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Pelosi met en garde les démocrates contre un virage trop à gauche

La Présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi dans son bureau du Capitole à Washington, le mercredi 10 avril 2019.

La chef de file des démocrates au Congrès américain Nancy Pelosi a mis lundi en garde son parti contre la tentation d'une politique trop à gauche incarnée notamment par la jeune élue Alexandria Ocasio-Cortez, dans l'optique de la présidentielle de 2020.

La présidente de la Chambre des représentants a profité d'une visite à Londres pour prôner un approche centriste susceptible, selon elle, de séduire les républicains mécontents du président Donald Trump, qui briguera un second mandat en 2020.

"Il faut un message qui plaise aux gens de telle sorte qu'ils ne se sentent pas menacés, qui réponde vraiment à leurs préoccupations", a déclaré Nancy Pelosi lors d'une intervention devant la London School of Economics (LSE).

Les tenants d'une politique trop à gauche ne représentent qu'à la marge la société américaine, a-t-elle développé, faisant explicitement référence à la jeune élue démocrate de la Chambre des représentants Alexandria Ocasio-Cortez.

Pourfendeuse des lobbys, cette dernière se revendique socialiste, un mot marqué très à gauche aux Etats-Unis, et préconise notamment une nouvelle tranche d'impôt sur le revenu au-delà de 10 millions de dollars, qui atteindrait 70%.

Evoquant les convictions de gauche, Nancy Pelosi a déclaré: "Je partage ces valeurs, mais nous devons gagner".

Nancy Pelosi s'est entretenue dimanche avec Jeremy Corbyn, le chef du Labour, principal parti d'opposition au Royaume-Uni. Après leur rencontre, elle a indiqué sur Twitter avec discuté du Brexit, mais aussi de la "nécessité de lutter énergiquement contre l'antisémitisme et l'islamophobie".

Jeremy Corbyn s'est vu reprocher à plusieurs reprises de ne pas réagir avec suffisamment de force aux nombreuses accusations d'antisémitisme au sein de sa formation.

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Trump lance sa campagne pour 2020 sur un air de 2016

Donald Trump lançant sa campagne de réélection, Amway Center, Orlando, Floride, le 18 juin 2019

Sous les cris d'une foule enthousiaste, Donald Trump a lancé mardi en Floride sa campagne pour 2020, reprenant ses thèmes favoris de 2016 et attaquant avec violence les démocrates accusés de vouloir "détruire le rêve américain".

Très à l'aise au pupitre, fidèle à son style provocateur, le président américain, en quête d'un second mandat après sa victoire-surprise de 2016, a galvanisé les quelque 20.000 supporteurs venus l'écouter à Orlando.

Promettant "un séisme dans les urnes", M. Trump l'a assuré: "nous y sommes arrivés une fois, nous y arriverons encore. Et cette fois nous allons finir le travail".

"Quatre ans de plus! Quatre ans de plus!", reprenaient régulièrement ses soutiens dans la salle de l'Amway Center, rythmant un discours à la tonalité nationaliste très agressive dans lequel il a de nouveau dénoncé l'immigration clandestine et promis de défendre les travailleurs américains face à la concurrence étrangère jugée déloyale.

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Mais il s'est présenté à Orlando sans nouvelles propositions.

Faisant huer tour à tour les médias "Fake News", sa rivale en 2016 Hillary Clinton, Barack Obama ou encore l'enquête du procureur spécial Robert Mueller, il a accusé ses adversaires politiques d'être "guidés par la haine", ciblant la vingtaine de candidats démocrates qui espèrent lui ravir la Maison Blanche.

"Voter pour un démocrate, quel qu'il soit, en 2020, c'est voter pour la montée du socialisme radical et la destruction du rêve américain", a-t-il affirmé.

"Keep America great"

Le président américain, en position délicate dans les sondages, sait qu'il devra s'imposer dans le "Sunshine State" s'il veut se maintenir huit ans au pouvoir comme ses trois prédécesseurs, Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton.

