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États-Unis

Bernie Sanders relance son projet d'un système de santé universel

Le sénateur du Vermot Bernie Sanders, le 30 octobre 2018.

Le sénateur et candidat démocrate à la présidentielle américaine Bernie Sanders a réintroduit mercredi son vaste projet de réforme de la santé, visant une couverture universelle dans un pays où plus de 30 millions d'Américains ne sont pas assurés.

Ce projet d'assurance maladie pour tous, ou "Medicare for all", a peu de chances d'être adopté au Sénat, contrôlé par les républicains.

Mais il promet d'occuper une place centrale dans la campagne présidentielle alors que le président Donald Trump a juré d'abroger le système hybride de santé Obamacare s'il est réélu en 2020.

La santé "est un droit, pas un privilège", a lancé, en présentant son texte, Bernie Sanders, qui domine les sondages parmi les candidats déclarés à l'investiture démocrate.

Avec sa réforme, le sénateur indépendant espère "mettre fin à la honte" de voir les Etats-Unis, première puissance mondiale, être le seul parmi les pays riches à ne pas offrir une couverture de santé à tous ses citoyens.

Bernie Sanders, 76 ans, avait déjà porté cette idée lors de sa campagne infructueuse pour décrocher l'investiture démocrate en 2016, face à Hillary Clinton.

Mais alors qu'à l'époque, cette dernière jugeait impraticable l'idée d'un système d'assurance maladie à l'européenne, elle est défendue cette fois par un grand nombre des dix-huit candidats démocrates, qui plaident pour une forme ou une autre d'extension du système public Medicare bénéficiant déjà aux plus âgés.

Parmi eux, quatre sénateurs ont co-signé le projet de loi de Bernie Sanders: Cory Booker, Kirsten Gillibrand, Kamala Harris et Elizabeth Warren.

Mme Gillibrand a même co-écrit la partie de la loi dédiée à la délicate transition du système actuel panachant privé et public à cette couverture universelle.

"Les Etats-Unis dépensent bien plus dans la santé pour chaque personne que tout autre pays. Et pourtant 34 millions d'Américains n'ont pas d'assurance", a précisé Bernie Sanders.

Approuvé en 2010 malgré la farouche opposition des républicains, le système Obamacare avait permis d'assurer près de 20 millions d'Américains supplémentaires.

Mais depuis l'arrivée au pouvoir en 2017 de Donald Trump, qui avait promis de l'abroger, plus de sept millions de personnes ont perdu leur assurance, selon l'institut Gallup. Ce chiffre s'explique en partie par les prix élevés mais aussi par des "décisions politiques".

Faute d'avoir pu abroger cette loi au Congrès, le président et les républicains s'appliquent en effet à saper ses fondements, comme l'obligation de contracter une assurance.

La Maison Blanche a réagi mercredi à la proposition de loi de Bernie Sanders en dénonçant une tentative "de livrer au gouvernement le contrôle de la santé, qui affecterait en fait les plus âgés, éliminerait l'assurance privée de 180 millions d'Américains, et plomberait notre économie ainsi que les générations futures avec une dette sans précédent".

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Impôts de Trump: la Maison Blanche ne respecte pas le délai des démocrates

Le président Donald Trump, à la Maison-Blanche, à Washington. (AP Photo / Pablo Martinez Monsivais, Fichier)

La Maison Blanche a de nouveau raté mardi la date butoir fixée par les démocrates pour obtenir les déclarations d'impôts du président républicain Donald Trump, laissant augurer une âpre bataille judiciaire.

Le Trésor américain a repoussé au 6 mai sa "décision finale" sur cette demande "sans précédent", le temps de consulter le ministère de la Justice, a expliqué le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, dans une lettre.

C'est la deuxième fois que l'administration Trump repousse le délai imparti par les démocrates de la Chambre des représentants pour cette demande, présentée le 3 avril par la commission chargée des questions de fiscalité ("Ways and Means").

M. Trump est le premier président américain depuis Richard Nixon à refuser de divulguer sa situation fiscale.

Forts de leur nouvelle majorité à la Chambre des représentants, les démocrates sont dotés de l'autorité de réclamer ces documents. Jamais une telle demande, présentée par cette même commission, n'a été rejetée par le passé, ont-ils souligné.

Ils affirment vouloir ainsi étudier à quel point le fisc américain contrôle les finances d'un président, afin d'ajuster la loi si nécessaire.

Mais leur volonté est en réalité toute autre, affirme Steven Mnuchin dans sa lettre, en citant de "nombreuses" déclarations publiques de démocrates: il s'agit en fait de "publier les déclarations d'impôts du président".

"Au vu des graves questions constitutionnelles que pose cette requête et des conséquences significatives que cela pourrait avoir pour le respect de la confidentialité des données des contribuables, le Trésor est actuellement en consultation avec le ministère de la Justice", précise-t-il.

