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Pete Buttigieg, star montante des démocrates, se lance vers la Maison Blanche

Le maire de South Bend, Pete Buttigieg, à South Bend, Indiana, États-Unis, le 14 avril 2019. REUTERS / John Gress

Pete Buttigieg, le jeune maire ouvertement gay d'une ville moyenne des bassins industriels américains, devenu un phénomène de ce début de campagne présidentielle, a lancé officiellement dimanche sa candidature à l'investiture démocrate pour 2020.

"Mon nom est Pete Buttigieg", s'est enflammé le trentenaire, en bras de chemise. "On m'appelle +Mayor Pete+ (Pete le maire). Je suis un enfant de South Bend, dans l'Indiana, et je me présente à l'élection présidentielle américaine."

A 37 ans, ce millennial diplômé d'Harvard, aux positions progressistes, qui a servi dans l'armée américaine en Afghanistan, a annoncé, lors d'une réunion publique à South Bend, sa ville, son ambition: déloger Donald Trump de la Maison Blanche.

"On vend un mythe aux communautés rurales et industrielles", selon lequel "on pourrait arrêter le temps et revenir en arrière", a-t-il clamé devant une foule en liesse, en référence au slogan de Donald Trump martelé depuis des années: "Rendre sa grandeur à l'Amérique".

"S'il y a bien une chose qu'a montré South Bend, c'est qu'il n'existe pas de politique honnête basée sur le mot +encore+", a martelé le candidat à l'allure juvénile mais à la voix profonde, portant un nouvel assaut au président américain.

Né dans cette ville de l'Indiana, Pete Buttigieg vient de ces territoires qui ont fait basculer l'élection en faveur de Donald Trump, la "Rust Belt", cette "ceinture de la rouille" située au nord-est des Etats-Unis et abimée par le déclin des industries.

"Il représente une nouvelle génération de leadership démocrate. Nous adorons sa vision", s'était réjouie Jenn Watts, 35 ans, avec sa fille de trois ans perchée sur ses épaules, avant le début de la réunion publique, dans une ancienne usine automobile.

Il y avait plus de monde que de places disponibles dimanche alors une partie de la foule est restée à l'extérieur, sous la pluie, et devait regarder le discours sur grand écran.

Près de trois mois après le lancement de son comité exploratoire pour une candidature, les résultats sont au-dessus de ses espérances: Pete Buttigieg est bien l'étoile montante de cette course démocrate vers la Maison Blanche.

Ce polyglotte --il a appris sept langues-- a récolté 7 millions de dollars de contributions, davantage que la plupart de ses concurrents, et figure à la troisième place dans les derniers sondages pour les primaires de l'Iowa et du New Hampshire, les premiers Etats à voter.

Malgré un patronyme difficilement prononçable - "BOOT-edge-edge", conseille la bio de son compte Twitter - "Mayor Pete" s'est donc fait un nom dans cette campagne.

Dimanche, après quelques charges contre Donald Trump et les républicains, il a cherché à élever le débat et à proposer un message d'espoir et d'optimisme, en se présentant comme rassembleur.

S'il n'a fait aucune proposition concrète, ce que personne n'attendait à ce stade de sa campagne, il a rappelé les valeurs auxquelles il était attaché: l'égalité raciale et des sexes, le droit à l'éducation et à la santé, une politique migratoire raisonnée, la protection des salariés et la lutte contre le changement climatique.

- Buttigieg versus Pence -

La couverture médiatique conséquente dont il bénéficié dimanche, montre que Pete Buttigieg, bien que plongé dans la mêlée des 18 candidats à la primaire démocrate, attire l'attention de tout un pays.

La fascination est en partie liée à ce que signifierait son entrée à la Maison Blanche. Pete Buttigieg deviendrait alors le plus jeune et premier président ouvertement homosexuel des Etats-Unis.

