiopie.

Les Amhara représentent le deuxième groupe ethnique d'Ethiopie, après les Oromo. Ces deux ethnies ont été à l'avant-garde de deux ans de manifestations qui ont provoqué la chute de l'ancien Premier ministre Hailemariam Desalegn.

Son successeur, M. Abiy, un Oromo, s'est efforcé de démocratiser le pays, légalisant des groupes dissidents et améliorant la liberté de la presse.

Mais cet assouplissement a également permis une expression plus libre des tensions ethniques, qui ont souvent pour enjeu des terres ou des ressources, et se sont traduites par des violences meurtrières dans le deuxième pays le plus peuplé d'Afrique (plus de 100 millions d'habitants).

L'opposition conteste les résultats lors de la proclamation de la victoire du candidat du pouvoir

Mohamed Ould El Ghazouani, donné vainqueur de la présidentielle en Mauritanie.

Le candidat du pouvoir à l'élection présidentielle en Mauritanie, Mohamed Cheikh El-Ghazouani, a été élu avec 52% des suffrages au premier tour, selon les résultats annoncés dimanche soir par la Commission électorale et récusés d'emblée par ses adversaires.

Ce scrutin doit marquer la première transition entre deux présidents élus dans ce vaste pays du Sahel secoué par de nombreux coups d'Etat de 1978 à 2008, date du putsch qui a porté Mohamed Ould Abdel Aziz au pouvoir, avant son élection en 2009. Le président sortant ne pouvait se représenter après deux mandats.

M. Ghazouani s'est déclaré vainqueur à partir des résultats sur 80% des bureaux de vote, au terme d'une veillée électorale dans la nuit de samedi à dimanche en présence de M. Ould Abdel Aziz.

L'opposition, à laquelle appartiennent quatre de ses cinq concurrents, a qualifié cette annonce précoce de "nouveau coup d'Etat" de la part de ces deux anciens généraux, "éternels putchistes" selon elle. Ses candidats crient depuis des mois aux risques de perpétuation d'un régime "militaire" et de fraude.

Dans la soirée, la Commission nationale électorale indépendante (Céni) a confirmé la victoire de M. Ghazouani, qui remporte 52,01% des voix sur l'ensemble des bureaux. Il est suivi par quatre opposants, dont le militant anti-esclavagiste Biram Ould Dah Ould Abeid (18,58%) et l'ancien Premier ministre Sidi Mohamed Ould Boubacar (17,87%).

Ces résultats doivent encore être transmis pour validation au Conseil constitutionnel après examen d'éventuels recours, alors que les quatre candidats d'opposition ont annoncé qu'ils utiliseraient toutes les voies légales pour les contester.

Les quelque 1,5 million d'électeurs ont voté samedi nombreux - 62,66% de participation, selon la Céni - pour désigner leur président, qui devra préserver la stabilité chèrement conquise par la Mauritanie, mais aussi en assurer le développement économique et y faire progresser le respect des droits humains.

"Coup d'Etat" électoral

"Le pouvoir a perdu la bataille électorale", a affirmé Biram Ould Dah Ould Abeid lors d'une conférence de presse conjointe des quatre candidats de l'opposition, qui se sont engagés avant le vote à se soutenir en cas de second tour le 6 juillet.

Sidi Mohamed Ould Boubacar a dénoncé de "multiples irrégularités" qui selon lui "ôtent toute crédibilité" à cette élection. "Nous rejetons les résultats de ce scrutin et nous considérons qu'ils n'expriment nullement la volonté du peuple mauritanien", a-t-il dit, exigeant leur publication par la Céni "bureau par bureau".

M. Ould Abeid a également appelé les Mauritaniens à "résister dans les limites de la loi à ce énième coup d'Etat contre la volonté du peuple".

Des incidents ont éclaté à la suite des déclarations de M. Ghazouani, en plusieurs endroits de la capitale et à Nouadhibou, (nord-ouest), l'unique province où il ne soit pas arrivé en tête, devancé par M. Ould Abeid.

