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Côte d'Ivoire: nomination de la nouvelle commission électorale

Youssouf Bakayoko, le président de la précédente CEI qui symbolisait l'élection controversée de 2010-2011, n'a pas été reconduit. (VOA/Tatiana Mossot)

Les 15 membres de la nouvelle commission électorale indépendante (CEI) qui devra organiser la présidentielle de 2020 en Côte d'Ivoire, ont été dévoilés mercredi lors du conseil des ministres exceptionnel à Dimbokro (250 km au nord d'Abidjan).

Aucun membre du principal parti d'opposition, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), qui refuse la nouvelle structure, ne figure dans le quota de l'opposition.

La nouvelle CEI, adoptée fin juillet, comprend 15 membres, contre 17 auparavant: un représentant du président de la République, un du ministre de l'Intérieur, six de la société civile, six des partis politiques - équitablement répartis entre le pouvoir et l'opposition - et un représentant du Conseil supérieur de la magistrature.

La société civile et l'opposition, qui réclamaient une réforme de la CEI, militaient pour une "CEI équilibrée" comprenant 15 représentants (cinq pour l'opposition, cinq la mouvance présidentielle et cinq pour la société civile) et ont critiqué la nouvelle organisation qu'ils estiment similaire à la précédente.

La Cour africaine des droits de l'Homme avait rendu en 2016 un arrêt jugeant l'ancienne CEI déséquilibrée et demandant au gouvernement de changer sa composition.

Les 3 membres de l'opposition sont Henriette Lajou, ancienne ministre de Laurent Gbagbo et candidate à la présidentielle 2015, Alain Dogou, ancien ministre de Laurent Gbagbo et Daudet Yapi-Yapo, ancien maire de Yakassé-Attobrou (100 km d'Abidjan), considéré comme proche de Gbagbo.

A noter: Youssouf Bakayoko, le président de la précédente CEI qui symbolisait l'élection controversée de 2010-2011, n'a pas été reconduit alors qu'il avait présidé la présidentielle de 2015 ou le referendum constitutionnel de 2016.

La crédibilité de la CEI est jugée cruciale en vue de la présidentielle de 2020 qui s'annonce tendue, dix ans après la crise post-électorale ivoirienne, qui s'était soldée par plus de 3.000 morts après le refus du président Gbagbo d'admettre sa défaite face à l'actuel chef d'Etat, Alassane Ouattara.

Avec AFP

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Gbagbo appelle à la libération des prisonniers d'opinion

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Laurent Gbagbo demande la libération des prisonniers politiques ivoiriens

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Gbagbo insiste pour qu'une centaine de prisonniers soient libérés

L'ancien président Laurent Gbagbo s'adresse aux habitants de son village natal de Mama, dans le centre-ouest de Côte d'Ivoire, le 27 juin 2021, dix jours après son retour à Abidjan à la suite de son acquittement par la justice internationale.

L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, qui a transmis la semaine dernière au chef de l'Etat Alassane Ouattara une liste de 110 détenus, dont certains sont emprisonnés depuis la crise de 2010-2011, a insisté lundi pour que ces prisonniers qu'il qualifie de "politiques" soient libérés.

"Notre combat c'est de les sortir de là-bas. Le point actuel de mon programme, c'est de me battre pour la libération de tous les prisonniers d'opinion", a-t-il lancé, devant une centaine d'épouses de ces détenus qu'il recevait à Abidjan.

La question avait été abordée par M. Gbagbo lors de sa rencontre le 27 juillet avec Alasanne Ouattara, la première depuis la crise post-électorale de 2010-2011 qui avait fait 3.000 morts.

"Il ne m'a pas dit non, mais il ne m'a pas dit oui! Il va faire tous les efforts pour les libérer le plus tôt possible, c'est la réponse qui m'a été faite", a déclaré lundi M. Gbagbo.

Dans la liste des 110 détenus, figurent à la fois des personnes arrêtées après la crise de 2010-2011, mais aussi des personnes interpellées en 2020 lors de la dernière campagne présidentielle et en juin dernier en marge du retour en Côte d'Ivoire de M. Gbagbo.

Si l'ex-président ivoirien estime qu'il s'agit de "prisonniers d'opinion", certains prisonniers ont été condamnés pour des crimes de sang.

Le général Brunot Dogbot Blé, ex-chef de la Garde républicaine purge par exemple une peine de 18 ans de prison pour le meurtre de quatre personnes, dont deux Français, début avril 2011 au plus fort de la crise post-électorale, dans l'affaire des "disparus du Novotel".

