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Boeing chiffre à 1 milliard de dollars le coût de l'immobilisation du 737 MAX

L’avion d’Ethiopian Airlines baptisé "l’oiseau de la paix" effectue le premier vol entre l'Ethiopie et l'Erythrée après plusieurs années de conflit entre les deux pays voisins, 18 juillet 2018. (Twitter/Ethiopian Airlines)

Boeing a chiffré mercredi à 1 milliard de dollars la première facture de l'immobilisation au sol depuis mi-mars du 737 MAX, son avion vedette dont le logiciel anti-décrochage MCAS a été mis en cause dans deux tragédies rapprochées ayant fait au total 346 morts.

Cette somme couvre une hausse anticipée des coûts de production du 737 MAX et notamment des modifications en cours pour éviter de nouveaux dysfonctionnements du MCAS.

Elle intègre aussi la formation supplémentaire des pilotes exigée par les régulateurs pour lever l'interdiction de vol frappant l'avion, locomotive des ventes de Boeing.

Elle ne prend en revanche pas en compte les éventuelles indemnisations des compagnies aériennes, qui ont dû annuler des vols programmés sur des 737 MAX et les possibles dommages que le constructeur aéronautique pourrait être amené à verser aux familles des victimes.

A Wall Street, le titre Boeing gagnait plus de 1% dans les premiers échanges, les investisseurs semblant soulagés de voir que le coût n'était pas exorbitant.

En effet, les analystes financiers estiment eux que la facture devrait s'élever à plusieurs milliards de dollars.

- Remise en service en juillet ? -

Boeing n'a pas encore soumis la mise à jour du MCAS à l'agence fédérale de l'aviation américaine (FAA), chargée de donner son feu vert à un retour dans le ciel du 737 MAX, a indiqué mercredi à l'AFP une source proche du dossier.

Le PDG Dennis Muilenburg devrait donner un calendrier --date de soumission, retour en service -- lors d'un oral très attendu devant la communauté financière vers 14H30 GMT, selon une source industrielle.

Boeing table sur une certification des changements vers fin mai et une levée de l'interdiction de vol en juillet, a encore dit cette source sous couvert d'anonymat.

M. Muilenburg va également tenter mercredi de rassurer sur l'avenir du 737 MAX, dont il a suspendu les livraisons et réduit la production d'environ 20%, alors qu'il envisageait en début d'année de l'augmenter à partir de juin à 57 exemplaires par mois.

Boeing traverse actuellement sa plus grave crise depuis l'immobilisation au sol en 2013, pendant quatre mois, de la flotte du long courrier 787 Dreamliner pour un problème de batterie.

Un 737 MAX 8 exploité par Ethiopian Airlines s'est écrasé le 10 mars dernier au sud-est d'Addis Abeba, faisant 157 morts quelques minutes après le décollage.

Cet accident est intervenu cinq mois après un autre drame, celui d'un 737 MAX 8 de Lion Air, le 28 octobre dernier, ayant entraîné la mort de 189 personnes.

Ces deux tragédies ont entraîné l'immobilisation au sol de cet avion et soulevé des interrogations sur sa certification. Environ 370 appareils 737 MAX (8 et 9) étaient déjà en service.

Une enquête a été ouverte aux Etats-Unis par le ministère de la Justice, tandis que le département des Transports examine sa procédure de certification.

Le système anti-décrochage MCAS, dont la certification avait été confiée à des employés de Boeing, a été mis en cause dans les deux accidents.

Lancé dans une course contre la montre pour apaiser la colère des compagnies aériennes et des régulateurs et rassurer le grand public, l'avionneur affirme avoir déjà effectué plus de 135 essais en vol depuis l'immobilisation au sol.

Celle-ci a causé un recul de 13,2%, à 2,1 milliards de dollars du bénéfice net au premier trimestre et une baisse de 1,98%, à 22,9 milliards, du chiffre d'affaires.