La police a dispersé les manifestants qui brûlaient des pneus et scandaient des slogans hostiles au pouvoir au moyen de gaz lacrymogènes et de matraques, selon une source de sécurité. Des sources proches de l'opposition ont fait état de blessés.

Le représentant du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel, Mohamed Ibn Chambas, a félicité les Mauritaniens "pour la tenue paisible de l'élection présidentielle" et réitéré l'appel de M. Guterres "à résoudre tout litige éventuel" par la voie judiciaire.

M. Ould Abdel Aziz a stabilisé la Mauritanie, frappée dans les années 2000 par des attentats jihadistes et des enlèvements d'étrangers, en menant une politique volontariste: remise sur pied de l'armée, surveillance accrue du territoire et développement des zones reculées.

Mais les critiques se focalisent sur les droits fondamentaux, dans une société marquée par des disparités persistantes entre communautés arabo-berbère, haratine (descendants d'esclaves de maîtres arabo-berbères, dont ils partagent la culture) et afro-mauritanienne, généralement de langue maternelle d'ethnies subsahariennes.

La croissance économique, de 3,6% en 2018, bien qu'en amélioration, reste insuffisante par rapport à la démographie, selon un rapport de la Banque mondiale (BM) publié en mai.

La BM salue le rétablissement de la "stabilité macroéconomique", avec des projections de croissance annuelle de 6,2% en moyenne sur la période 2019-2021 mais appelle à lever les obstacles au secteur privé, en premier lieu les difficultés d'"accès au crédit" et "la corruption".

Au moins 11 militaires tchadiens tués après une attaque attribuée à Boko Haram

Le village de Ngouboua, sur le lac Tchad, attaqué par Boko Haram, le 13 février. 2015.

Au moins onze militaire tchadiens ont été tués après l'attaque vendredi après-midi d'une localité située dans la province du Lac Tchad (ouest du Tchad), attribuée au groupe jihadiste nigérian Boko Haram, selon un nouveau bilan communiqué dimanche soir par une autorité régionale.

"L'armée tchadienne a perdu onze hommes dont trois officiers (...) et six militaires ont été blessés, a indiqué à l'AFP dimanche soir l'autorité régionale.

"26 éléments de Boko Haram ont été tués", a-t-il ajouté.

Un précédent bilan transmis par des sources sécuritaires faisait état de sept militaires tchadiens et un goumier (garde d'un chef traditionnel local) tués.

Parmi les militaires tués, on compte trois officiers, dont un colonel de la gendarmerie et un autre de la garde nomade, selon plusieurs sources sécuritaires.

Dans la zone de Ngouboua, les éléments de Boko Haram ont attaqué vendredi une localité et emporté avec eux des milliers de têtes de bétail, a précisé à l'AFP l'autorité régionale.

"Les militaires ont voulu faire jonction par deux endroits différents pour récupérer les boeufs".

"L'armée a réussi à récupérer les bœufs mais en voulant les poursuivre", l'un des groupes est "tombé dans une embuscade", a-t-elle ajouté.

"Des éléments de Boko Haram" se sont "dissimulés dans des hautes herbes" et ont attaqué le groupe faisant 3 morts parmi les militaires tchadiens, selon cette même source.

L'autre groupe a affronté les éléments de Boko Haram autour de Tchoukoutalia. Dans ce combat armé, 26 éléments de Boko Haram ont été neutralisés, a détaillé cette source.

La région du lac Tchad est le théâtre d'un regain d'attaques du groupe jihadiste nigérian depuis juin 2018: au moins neuf attaques de Boko Haram ont eu lieu en territoire tchadien.

Fin mars, 23 soldats tchadiens avaient été tués dans l'attaque d'une base avancée sur la rive nord-est du lac.

L'insurrection de Boko Haram, qui a débuté en 2009 dans le nord-est du Nigeria, a fait plus de 27.000 morts et 1,8 million de déplacés dans ce pays, et a gagné le Niger, le Tchad et le Cameroun voisins.

Depuis 2015, les pays de la région luttent contre Boko Haram au sein de la Force multinationale mixte (FMM), une coalition régionale engagée dans la région du lac Tchad avec l'aide de comités de vigilance composés de citoyens locaux.

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