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Préparations des élections locales au Cameroun


Un homme montre sa carte d'électeur à l'extérieur d'un bureau de vote dans la capitale Yaoundé, le 11 octobre 2004.

Le parti au pouvoir comme l’opposition se mettent en ordre de bataille pour les élections locales au Cameroun.

Le secrétaire général du RDPC, parti au pouvoir, a, dans une lettre circulaire, invité les responsables locaux du parti à veiller sur l’inscription de ses militants sur les listes électorales, ainsi qu’au retrait de leurs cartes d’électeurs.

En 2018, de nouveaux élus locaux : sénateurs, députés, conseillers municipaux, et un prochain président de la république devront sortir des urnes.

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En vue de l’élection présidentielle, Akere Muna, a été fait candidat d’une plateforme de l’opposition le 15 janvier dernier.

"Il s’agit de cinq formations politiques légalisées au Cameroun, et des organisations de la société civile qui aspirent à la conquête du pouvoir en 2018 au Cameroun. C’est un début de rassemblement des forces autour du candidat Akere Muna", a commenté Sam Severin Ango, son porte- parole.

Le 17 janvier dernier, le secrétaire général du Social Democratic Front, a annoncé à la presse que le comité exécutif national du SDF, se tiendra le 9 février prochain.

À l’occasion, les candidatures du principal parti de l’opposition seront examinées pour les scrutins à venir.

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Une folle rumeur sur la non-participation de John Fru Ndi, chef de file de l’opposition au Cameroun, a alimenté les colonnes des journaux la semaine dernière. Aucun responsable du SDF, contacté par VOA Afrique n’a voulu s’exprimer sur le sujet.

Cependant, une alliance entre le SDF et le Mouvement pour la renaissance du Cameroun, dirigé par Maurice Kamto, pourrait se nouer dans les prochains jours.

Pr. Maurice Kamto et le secrétaire général du SDF se sont rencontrés à Yaoundé pour entamer des discussions à cet effet.

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"Les rencontres ont commencé depuis plusieurs mois et vont se poursuivre avec les personnalités politiques d’influence au Cameroun, qui peuvent contribuer dans le sens d’une véritable alternance au Cameroun", explique Sosthène Médard Lipot, conseiller du président du MRC.

M. Lipot ajoute que "Pr. Maurice Kamto serait prêt à laisser un candidat ayant plus d’aura que lui porter la candidature de l’opposition".

La mobilisation actuelle pour les scrutins de 2018, concerne aussi les formations de la majorité présidentielle. C’est le cas de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP).

Le parti a déjà renouvelé ses organes de base en vue du scrutin.

Et "nous observons et lisons l’actualité politique en cours. L’UNDP a la capacité de réagir selon le sens que prendra la question des échéances électorales à venir", a déclaré à VOA Afrique Léonide Mfoum, membre du secrétariat national à la communication de l’UNDP.

Seul bémol à cette mobilisation : les électeurs.

Jusqu’ici, selon les dernières statistiques, six millions et demi seulement de Camerounais sont inscrits sur les listes électorales.

Et un certain nombre n’a pas encore retiré les cartes d’électeurs, obligeant, Elections Cameroon (Elecam), l’organe en charge d’organiser lesdits scrutins à entreprendre depuis la semaine dernière, le porte-à-porte, l’envoi des SMS aux propriétaires des cartes non-retirées.

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