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Candidat à la Maison Blanche très à gauche, Bernie Sanders est millionnaire

Bernie Sanders à Washington le 10 avril 2019.

Bernie Sanders, le candidat socialiste à la présidentielle américaine, a dévoilé lundi qu'il était devenu millionnaire lors de sa première tentative ratée d'accéder à la Maison Blanche en 2016.

Le sénateur indépendant connu pour ses discours épinglant les "millionnaires et milliardaires" a publié en ligne dix ans de déclarations de revenus qui montrent qu'il est entré dans ce club.

Entre 2009 et 2015, les déclarations conjointes présentées par Bernie Sanders et son épouse, Jane, ont oscillé entre quelque 200.000 et 325.000 dollars. Puis en 2016, le couple a déclaré près de 1,1 million de dollars, suivi de 1,15 million en 2017 avant quelque 560.000 dollars en 2018.

Cette augmentation soudaine s'explique par les avances et les royalties perçues pour son ouvrage "Notre révolution" ("Our Revolution: A Future To Believe In"), précise Bernie Sanders, qui se décrit lui-même comme un "socialiste", un mot très marqué à gauche aux Etats-Unis.

Le livre avait été traduit en cinq langues lorsque sa tentative ratée de décrocher l'investiture démocrate contre Hillary Clinton l'avait rendu célèbre à travers le monde.

Les revenus tirés de son adaptation en livre jeunesse, puis de son essai suivant "Where we go from here" et d'un ouvrage en cours de son épouse sont compris dans ces déclarations, précise son communiqué.

Les Sanders ont été imposés à 26% en 2018, à 30% en 2017 et à 35% en 2016.

"Je considère le fait de payer plus d'impôts à mesure que mes revenus ont augmenté comme étant autant une obligation qu'un investissement dans notre pays", a-t-il souligné. "Je continuerai à me battre pour rendre notre système fiscal plus progressif afin que notre pays ait les moyens de garantir le rêve américain à tous".

"Ces déclarations montrent que notre famille a eu de la chance. Je me sens très chanceux puisque j'ai grandi dans une famille qui vivait de salaire mensuel en salaire mensuel et puisque je connais l'angoisse de l'insécurité économique. C'est pour cela que je m'efforce chaque jour pour que les besoins fondamentaux de chaque Américain soient couverts, dont un salaire permettant de vivre, un logement décent, un accès au système de santé et une retraite assurée", a-t-il écrit.

Candidat à sa réélection, le président républicain Donald Trump est le premier depuis Richard Nixon à ne pas divulguer sa situation fiscale.

Avec AFP

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Rapport des forces entre Trump et les démocrates

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Regain de tension entre Trump et les démocrates du Congrès

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Iran: les chefs militaires américains vont informer les élus du Congrès mardi

Le ministre de la Défense Patrick Shanahan et le chef d'état-major Joseph Dunford.

Les chefs du Pentagone et de l'état-major américain informeront mardi à huis clos tous les parlementaires du Congrès américain sur les tensions entre les Etats-Unis et l'Iran, selon un responsable de l'administration Trump.

Le ministre de la Défense Patrick Shanahan et le chef d'état-major Joseph Dunford informeront les élus des deux chambres du Congrès, a confirmé à l'AFP ce responsable américain sous couvert d'anonymat.

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo devrait aussi s'adresser aux plus de 500 élus conviés lors de la même réunion, d'après des médias américains.

Un groupe restreint de huit parlementaires avaient été informés jeudi dernier sur le même dossier mais les démocrates réclamaient que tous les élus le soient.

Les relations entre Washington et Téhéran connaissent un nouvel accès de fièvre, après le renforcement début mai de la présence militaire américaine au Moyen-Orient pour faire face à de présumées "menaces" iraniennes.

Ces tensions ont réveillé les craintes d'un affrontement entre l'Iran et les Etats-Unis ou certains des alliés régionaux de Washington comme l'Arabie saoudite.

Le président américain Donald Trump envoie depuis plusieurs jours des signaux contrastés à Téhéran.

Il a semblé lundi soir tempérer la réalité d'une menace immédiate posée par l'Iran, se disant prêt à dialoguer avec la république islamique à condition que celle-ci fasse le premier pas. Mais il a réitéré ses menaces en cas d'attaque.

Dimanche, il avait affirmé: "Si l'Iran veut se battre, ce sera la fin officielle de l'Iran. Plus jamais de menaces à l'encontre des Etats-Unis".

Face au renforcement militaire américain dans la région, l'Iran ne cesse de répéter qu'il ne veut pas la guerre tout en prédisant une "défaite" à l'Amérique si celle-ci décide de céder à l'"illusion" de vouloir l'attaquer.

Un sénateur proche de Donald Trump, Lindsey Graham, avait assuré plus tôt lundi que l'Iran était responsable de récents actes hostiles au Moyen-Orient, et préconisé une "réponse militaire écrasante" en cas d'atteintes aux intérêts américains.