Boeing a également décidé de suspendre ses objectifs financiers pour 2019 : "Les précédentes prévisions financières pour 2019 ne reflètent pas l'impact du 737 MAX", a expliqué le constructeur aéronautique, ajoutant que "de nouvelles prévisions seront données à une date ultérieure".

L'impact du 737 MAX est important dans la division aviation civile, dont le chiffre d'affaires trimestriel a diminué de 8,67% à 11,8 milliards de dollars pour une marge de 9,9%, contre 10,9% au premier trimestre 2018.

Boeing, qui a en outre suspendu ses programmes de rachats d'actions pour rémunérer ses actionnaires, n'a livré que 149 avions civils sur les trois premiers mois de l'année, en baisse de 19% sur un an.

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Trump nomme une collaboratrice de sa femme porte-parole de la Maison Blanche

Mme Grisham remplacera Sarah Sanders, qui quitte son poste fin juin.

Le président américain Donald Trump a nommé Stephanie Grisham, une proche collaboratrice de son épouse Melania, porte-parole de la Maison Blanche, a annoncé mardi la Première dame des Etats-Unis.

Stephanie Grisham "est avec nous depuis 2015 --le président et moi-même ne pouvons penser à personne de mieux pour servir l'administration et notre pays", a tweeté Mme Trump.

Mme Grisham remplacera Sarah Sanders, qui quitte son poste fin juin. Elle cumulera également la fonction de directrice de la communication de la Maison Blanche, a poursuivi la Première dame, un poste davantage stratégique.

Après Sean Spicer et Sarah Sanders, Stephanie Grisham est la troisième personne à obtenir le poste prestigieux --mais très exposé-- de "Press Secretary" sous l'administration Trump.

Sa mission, mettre en avant et défendre les positions de l'administration mais aussi répondre des sorties agressives ou des tweets provocateurs du président américain, contre les médias notamment.

Stephanie Grisham arrive auprès de Donald Trump avec l'expérience d'un poste bien moins exposé, celui de directrice de la communication de la Première dame.

Les activités de Melania Trump à la Maison Blanche - notamment sa campagne en faveur du bien-être des enfants #BeBest - ne reçoivent qu'une faible couverture médiatique.

Mme Grisham est, en revanche, une fidèle de Donald Trump, ayant rejoint la campagne présidentielle en 2015 et elle a gagné une réputation d'interlocutrice coriace au bureau de la "First lady".

Confrontée à une polémique sur une veste portée par Melania Trump en juin 2018 "I really don't care do you?" (Je m'en fiche complètement et vous?), Stephanie Grisham avait pris la défense de sa patronne.

"C'est juste une veste (...). Après l'importante visite d'aujourd'hui au Texas, j'espère que les médias ne vont pas choisir de se concentrer sur sa garde-robe", avait relevé M. Grisham, au sujet de cette visite de Mme Trump à des enfants sans-papiers à la frontière avec le Mexique.

La nouvelle porte-parole de la Maison Blanche aura-t-elle des relations plus apaisées avec les médias que sa prédécesseure ?

Sarah Sanders, très proche de Donald Trump qui a loué la combativité de cette "guerrière" en annonçant son départ mi-juin, a rompu ces derniers mois avec une tradition solidement établie, le briefing quotidien dans la salle de presse de la Maison Blanche.

Sarah Sanders était aussi réputée pour ses échanges conflictuels avec les journalistes, reprenant à son compte la rhétorique de Donald Trump sur les médias "Fake News".

"Stephanie Grisham sera un atout formidable pour le président et le pays. Je suis triste de quitter la Maison Blanche mais heureuse de laisser notre équipe dans de si bonnes mains", a tweeté Sarah Sanders.

Stephanie Grisham devra également relever un autre défi: porter la parole présidentielle d'un président qui raffole particulièrement du lien direct avec les médias et les Américains, via Twitter.

Avec AFP

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