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Burkina: procès du putsch suspendu jusqu'au jeudi.


L'ex-ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Djibril Basolé, a gauche, et l’ancien chef de la sécurité présidentielle (RSP), général putschiste Gilbert Diendere, au centre, à l'ouverture du procès sur le putsch manqué, à la Haute Cour de Justice le 27 avril 2017 (AFP PHOTO / Ahmed OUOBA)

Le procès du putsch manqué de septembre 2015 au Burkina Faso, pour lequel comparaissent 84 accusés, a été suspendu mardi jusqu'au 14 juin, pour permettre au tribunal de délibérer sur une requête de renvoi.

Alors que les premiers interrogatoires avaient débuté mardi, deux accusés, dont l'ancien bâtonnier Mamadou Traoré, se sont retrouvés sans conseil, après le départ de leurs avocats.

Face à la volonté du président du tribunal militaire, Seydou Ouédraogo, d'entamer le procès dans son fond, malgré l'absence de conseil auprès des deux accusés, les autres avocats ont souhaité un renvoi le temps de trouver de nouveaux défenseurs.

Selon Dieudonné Bounkougou, un des avocats de la défense, "poursuivre le procès c'est transgresser la loi qui stipule qu'à l'audience, la présence d'un avocat auprès de l'accusé est obligatoire".

Pour Timothée Zongo, un autre avocat de la défense, il est "impératif de respecter le minimum légal. Si on force pour poursuivre le procès parce qu'on sent une pression populaire, on force un procès qui ne sera utile pour personne".

"Tout montre que la défense n'utilise pas les règles prévues pour assurer un procès équitable mais abuse de ces règles pour empêcher la bonne administration de la justice", a pesté, de son côté, Guy Hervé Kam, un avocat de la partie civile.

"Le procès doit se tenir dans un délai raisonnable et il ne peut être sempiternellement renvoyé ", a soutenu Ambroise Farama, un autre avocat de la partie civile.

Pour délibérer sur la question, le président du tribunal Seydou Ouédraogo a suspendu le procès jusqu'au jeudi 14 juin à 11h (locales et GMT).

Au total, 84 accusés sont jugés dans cette affaire, dont les généraux Diendéré et Djibrill Bassolé, cerveaux présumés du coup d'État manqué qui a fait 14 morts et 270 blessés.

Le 16 septembre 2015, des soldats du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) avaient tenté en vain de renverser le gouvernement de transition mis en place après la chute du président Blaise Compaoré.

Le RSP était la garde prétorienne de Compaoré, chassé le 31 octobre 2014 par la rue après 27 ans au pouvoir. Le général Diendéré, qui avait pris la tête du coup d'Etat, et les autres personnes poursuivies sont accusés d'attentat à la sûreté de l'État, meurtres, coups et blessures volontaires.


Avec AFP

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