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Brexit : May essaie de conjurer un rejet "catastrophique" de l'accord

Des manifestants pro-européens manifestent devant le parlement à Londres, le 11 janvier 2019.

Theresa May va une nouvelle fois presser les députés lundi d'approuver son accord de Brexit très largement conspué, sous peine de plonger le Royaume-Uni dans une situation "catastrophique", dans un plaidoyer de la dernière chance à la veille d'un vote crucial au Parlement.

Un rejet mardi de cet accord longuement et difficilement négocié avec l'UE, mais vilipendé tant par les partisans de la sortie du Royaume-Uni de l'UE que par les europhiles, risque de compromettre le Brexit et de saper la démocratie, selon la Première ministre britannique.

Dans un discours qu'elle fera dans une usine du bastion pro-Brexit de Stoke-on-Trent (centre de l'Angleterre), elle va enjoindre les députés de ne pas décevoir les électeurs ayant voté en faveur du retrait au référendum de 2016.

"Nous avons tous le devoir de mettre en oeuvre le résultat du référendum", préviendra-t-elle, selon des extraits diffusés à l'avance par ses services. Sinon, "cela causerait un préjudice catastrophique à la confiance du peuple dans le processus démocratique et dans ses responsables politiques".

Si l'accord est effectivement recalé, le Royaume-Uni risque de quitter l'UE sans accord le 29 mars, un scénario redouté par les milieux économiques, ou plus probablement de ne pas quitter du tout le bloc européen, selon Mme May.

"Comme nous l'avons vu au cours des dernières semaines, certains à Westminster (au Parlement britannique, ndlr) souhaiteraient reporter ou même stopper le Brexit et ils utiliseront tous les moyens possibles pour y parvenir", observera-t-elle.

"Qu'en serait-il si nous nous trouvions dans une situation où le Parlement tentait de faire sortir le Royaume-Uni de l'UE en dépit d'un vote pour le maintien ?", doit-elle ajouter.

Dimanche dans le tabloïd Sunday Express, la dirigeante conservatrice a déjà exhorté les députés à "faire ce qui est juste pour notre pays".

- Motion de censure -

Voulant capitaliser sur le chaos ambiant, le chef de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, a une nouvelle fois appelé dimanche à des élections anticipées en cas de rejet de l'accord, assurant que sa formation déposerait "bientôt" une motion de censure.

Selon The Observer, les députés travaillistes ont été informés que celle-ci pourrait être déposée "dans les heures" suivant un éventuel blocage du texte.

Si le Labour accédait au pouvoir, le Brexit pourrait être retardé le temps de négocier un nouvel accord avec Bruxelles, a reconnu M. Corbyn sur la BBC.

Face à l'hostilité des députés, Theresa May a cherché auprès de ses partenaires européens des "assurances" susceptibles de les convaincre, notamment sur le caractère provisoire du "backstop" irlandais.

Cette option de dernier recours, décriée par les Brexiters, doit éviter le rétablissement d'une frontière physique entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord si aucune solution alternative n'était trouvée à l'issue d'une période de transition.

Ces assurances seront obtenues "peu avant le vote", a assuré une porte-parole du gouvernement, laissant entendre qu'elles seraient présentées lundi.

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a aussi estimé vendredi que "tous les efforts" devaient être faits pour éviter la "catastrophe" d'une sortie sans accord.

- Gouvernement sur la touche -

La menace d'un +no deal+ a déjà été contrecarrée cette semaine au Parlement, avec l'adoption d'un amendement obligeant l'exécutif à présenter sous trois jours, en cas de rejet de l'accord, un "plan B" amendable.

Un autre amendement à une loi budgétaire, également voté grâce au soutien de conservateurs europhiles, limite les pouvoirs fiscaux du gouvernement en cas d'absence d'accord.

Et, selon le Sunday Times, un groupe de députés frondeurs, issus de tous les partis, oeuvre à modifier les règles de fonctionnement de la chambre des Communes pour permettre à leurs motions de prévaloir sur les propositions du gouvernement, qui perdrait alors sa "capacité à gouverner" en cas de rejet de l'accord.

D'après le journal, Downing Street est "extrêmement préoccupé" par cette éventualité qui donnerait la main aux députés, estimant qu'elle leur permettrait de retarder la sortie de l'UE en suspendant l'article 50 du Traité de l'UE régissant le départ d'un Etat membre, voire de faire marche arrière sur le Brexit.

Le député conservateur Nick Boles, favorable au maintien du Royaume-Uni dans le marché commun, a aussi expliqué dans l'hebdomadaire qu'il étudiait les moyens d'empêcher un départ sans accord, précisant qu'il dévoilerait son plan mardi.

Avec AFP

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Boris Johnson reconnaît avoir besoin de la "coopération" des Européens

Boris Johnson, favori pour succéder à Theresa May à la tête du parti conservateur et du Royaume Uni.