Dimanche, celui qui est officiellement devenu le premier candidat à la présidentielle marié à une personne de même sexe a répété que la décision de la Cour suprême favorable au mariage pour tous (en 2015) lui avait offert "la liberté la plus importante de sa vie".

Il n'a pas mentionné le vice-président Mike Pence, venu, comme lui de l'Indiana, et proche de la droite évangélique hostile au mariage homosexuel, qu'il a déjà critiqué publiquement.

"Je peux vous dire que si le fait que je sois homosexuel était un choix, c'est un choix qui a été fait haut, très haut", avait déclaré précédemment ce chrétien pratiquant, marié religieusement en 2018 à son compagnon, Chasten, qui a pris son nom de famille.

"Et c'est ce que je voudrais que les Mike Pence du monde comprennent: si vous avez un problème avec ce que je suis, votre problème n'est pas avec moi. Votre problème, monsieur, est avec mon créateur", avait-il expliqué.

Inconnu il y a encore quelques semaines, ce maire populaire, réélu en 2015 avec 80% des voix, espère bien compter dans le marathon vers le 1600 Pennsylvania Avenue.

"Son charme, pour beaucoup de gens à South Bend, tient à sa capacité à aller de l'avant et se focaliser sur les jours meilleurs à venir", estime Elizabeth Bennion, professeure de Sciences politiques à l'Indiana University.

"Une fois que les gens ont jeté un oeil à son CV et l'ont écouté parler, beaucoup vont commencer à comprendre qu'il était destiné à la politique nationale."

Avec AFP

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Début du procès en destitution de Donald Trump

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Attentats de Ouagadougou et Grand-Bassam: Washington inculpe un cerveau présumé

Attentats de Ouagadougou et Grand-Bassam: Washington inculpe un cerveau présumé
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Attentats de Ouagadougou et Grand-Bassam: Washington inculpe un cerveau présumé

Mimi Ould Baba est aussi accusé d'avoir participé à la préparation de l'attaque du 13 mars 2016 sur la plage de la populaire station balnéaire de Grand-Bassam, près d'Abidjan en Côte d'Ivoire.

La justice américaine a indiqué jeudi avoir inculpé un Malien, déjà détenu au Mali, pour avoir joué "un rôle central" dans deux attaques jihadistes au Burkina Faso et en Côte d'Ivoire ayant fait 49 morts dont un Américain en 2016.

Mimi Ould Baba, 32 ans, est accusé d'avoir aidé à préparer l'attaque du 15 janvier 2016 contre le café-restaurant Cappucino et l'hôtel Splendid de Ouagadougou.

L'attentat avait fait 30 morts, majoritairement des Occidentaux, dont l'Américain Michael Riddering, qui dirigeait un orphelinat et un centre d'aide pour femmes au Burkina, a rappelé le ministère américain de la Justice dans un communiqué.

L'attaque avait été revendiquée par la branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et le groupe Al-Mourabitoune de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar.

Mimi Ould Baba est aussi accusé d'avoir participé à la préparation de l'attaque du 13 mars 2016 sur la plage de la populaire station balnéaire de Grand-Bassam, près d'Abidjan en Côte d'Ivoire.

Elle avait fait 19 morts dont quatre Français.

Mimi Ould Baba avait été arrêté en janvier 2017 au Mali par les soldats français déployés dans ce pays, et accusé d'avoir été l'un des "cerveaux" de l'attaque de Grand-Bassam, revendiquée par Aqmi.

Deux mois plus tard, les autorités burkinabés l'avaient identifié également comme le "chef des opérations" de l'attaque de Ouagadougou.

"Nous soutenons pleinement l'enquête malienne et continuerons nos efforts avec les autorités là-bas en vue d'arriver à notre objectif partagé de tenir Baba pour responsable de ses crimes", a déclaré le ministère américain, sans préciser s'il demanderait l'extradition de l'accusé après la procédure malienne.