Lindsey Graham, élu républicain, a précisé sur Twitter avoir été informé par le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, un faucon depuis longtemps partisan de la manière forte avec Téhéran.

Mais des démocrates ont directement contredit ses affirmations.

"J'ai également lu les informations des services de renseignement. Et je veux le dire clairement, ce n'est pas ce que les informations des services de renseignement disent", a tweeté le sénateur démocrate Chris Murphy, membre de la même commission des Affaires étrangères que M. Graham.

Elu de la Chambre des représentants où il siège à la commission de la Défense, le démocrate Ruben Gallego a lui directement retweeté l'un des messages de Lindsey Graham en affirmant que tous deux recevaient "les mêmes informations" des services de renseignement.

"Ce n'est pas ce qui y est dit", a-t-il écrit, accusant M. Graham de propager une vision "totalement biaisée afin de parvenir à la conclusion qu'il désire pour lui-même et les médias".

Avec AFP

Regain de tension entre Trump et les démocrates du Congrès

L'ancien conseiller juridique de la Maison Blanche, Don McGahn.

Le bras de fer entre Donald Trump et les parlementaires démocrates s'est encore durci lundi, la Maison Blanche ayant ordonné à son ancien conseiller juridique de ne pas répondre à une convocation du Congrès.

Pour la première fois, la justice s'est prononcée dans ce conflit entre le président américain et l'opposition qui, forte de sa nouvelle majorité à la Chambre des représentants, multiplie depuis janvier les enquêtes sur ses finances, ses impôts ou les suites à donner à l'enquête russe.

Donald Trump se dit victime d'un "harcèlement" et use de tous les moyens en son pouvoir pour refuser de coopérer à ces investigations.

Lundi, le ministère de la Justice a ainsi publié un "avis légal" assurant que les conseillers présidentiels n'étaient pas tenus de témoigner devant le Congrès en raison de la séparation des pouvoirs exécutif et législatif.

L'ancien conseiller juridique de la Maison Blanche, Don McGahn, convoqué le lendemain au Capitole, "a reçu pour ordre d'agir en conséquence", a indiqué la présidence dans un communiqué.

"C'est le dernier exemple en date du dédain de l'administration pour le droit", a rétorqué le démocrate Jerry Nadler, qui préside la commission judiciaire de la Chambre.

Celle-ci maintient sa convocation et "attend" M. McGahn, a-t-il ajouté.

Les démocrates souhaitent le questionner sur des propos tenus devant le procureur spécial Robert Mueller, qui a supervisé pendant 22 mois la délicate enquête russe.

Dans son rapport final, rendu public à la mi-avril, le procureur Mueller a fait savoir qu'il n'avait pas rassemblé de preuves d'une entente entre Moscou et l'équipe de campagne de Donald Trump pendant la présidentielle de 2016.

Il a toutefois détaillé une série de pressions troublantes exercées par le président sur son enquête, à commencer par une tentative de le limoger, bloquée par Don McGahn.

"Les démocrates n'aiment pas la conclusion de l'enquête Mueller - pas de collusion, pas de complot, pas d'entrave à la justice- et veulent tout recommencer, bien que ce soit inutile et coûteux", a estimé la Maison Blanche pour justifier l'ordre donné à Don McGahn.

Donald Trump, désireux de tourner la page de l'enquête russe, avait déjà usé de ses prérogatives présidentielles pour bloquer d'autres demandes de la Chambre des représentants.

- "Motivation politique" -

Dans la même logique, la Maison Blanche s'oppose à une autre enquête lancée à la Chambre, qui porte sur les finances de Donald Trump avant son élection.

Les démocrates soupçonnent le magnat de l'immobilier d'avoir gonflé la valeur de ses avoirs pour obtenir des prêts. Pour en savoir plus, la commission de Contrôle a ordonné à l'ancienne entreprise comptable de Donald Trump de lui transmettre une série de documents financiers.

Pour bloquer cette injonction, la Maison Blanche a saisi la justice et plaidé que le Congrès n'avait pas besoin de ces informations pour assurer son rôle de législateur.

Un juge fédéral de Washington a rejeté lundi ces arguments et estimé qu'il "ne revenait pas au tribunal de juger si les actions de la commission répondent à une motivation politique".

Autre rebondissement de cette saga, la commission du Renseignement de la Chambre a rendu public lundi des propos tenus devant elle par l'ancien avocat personnel de Donald Trump, Michael Cohen, qui purge actuellement une peine de prison, notamment pour avoir menti au Congrès.

Selon les extraits rendus publics, il a assuré, en début d'année lors d'une comparution à huis clos, avoir menti sur la poursuite d'un projet de Trump Tower à Moscou pendant la campagne présidentielle à la demande du nouvel avocat personnel de Donald Trump.

Les démocrates ont immédiatement promis de faire toute la lumière "sur les tentatives du président, de ses associés ou de son administration de pousser au parjure ou d'entraver nos enquêtes."

Avec AFP

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