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Calais : plus un migrant ne passe en Grande-Bretagne, selon la France

Dans la "jungle" de Calais, en France, 13 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).

Depuis dimanche, grâce aux renforts envoyés à Calais, le passage est devenu presque impossible. Mercredi, l'Autriche avait évoqué l'idée d'une clôture à la frontière avec la Slovénie.

Le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve s'est félicité, lors d’une audition devant l'Assemblée nationale, jeudi 29 octobre, de l'efficacité des renforts envoyés à Calais (nord de la France) pour étanchéifier la frontière. Selon lui, depuis dimanche 25 octobre, "il n'y a plus un migrant qui passe en Grande-Bretagne".

Le ministre a également souligné qu'en une semaine, "on est passés de 1 300 à 241 intrusions" ou tentatives d'intrusions quotidiennes dans le tunnel sous la Manche à Calais. "Le jeudi 22 octobre il y a eu 1 300 intrusions ou tentatives d'intrusions dans le tunnel, le 23 octobre 1 040, lundi 464 et cette nuit 241", a-t-il détaillé.

"Nous mobilisons nos forces pour bien envoyer le message aux passeurs que l'on ne passe plus à Calais", où la taille du bidonville de migrants qui espèrent gagner la Grande-Bretagne a gonflé en quelques semaines pour atteindre 6 000 personnes, a-t-il assuré.

Bernard Cazeneuve a aussi fait part des mesures prises par les autorités pour "inciter les migrants à demander l'asile en France" plutôt qu'à tenter le passage vers la Grande-Bretagne. Dans la région de Calais, "près de 2 000 demandes" ont ainsi déjà été enregistrées en 2015, a-t-il ajouté, après 400 en 2013, et 1 000 en 2014.

Les efforts des autorités portent aussi sur la tentative de désengorger le campement sauvage de Calais. Quelque 300 migrants ont ainsi été transférés mardi dans des centres d'accueil répartis sur tout le territoire français. D'autres transferts doivent avoir lieu vendredi.

L'Europe risque la "désintégration", selon Mogherini

Du côté des autres pays européens, le recours aux "murs" ou aux barrières le long des frontières continue à être mis en avant de manière unilatérale. Cette fois-ci c’est l’Autriche qui a évoqué cette possibilité, mercredi. Afin de mieux sécuriser sa frontière avec la Slovénie, le pays pourrait édifier une clôture : ce serait une première dans l'espace Schengen.

Si pour la ministre autrichienne de l'Intérieur, Johanna Mikl-Leitner, membre du parti conservateur, l'édification de "barrières" à cette frontière fait "naturellement" partie de l'arsenal envisagé par le gouvernement, le chancelier social démocrate Werner Faymann a préféré employer l'expression "sécurisation technique".

Lors d'un entretien téléphonique avec le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, il a ensuite convenu que "les barrières n'ont pas leur place en Europe", sans repréciser les intentions de l'exécutif viennois.

Jeudi, la chef de la diplomatie de l’Union européenne, Federica Mogherini, a affirmé que l’Europe risquait la "désintégration" si elle ne répondait pas collectivement et avec des instruments "communautaires" à la crise migratoire.

Avec AFP

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Une ville californienne va interdire chips et bonbons aux caisses des supermarchés

Des enfants portant des masques d'Halloween reçoivent des bonbons pendant la tradition «Trick or Treat» à Makati à Manille le 31 octobre 2008. Les parents doivent surveiller la consommation de sucre de leurs enfants selon le Dr Mary Hayes, dentiste pédiatre à Chicago. AP/Marquez

La ville de Berkeley, bastion progressiste du nord de la Californie, va interdire la vente des produits trop sucrés ou salés sur les présentoirs situés aux caisses des supermarchés afin de promouvoir une alimentation plus saine, une première aux Etats-Unis selon des médias locaux.

Le conseil municipal de Berkeley, ville universitaire de 120.000 habitants près de San Francisco, a adopté cette semaine à l'unanimité une ordonnance qui bannira des caisses les produits contenant plus de 5 grammes de sucres ajoutés ou plus de 250 mg de sodium par portion. L'interdiction vise également toutes les boissons contenant des sucres ajoutés ou des édulcorants artificiels.

L'ordonnance relève que "des aliments bon marché et riches en sel, graisses saturées et sucres ajoutés sont prédominants dans les présentoirs des caisses". Les clients y sont "plus enclins à effectuer des achats impulsifs et les parents se battent avec leurs enfants qui réclament des confiserie à la fin des courses".

L'interdiction, qui doit s'appliquer à 25 supermarchés de la ville, entrera en vigueur en mars prochain et les premières visites des inspecteurs sanitaires sont prévues en janvier 2022.

"Ce qui est bon pour les clients à Berkeley est aussi bon pour nos commerces", a lancé Kate Harrison, l'une des élues à l'origine de cette mesure.

En 2014, Berkeley avait déjà été la première à imposer une taxe sur les sodas, une initiative reprise ensuite par plusieurs autres grandes villes américaines.

Selon une étude publiée début 2019, les habitants de Berkeley avaient diminué leur consommation de boissons sucrées de 21% dans l'année qui avait suivi la mise en place de cette "taxe sodas". La chute atteignait 52% en 2017.

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