Ouverture du procès en destitution de Trump

Le chef de la Cour suprême des Etats-Unis, John Roberts, chargé par la Constitution de présider le procès a solennellement prêté serment pour ouvrir les délibérations du procès en destitution de Donald Trump. REUTERS/U.S. Senate TV/Handout via Reuters

Le Sénat américain a formellement ouvert ce jeudi le procès en destitution de Donald Trump, près d’un mois après la mise en accusation du président des Etats-Unis par la Chambre des représentants.

L’ouverture de ce procès coïncide avec la publication par une commission de la Chambre d’un rapport concluant que le président américain a violé la loi en suspendant le versement à l’Ukraine d’une aide financière pourtant votée par le Congrès.

Le démocrate Adam Schiff, qui dirige une équipe de sept représentants qui tiendront le rôle de procureurs, a lu devant les sénateurs les deux accusations portées contre Donald Trump: abus de pouvoir et obstruction au Congrès dans le dossier ukrainien.

La procédure trouve son origine dans la tentative alléguée de Donald Trump de faire pression sur l’Ukraine pour que Kiev enquête sur les agissements de Joe Biden, un des favoris de la primaire démocrate en vue de la présidentielle de novembre prochain, et de son fils Hunter.

Donald Trump, qui nie toute malversation dans cette affaire, qualifie la procédure d’impeachment lancée contre lui par les démocrates de démarche politicienne.

Pour qu’il soit destitué, il faudrait que le Sénat vote à la majorité des deux tiers. Les républicains disposant de 53 des 100 sièges de sénateurs, un acquittement de Trump, à l’image des procédures d’impeachment ayant visé ses prédécesseurs Andrew Johnson et Bill Clinton, est l’issue la plus probable.

Une décision sur la présence militaire américaine en Afrique d'ici deux mois

Des soldats américains lors de manœuvres militaires à Thiès, au Sénégal, le 25 juillet 2016. (Photo de SEYLLOU / AFP)

Les Etats-Unis prendront une décision sur le niveau de leur présence en Afrique, notamment dans la région où opèrent la France et le G5 Sahel, d'ici deux mois environ, a indiqué jeudi le chef d'état-major américain, le général Mark Milley.

"Il n'y a pas de calendrier précis", a déclaré le général à un petit groupe de journalistes dans l'avion de retour vers Washington, après une réunion à Paris avec son homologue français, le général François Lecointre.

"Nous aurons probablement des décisions au niveau du ministre de la Défense dans un mois ou deux, peut-être six semaines, quelque chose comme ça", a-t-il ajouté.

Le ministre, Mark Esper, a annoncé son intention de mettre en oeuvre la stratégie de défense nationale définie par son prédécesseur Jim Mattis qui recentre les efforts du Pentagone vers les concurrents stratégiques des Etats-Unis -- la Chine et la Russie -- au dépend de la lutte anti-jihadiste.

Lundi, le général Milley avait prévenu que les Etats-Unis entendaient réduire leur présence en Afrique, au moment même où le président français Emmanuel Macron réunissait le G5-Sahel à Pau, dans le sud de la France, pour relancer les efforts de cette coalition qui rassemble le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Tchad et la Mauritanie.

L'Elysée avait immédiatement réagi, soulignant que le soutien américain à l'opération Barkhane était "essentiel".

L'opération française Barkhane mobilise 4.500 hommes dans la bande sahélo-saharienne, une étendue vaste comme l'Europe, pour lutter contre les groupes armés.

Le général Milley a assuré que les Etats-Unis n'avaient aucune intention de se retirer totalement d'Afrique.

"Beaucoup pensent que +nous nous retirons d'Afrique+. C'est une description erronée et une exagération", a-t-il dit.

"La question sur laquelle nous travaillons avec les Français, c'est le niveau de soutien que nous leur apportons. Est-ce trop? Est-ce trop peu? Est-ce que c'est ce qu'il faut? ", a-t-il poursuivi, soulignant qu'il rentrait à Washington pour transmettre les demandes de Paris à M. Esper pour que ce dernier prenne une décision.

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