Jouant avec la foule, Donald Trump a fait mine de lui faire choisir, à l'applaudimètre, le meilleur slogan possible.

"Vous êtes prêts? Je veux vous entendre!", a lancé l'ancien animateur de télé-réalité. "Make America Great Again" (Rendre à l'Amérique sa grandeur)? "Keep America Great" (Garder sa grandeur à l'Amérique)?

Cette base fidèle constituera l'un de ses atouts pour tenter de décrocher un second mandat en 2020.

Cravate rouge, il s'est rendu en Floride avec son épouse Melania, une grande partie de sa famille, son vice-président Mike Pence et de fidèles alliés républicains.

Aucun suspense sur le fond: l'ancien homme d'affaires de New York, en campagne permanente, n'avait jamais fait mystère de sa volonté de se représenter.

Mais ce rassemblement lui a donné l'occasion de capter toute la lumière, avant une séquence qui sera plus favorable à ses adversaires démocrates.

Celui qui s'est présenté en 2016 comme le candidat anti-système et anti-élites semble déterminé à conserver le ton et la posture de l'outsider, mais l'équation n'est pas la même après plusieurs années au pouvoir.

"L'Economie Trump"

Comme en 2016, lorsqu'il avait brandi l'idée de construire un mur à la frontière avec le Mexique, il a insisté sur le nécessité d'être ferme sur l'immigration.

Mais il n'a pas repris sa promesse lancée la veille de commencer à expulser les "millions d'étrangers (...) entrés de manière illicite aux Etats-Unis".

Sur le bilan, Donald Trump a mis en avant les bons chiffres de ce qu'il appelle "L'Economie Trump".

"Le monde entier envie notre économie, qui est peut-être la meilleure économie de l'Histoire de notre pays", a-t-il lancé.

Il a aussi réitéré ses positions connues sur l'Iran et Israël, en défendant sa décision emblématique sur le transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem.

"Nous avons renoué le lien d'amitié avec notre cher allié, l'Etat d'Israël", a-t-il déclaré sous les applaudissements.

Sur l'Iran, Donald Trump a de nouveau dénoncé l'accord "désastreux" sur le nucléaire iranien dont il a retiré les Etats-Unis en 2018, claironnant avoir "imposé les sanctions les plus dures jamais appliquées contre le premier Etat parrain du terrorisme dans le monde".

Le président américain a également juré que sous son mandat, les Etats-Unis viendraient à bout du cancer, du sida et prépareraient la voie pour envoyer des Américains sur Mars.

- Trump "doit être battu" -

Huit jours après ce show Trump, vingt candidats démocrates se retrouveront à Miami, quelque 300 km plus au sud, pour deux débats cruciaux dans une primaire qui s'annonce très ouverte.

Le candidat à la Maison Blanche et socialiste revendiqué Bernie Sanders a répliqué au discours du républicain.

"Ecouter Trump m'a vraiment fait sentir que c'est un homme qui vit dans un univers parallèle (...) et doit être battu", a déclaré le sénateur indépendant, éreintant le milliardaire pour n'avoir pas évoqué les inégalités sociales.

En 2016, l'ex-magnat de l'immobilier a, grâce à des victoires cruciales dans une poignée d'Etats-clés, été propulsé à la Maison Blanche avec, sur l'ensemble du pays, près de trois millions de voix de moins que sa rivale démocrate Hillary Clinton (qui a perdu à cause du collège électoral).

Dans la mesure où il a jusqu'ici obstinément refusé, selon les analystes politiques, de se poser en rassembleur et d'élargir sa "carte électorale", une réélection passe par une nouvelle performance sur les mêmes terres.

Or la voie s'annonce étroite si l'on en juge par les élections de mi-mandat, qui ont montré un retour en force des démocrates dans la "Rust Belt" industrielle, où règne un fort sentiment de déclassement social.

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