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Burkina-Faso

Vaste réorganisation à la tête de l'armée

Des soldats burkinabés lors d'un entraînement, près de Ouagadougou, Burkina Faso, le 13 avril 2018.

Confronté à une multiplication sans précédent des attaques jihadistes, le Burkina Faso a procédé à une vaste réorganisation à la tête de son armée en nommant une série de nouveaux chefs.

Le président Roch Marc Christian Kaboré a signé jeudi huit décrets, désignant un nouveau chef d'état-major de l'armée de terre et des nouveaux responsables à la tête des trois régions militaires du pays.

Le chef d'état-major général des armées avait déjà été remplacé il y a un mois, avec l'arrivée du général Moïse Minoungou. Le président a également remplacé en janvier les ministres de la Défense et de la Sécurité, contestés par l'opposition et la société civile.

Instructeur commando et spécialiste des techniques d'intervention antiterroriste, le colonel Gilles Bationo, 60 ans, devient chef d'état-major de l'armée de terre. Il était jusque-là commandant de la première région militaire (nord).

Le colonel-major Oumarou Sawadogo a été nommé commandant du Groupement central des armées, organe chargé de la logistique.

Trois colonels ont été portés à la tête des trois régions militaires du pays (nord, ouest et centre) , tandis que trois autres ont été nommés chefs de division (opérations, formations et renseignements) auprès de l'état-major général des armées.

Pays sahélien pauvre, le Burkina Faso fait face depuis plusieurs mois à une explosion des violences attribuées à des groupes jihadistes, que les forces de l'ordre semblent impuissantes à enrayer, bien qu'elles assurent régulièrement procéder à des opérations contre ces groupes.

Trois attaques ont été perpétrées cette semaine, dont une mardi où cinq gendarmes ont trouvé la mort, le jour même où le président burkinabè recevait ses homologues du G5 Sahel pour un sommet consacré à la lutte antiterroriste.

Jeudi, deux civils ont été tués dans une attaque contre une brigade de gendarmerie à Kongoussi, dans le nord. Lundi, 14 civils ont été tués à Kain, toujours dans le nord du Burkina, frontalier du Mali, dans l'une des plus graves attaques enregistrées à ce jour.

Fin janvier, quatre soldats avaient été tués, au lendemain d'une autre attaque qui avait coûté la vie à 10 civils, toujours dans le nord. Et le 10 janvier, douze civils avaient été massacrés dans la même région.

Attribuées principalement aux groupes jihadistes Ansaroul Islam et Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), les attaques ont fait plus de 300 morts depuis qu'elles ont débuté en 2015, quelques mois après la chute du régime de Blaise Compaoré.

La majorité des attaques ont eu lieu dans le nord du Burkina, mais elles se sont aussi étendues depuis l'an dernier à l'est et à l'ouest.

La capitale Ouagadougou a été frappée à trois reprises depuis 2016, avec un bilan total de près de 60 morts. La dernière attaque, en mars 2018, avait dévasté l'état-major général des armées, en plein centre-ville.

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Au moins une vingtaine de militaires tués dans le Nord

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Des attaques djihadistes font une vingtaine de morts dans les rangs de l'armée

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Une vingtaine de soldats tués dans une nouvelle attaque

Distribution de coupons alimentaires à 5 000 personnes dans le Soum, au nord du Burkina Faso, le 26 mars 2017. (Idrissa Savadogo / CICR)

Au moins 24 militaires ont été tués lundi lors d'une nouvelle attaque dans le nord du Burkina Faso.

L’attaque a eu lieu dans la nuit dernière. Des hommes armés non identifiés à motos et en véhicules ont pris d’assaut le détachement militaire de Koutougou, situé à environ 70 km de Djibo, dans la province du Soum.

Des sources sécuritaires jointes par VOA Afrique parlent d’au moins 24 morts, une dizaine de disparus, selon nos sources 12 à 17 manquent à l’appel. On compte aussi de nombreux blessés. Des armes du détachement ont été emportées par les assaillants.

C’est le plus lourd bilan dans l’attaque d’un détachement militaire dans le nord Burkina. Une quarantaine d’assaillants, à bord de véhicule pick-up et de motos, avaient attaqué le poste militaire de Nassoumbou, situé à une trentaine de kilomètres du Mali en décembre 2016, faisant 12 morts.

La semaine dernière 3 policiers ont été tués dans une embuscade sur l’axe Djibo Mentao.

Au moins une vingtaine de militaires tués dans le Nord
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Trois policiers tués dans une embuscade

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Trois policiers tués dans une embuscade

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