Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Burkina-Faso

Le Burkina demande aux sociétés minières de prendre des dispositions anti-jihadistes

L'officier de police burkinabé monte la garde devant une porte lors de la dernière étape du Tour du Faso 2018, à Ouagadougou, le 4 novembre 2018.

Le Burkina Faso, pays pauvre d'Afrique de l'ouest dont l'or est le premier produit d'exportation, a demandé vendredi aux sociétés minières de prendre des mesures sécuritaires anti-jihadistes après l'enlèvement et l'assassinat d'un géologue canadien en janvier.

Depuis septembre 2017, le secteur minier a enregistré neuf attaques ayant occasionné des décès, des blessés ou des dégâts matériels.

"Face à cette contrainte sécuritaire qui a particulièrement durci, les premières autorités de notre pays ont préconisé une série de cadrages sécuritaires", a indiqué le ministère de la Sécurité dans un communiqué, précisant que "toutes les mesures seront prises à l'issue de rencontres d'échanges avec les spécialistes de sécurité de chaque société minière".

"D'ores et déjà, des consignes de sécurité sont données aux sociétés minières: à savoir éviter tous les postes avancés dans les régions du Sahel et de l'Est avec la présence d'expatriés et systématiser les escortes", poursuit le texte.

"La construction de casernes au niveau de chaque mine industrielle et la (mise à disposition) d'effectifs" militaires sont également des "mesures envisagées".

Outre l'enlèvement du géologue canadien en septembre 2018, un Indien et un Sud-Africain travaillant également dans le secteur minier ont été enlevés sur la mine d'or d'Inata (nord) alors qu'un Roumain qui travaillait pour l'énorme mine de manganèse de Tambao (nord), est toujours détenu par des jihadistes depuis son enlèvement en avril 2015.

Le secteur minier occupe une grande place dans l'économie nationale du Burkina Faso, avec 12 mines industrielles en exploitation. La production d'or a connu une forte croissance de 16%, passant de 36 tonnes en 2016 à 46 tonnes en 2017.

Ces 46 tonnes d'or ont généré plus de 1.308 milliards FCFA (près de 2 milliards d'euros) de recettes d'exportation et plus de 226 milliards (340 millions d'euros) de taxes au profit du trésor national.

Le Burkina Faso est confronté depuis quatre ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières et à des enlèvements.

Attribuées notamment aux groupes jihadistes Ansaroul Islam et Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), elles ont fait plus de 285 morts depuis 2015 et la chute du régime de Blaise Compaoré qui entretenait notoirement des relations avec des groupes islamistes.

Depuis le 1er janvier, l'état d'urgence a été décrété dans 14 provinces sur 45, accordant des pouvoirs supplémentaires aux forces de sécurité, dont celui de procéder à des perquisitions à domicile, de jour et de nuit.

Toutes les actualités

Le'made in Burkina ' à la conquête du marché

Le'made in Burkina ' à la conquête du marché
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:59 0:00

Deux gendarmes tués dans une attaque dans le Nord

Deux gendarmes tués dans une attaque dans le Nord
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:51 0:00

Une nouvelle attaque fait au moins 15 morts

Une nouvelle attaque fait au moins 15 morts
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:23 0:00

Quinze personnes tuées samedi dans le Nord burkinabè

Quinze personnes tuées samedi dans le Nord burkinabè
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:54 0:00

Quinze morts dans deux attaques de jihadistes dans le nord du Burkina

Des soldats burkinabés lors d'un entraînement avec des instructeurs de l'armée autrichienne, près d'Ouagadougo au Burkina Faso, le 13 avril 2018.

Quinze personnes ont été tuées samedi lors de deux nouvelles attaques de jihadistes, à Sagho et Toékodogo, des localités du nord du Burkina Faso, a annoncé lundi le ministre de la Défense Chériff Sy.

"Les villages de Sagho et Toékodogo, dans la commune de Barsalogho, ont été l’objet d’attaques terroristes dans la soirée du samedi 22 juin, perpétrées par des hommes armés non identifiés", a écrit le ministre dans un communiqué.

"Ces attaques ont malheureusement causé la mort de 15 personnes, dont 13 à Sagho et 2 à Toékodogo. Trois boutiques et une dizaine de motocyclettes ont également été incendiées", a précisé M. Sy.

"Alertées, les unités des forces de défense et de sécurité se sont immédiatement déportées sur les lieux mettant en déroute les groupes armés terroristes", a-t-il ajouté.

Evoquant les populations civiles, il fait part de la "détermination du gouvernement à assurer leur sécurité", alors que plus d’un millier de déplacés ont trouvé refuge à Ouagadougou, fuyant les attaques auxquelles s’ajoutent des conflits intercommunautaires, souvent attisés par les violences jihadistes.

Le Burkina Faso, et particulièrement la région frontalière du Mali et du Niger, est le théâtre depuis quatre ans d’attaques jihadistes régulières, qui ont fait plus de 460 morts, selon un comptage de l’AFP.

Mardi dernier, 17 personnes ont été tuées au cours d’une attaque islamiste à Béléhédé, localité située dans la province du Soum, toujours dans le nord du Burkina Faso.

Pour tenter de freiner l’extension des zones d'influence des jihadistes, les forces armées ont lancé en mai une opération dans les régions du Sahel, du nord et du centre nord. Baptisée “Doofu” (déraciner en langue peule), cette opération succède à une autre menée courant mars dans les régions de l’est et du centre est, également touchées par les attaques.

Voir plus

XS
SM
MD
LG