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Burkina: le président de l'ex-parti au pouvoir "totalement blanchi" dans l'affaire de putsch raté


Quelques passants devant des journaux vendus dans la rue à Ouagadougou, Burkina Faso, 18 janvier 2016.

Poursuivi pour son implication présumée dans le putsch manqué au Burkina Faso en septembre 2015, Eddie Constance Komboïgo, président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le parti de l'ex-président burkinabè Blaise Compaoré, a été "totalement blanchi", a-t-on appris vendredi auprès de ses avocats à l'issue d'une audience à huis clos.

"Aujourd'hui c'est un jour nouveau, un jour heureux pour nous parce que notre client M. Eddie Komboigo a été totalement blanchi dans l'affaire du coup d'Etat de septembre 2015", a déclaré un de ses avocats, Me Issouf Kabré.

"On a essayé par tous les moyens de le mettre dans cette affaire, il a été totalement blanchi et il y a plus rien à attendre", a-t-il ajouté, appelant à une "réhabilitation de son nom".

"Le droit a été dit et cela est à notre honneur et à l'ensemble du peuple burkinabè et notamment à l'honneur des militants du CDP", a réagi M. Komboigo aux côtés de son conseil.

"Le CDP n'est mêlé ni de près ni de loin au putch", a-t-il souligné.

Fin janvier 2016, Eddie Komboigo avait été inculpé et mis sous mandat de dépôt notamment pour "complicité d'attentat à la sûreté de l'Etat, complicité d'assassinat" lors du putsch manqué de l'ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l'ancienne garde prétorienne de M. Compaoré, le 17 septembre, contre la transition.

Absent du Burkina, au moment des faits, Komboïgo s'était rendu à la gendarmerie au lendemain de son retour d'un voyage aux Etats-Unis alors que son nom était apparu dans un rapport d'enquête administrative sur le coup d'Etat.

Le chef du parti de Compaoré avait été exclu de la présidentielle de 2015 en application d'une loi controversée votée en avril 2015, interdisant aux pro-Compaoré de briguer des mandats lors des élections de novembre qui ont mis fin au régime de transition au Burkina Faso.

L'exclusion des pro-Compaoré de ces élections a été une des raisons fondamentales invoquées par le RSP pour perpétrer son coup d'Etat, le 16 septembre 2015, lorsque l'ancienne garde prétorienne de l'ex-président Blaise Compaoré, avait tenté en vain de renverser le gouvernement de transition mis en place après la chute de M. Compaoré, chassé le 31 octobre 2014 par la rue après 27 ans au pouvoir.

Eddie Komboigo bénéficiait d'une liberté provisoire depuis mai 2016.

Avec AFP

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