Boris Johnson, favori pour succéder à la Première ministre britannique Theresa May et fervent défenseur d'un Brexit dur, a reconnu lundi soir avoir besoin de "la coopération" de l'Union européenne pour amortir les chocs en cas de sortie sans accord.

Dans une interview à la BBC, Boris Johnson a assuré que s'il devenait Premier ministre d'ici fin juillet, son gouvernement n'imposerait en aucun cas "de contrôles ni de frontières dures en Irlande du Nord".

Et cela même si, le 31 octobre, jour de la date-butoir du Brexit, le Royaume-Uni quittait l'UE sans accord, comme a plusieurs fois mis en garde Boris Johnson.

"Bien sûr, cela ne dépend pas juste de nous", a reconnu l'ancien ministre des Affaires étrangères. "Cela dépend de l'autre côté aussi. Il y a bien sûr un élément très important: celui de la réciprocité et de la coopération".

Il a également évoqué "une période de transition", clause que prévoyait déjà l'accord conclu entre Theresa May et Bruxelles en novembre mais que Boris Johnson estime "mort", après que le Parlement britannique l'a rejeté trois fois.

"Mais on va avoir besoin d'une sorte d'accord, et c'est bien ce que je vise, pour obtenir une période de transition", a dit l'ancien maire de Londres. Et pour ce faire, il faut "préparer sérieusement et avec détermination" une sortie sans accord ou sur les termes de l'Organisation Mondiale du Commerce pour prouver "le sérieux" du Royaume-Uni aux Européens.

Il faudra surtout convaincre Bruxelles de rouvrir les négociations. En cas d'échec, Boris Johnson a promis que le Royaume-Uni quitterait l'UE le 31 octobre, même sans accord.

Boris Johnson a par ailleurs évité de répondre à la journaliste qui l'interviewait au sujet de la récente scène de ménage avec sa compagne Carrie Symonds.

"J'en ai fait une de mes règles (de conduite) depuis beaucoup, beaucoup d'années (...): je ne parle pas de choses qui impliquent ma famille, les gens que j'aime", a-t-il dit, jugeant "injuste" de "les traîner" dans ses affaires politiques.

Vendredi, la police londonienne s'était rendue au domicile du couple après avoir reçu un appel d'un voisin faisant état d'une bruyante dispute, de hurlements et de claquements de porte.

Avec AFP

Mondial-2019: La France au rendez-vous, les Anglaises battent les Camerounaises

L'attaquante française Viviane Asseyi (R) affronte la milieu de terrain française Grace Geyoro lors de la rencontre de football entre la France et le Brésil, le 23 juin 2019, au stade Oceane à Le Havre, au nord-ouest de la France.

Le rendez-vous avec les Américaines est pris: La France a décroché son billet au bout du suspense pour le quart de finale le plus attendu de cette Coupe du monde de football féminin, en battant le Brésil (2-1), dimanche au Havre.

Les Tricolores ont eu bien chaud face à des Brésiliennes solides techniquement et qui avaient clairement haussé leur niveau de jeu par rapport aux matches du premier tour. Mais elles ont su aller au bout d'elles-mêmes, pour inscrire le but décisif à l'entame de la seconde période de la prolongation.

Malgré un match haché par les fautes, les Bleues ont su démontrer qu'elles avaient les épaules pour assumer leur statut de favorites. Et espérer peut-être battre les tenantes du titre américains, vendredi.

Il ne reste plus aux coéquipières d'Alex Morgan qu'à valider leur qualification en battant des Espagnoles prêtes à en découdre lundi.

Dans l'autre affiche de ces huitièmes, la logique a été respectée avec une large victoire (3-0) des Anglaises, 3e mondiales, face au Cameroun, 46e. Malgré les coups de sang des Lionnes indomptables, qui ont à deux reprises refusé de reprendre le jeu pour contester les décisions de la VAR en leur défaveur, l'Angleterre file en quart pour la cinquième fois de son histoire.

Elle y retrouvera un adversaire coriace, avec les Norvégiennes venues à bout aux tirs aux buts de l'Australie samedi soir.

Le tableau des quarts de finale:

Jeudi 27/06

(21H00/19H00 GMT)

Norvège - Angleterre

Vendredi 28/06

(21H00/19H00 GMT)

France - Etats-Unis ou Espagne

Samedi 29/06

(18H30/16H30 GMT)

Allemagne - Suède ou Canada

Les 8e de finale restant à jouer:

Lundi 24 juin

(18H00/16h00 GMT) Espagne - Etats-Unis (21H00/19h00 GMT) Suède - Canada

Mardi 25 juin

(18H00/16h00 GMT) Italie - Chine

(21H00/19h00 GMT) Pays-Bas - Japon

Boris Johnson affrontera Jeremy Hunt

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Ferland Mendy honoré de rejoindre le Real Madrid

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