Les démocrates vont désormais consulter leurs avocats, selon des médias américains.

Réclamant les six dernières déclarations de revenus annuelles du président, ils avaient d'abord fixé un ultimatum au 10 puis au 23 avril.

La non-transmission des déclarations d'ici ce mardi serait interprétée "comme un refus", avait mis en garde le président démocrate de cette commission, Richard Neal, après le premier report.

M. Trump s'est depuis le départ montré réticent à livrer ses déclarations, affirmant qu'il faisait déjà l'objet d'un contrôle fiscal.

"Le président a été assez clair: une fois que le contrôle sera achevé, il y songera", a déclaré un porte-parole de la Maison Blanche, Hogan Gidley, mardi sur Fox News. "Il n'est pas disposé à le faire pour l'instant".

Avec AFP

Donald Trump en visite au Royaume-Uni et en France début juin

Le couple présidentiel américain et la reine d'Angleterre Elizabeth II en direction d'une entrée du château de Windsor, lors de la visite de M. Trump au Royaume-Uni.. / PHOTO AFP / PISCINE / Ben STANSALL

Donald Trump effectuera une visite de plusieurs jours au Royaume-Uni puis en France au début du mois juin, ont annoncé le palais de Buckingham et la Maison blanche mardi.

Le président américain a accepté l’invitation de la reine Elisabeth à effectuer une visite d’Etat au Royaume-Uni du 3 au 5 juin. Il sera accompagné par sa femme Melania, précise Buckingham Palace.

Donald Trump est le troisième président américain, après Barack Obama en 2011 et George W. Bush en 2003, à bénéficier d’une telle invitation de la part de la souveraine britannique. Les détails de la visite seront précisés ultérieurement.

Donald Trump aura une entrevue avec la Première ministre britannique Theresa May qui n’est pas parvenue à faire approuver son projet d’accord sur le Brexit par les députés de la Chambre des communes.

“Le Royaume-Uni et les Etats-Unis entretiennent un partenariat profond et durable enraciné dans notre histoire commune et nos intérêts communs”, a déclaré Theresa May dans un communiqué.

Donald Trump a effectué en juillet 2018 une visite officielle au Royaume-Uni mais il ne s’agissait pas d’une visite d’Etat, forme la plus élevée du protocole diplomatique.

“Cette visite d’Etat est une occasion de renforcer notre coopération déjà étroite dans les domaines du commerce, de l’investissement, de la sécurité et de la défense et de discuter de la manière de consolider ces liens dans les années à venir”, ajoute la chef du gouvernement britannique.

La Maison blanche a annoncé pour sa part que Donald Trump se rendrait en France pour une rencontre avec le président français Emmanuel Macron le 6 juin, jour du 75e anniversaire du débarquement des forces alliées en Normandie lors de la Seconde guerre mondiale.

UNE VISITE SUJETTE À CONTESTATION

Cette visite d’Etat à Londres risque à nouveau d’alimenter la contestation en raison du rejet que suscite le président américain dans une partie de l’opinion britannique.

En juillet 2018, quelque 250.000 manifestants s’étaient rassemblés à Londres pour dénoncer la venue de Donald Trump et les organisateurs de ce mouvement ont dit qu’ils préparaient une “manifestation gigantesque” contre cette visite d’Etat.

Après avoir été reçu par Trump à la Maison blanche, Theresa May avait rendu la politesse en invitant son hôte à effectuer une visite de même nature à Londres en 2017.

Une pétition avait alors été signée par près de 1,9 million de personnes pour s’opposer à la visite du chef de l’Etat américain et la Chambre des communes avait dû se saisir de la question en 2017.

Lors de sa venue l’an passé, Donald Trump avait pris la classe politique britannique à rebrousse-poil en offrant une version très peu diplomatique de l’évaluation qu’il faisait de la stratégie suivie par Theresa May dans les négociations sur le Brexit.

Il avait notamment déclaré que la chef du gouvernement n’avait pas suivi son conseil d’engager des poursuites judiciaires contre l’Union européenne. Plus tard, Donald Trump avait opéré une volte-face en affirmant que Theresa May accomplissait un travail formidable.

“C’est un président qui s’en prend systématiquement à toutes les valeurs communes qui unissent nos deux pays et à moins que Theresa May décide enfin de lui tenir tête et conteste son comportement, elle n’a aucun raison de dépenser l’argent des contribuables dans des frais de protocole et de sécurité impliqués par cette visite”, a commenté Emily Thornberry, porte-parole du Parti travailliste pour les questions de politique étrangère.

Une centaine de manifestations avaient été organisées l’an passé et les autorités avaient déployé 10.000 policiers dans une opération qui avait coûté près de 18 millions de livres sterling.

Avec Reuters

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