"La vraie réconciliation passe impérativement par la libération des prisonniers", a estimé de son côté Simone Datté, présidente du collectif des femmes et parents des détenus des crises.

La crise de 2010-2011 était née du refus de M. Gbagbo de reconnaître sa défaite à la présidentielle face à M. Ouattara.

Laurent Gbagbo avait été arrêté et poursuivi devant la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité, avant d'être définitivement acquitté en mars dernier et de rentrer en Côte d'Ivoire le 17 juin.

Le mandat d'arrêt de la CPI contre Simone Gbagbo a été levé

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La CPI annule le mandat d'arrêt contre Simone Gbagbo

L'ancienne première dame de Côte d'Ivoire Simone Gbagbo dans un tribunal à Abidjan, le 31 mai 2016.

Simone Gbabgo n'est plus poursuivie par la justice internationale: le mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale contre l'ex-Première dame ivoirienne, accusée de crimes contre l'humanité lors de la crise de 2010-2011 a été levé.

"La Chambre considère qu'il est approprié de décider que le mandat d'arrêt contre Simone Gbagbo cesse d'être effectif", écrit la CPI, répondant à une demande du procureur, dans une décision de 7 pages, datée du 19 juillet et rendue publique jeudi soir.

"Bonne nouvelle pour Mme Simone Gbagbo (...), elle pourra désormais librement voyager à travers le monde entier", a réagi son avocat Ange Rodrigue Dadjé, dans une déclaration transmise à l'AFP.

"Cette levée du mandat vient boucler définitivement les poursuites dont faisaient l'objet les Gbagbo devant la CPI", a-t-il ajouté.

Simone Gbagbo était réclamée depuis 2012 par la CPI pour quatre chefs de crimes contre l'humanité, à savoir meurtre, viol, autres actes inhumains et persécution, commis pendant la crise post-électorale de 2010-2011.

Cette crise, née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à la présidentielle de 2010 face à Alassane Ouattara, avait fait plus de 3.000 morts.

En mars dernier, la CPI avait définitivement acquitté Laurent Gbagbo, également poursuivi pour crimes contre l'humanité et il avait pu faire son retour en Côte d'Ivoire le 17 juin, après dix ans d'absence.

Contrairement à son époux, Simone Gbagbo n'avait jamais été livrée à la CPI. Abidjan a toujours estimé être en mesure de la poursuivre pour les mêmes crimes que ceux lui étant reprochés par la Cour.

Elle avait été condamnée en mars 2015 à 20 ans de prison à Abidjan pour atteinte à la sûreté de l'Etat.

Insuffisant aux yeux de la justice internationale qui estimait que la Côte d'Ivoire "ne prenait pas de mesures tangibles" pour juger Mme Gbagbo pour les mêmes crimes que ceux allégués par la CPI.

Elle avait finalement été libérée le 8 août 2018, après sept ans de détention, à la suite d'une amnistie décrétée par le président Alassane Ouattara afin de favoriser la réconciliation nationale.

Divorce

Une réconciliation qui se poursuit depuis le retour de Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire.

Mardi, il a été reçu à la présidence par son ancien rival Alassane Ouattara, pour la première fois depuis plus de dix ans.

La rencontre s'est déroulée dans une atmosphère chaleureuse: les deux hommes se sont donné l'accolade, tenu la main et échangé plusieurs éclats de rire.

"Cette crise a créé des divergences mais cela est derrière nous", a notamment affirmé M. Ouattara.

Mais si la réconciliation nationale avance en Côte d'Ivoire, la rupture est désormais consommée au sein du couple Gbagbo.

A peine rentré en Côte d'Ivoire, l'ancien président a demandé le divorce d'avec son épouse en raison de son "refus réitéré depuis des années de consentir à une séparation à l'amiable".

Le couple est marié depuis 1989 et a deux filles ensemble.

Laurent Gbagbo a effectué son retour en Côte d'Ivoire avec Nady Bamba, une ex-journaliste de 47 ans, sa compagne depuis le début des années 2000 à laquelle il est uni par un mariage coutumier.

Reste à savoir si Simone Gbabgo, 72 ans, va désormais décider d'embrasser une carrière politique seule, après avoir formé un redoutable tandem avec l'ancien président au pouvoir de 2000 à 2011.

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