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Accident d'Ethiopian: les pilotes dédouanés, Boeing en prend acte

Un vol d’Ethiopian Airlines, 12 mai 2018. (Twitter/ Ethiopian Airlines)

Boeing a pris acte jeudi de la défaillance du système de contrôle de son moyen-courrier 737 MAX qui a contribué à l'accident d'Ethiopian Airlines dont les pilotes ont été dédouanés dans un rapport préliminaire publié par les autorités éthiopiennes.

Le responsable de la division aviation commerciale du constructeur américain Kevin McAllister a promis que "toutes les mesures supplémentaires nécessaires pour renforcer la sécurité" seraient prises alors que les enquêteurs éthiopiens recommandent aux autorités de l'aviation de vérifier que le système de contrôle de vol soit correctement modifié avant d'autoriser ces avions à revoler.

Toute la flotte 737 MAX est clouée au sol depuis mi-mars.

"Le rapport préliminaire contient des informations fournies par l'enregistreur des données de vol (boîte noire, NDLR), selon lesquelles les données d'angle d'attaque transmises à l'avion par la sonde d'incidence (AOA) étaient erronées, provoquant l'activation du système de contrôle automatisé de l'assiette de l'avion, MCAS, pendant le vol, comme ce fut le cas pendant le vol Lion Air 610", a reconnu Boeing dans un communiqué.

Le MCAS ("Maneuvering Characteristics Augmentation System") a été spécialement conçu pour le 737 MAX afin de corriger une anomalie aérodynamique liée à une motorisation plus lourde et à protéger l'avion du risque de décrochage.

Les pilotes du vol Ethiopian Airlines, qui s'est écrasé le 10 mars faisant 157 morts, ont exécuté les procédures d'urgence recommandées par Boeing, avaient affirmé plus tôt les autorités éthiopiennes.

Ce rapport était très attendu car il s'agit du second accident en moins de cinq mois d'un 737 MAX 8 de Boeing, modèle phare de l'avionneur américain, dans des circonstances similaires: accidents survenus quelques minutes après le décollage à l'issue de mouvements d'oscillation brutaux et rapprochés.

"L'équipage a effectué à plusieurs reprises toutes les procédures fournies par le constructeur mais il n'a pas été en mesure de reprendre le contrôle de l'avion", a déclaré Dagmawit Moges, ministre éthiopienne des Transports.

Dans une consigne adressée aux équipages le 6 novembre, après le crash de Lion Air, Boeing expliquait qu'une erreur de la sonde AOA pouvait conduire le MCAS à mettre brutalement l'avion en "piqué" (nez vers le sol). Pour y remédier, il recommandait aux pilotes de désactiver le système en "déconnectant les compensateurs électriques" et, ce, "jusqu'à la fin du vol".

"Peu après le décollage, les valeurs mesurées par le capteur d'angle d'attaque sont devenues erronées", indique le rapport préliminaire.

Le pilote automatique a été, à un moment, désactivé et les pilotes ont à plusieurs reprises tenté de redresser manuellement l'avion qui partait en piqué, ont constaté les enquêteurs.

Le commandant et le copilote ont ensuite demandé aux contrôleurs aériens la permission de faire demi-tour, ce qui leur a été accordé mais l'avion s'est finalement écrasé dans un champ à une vitesse approximative de 1.000 km/h.

- "Impossible de survivre" -

Le système de commande de vol est composé de l'ensemble des éléments mécaniques et électroniques permettant à l'avion de voler: systèmes de contrôle et de commande dans le cockpit, capteurs d'altitude, de vitesse et d'incidence, moteurs et ordinateurs de bord, notamment.

"Il est indispensable de comprendre les circonstances qui ont contribué à cet accident pour assurer la sécurité aérienne. Nous allons examiner attentivement le rapport préliminaire", a souligné Kevin McAllister.

L'avion d'Ethiopian s'est écrasé au sud-est d'Addis Abeba six minutes après son décollage le 10 mars. Tous les passagers et membres d'équipage, de 35 nationalités différentes, ont péri.

Selon le rapport préliminaire, l'impact a été tel que les moteurs de l'avion ont été retrouvés à dix mètres de profondeur. Des morceaux de la carlingue ont été retrouvés sur une surface de 300 mètres de longueur pour une largeur de 200 mètres. "Il était impossible de survivre à cet accident".

- "Fier" -

"Pour que l'activation involontaire du système MCAS ne se reproduise plus, Boeing a mis au point et prévoit de mettre en oeuvre une mise à jour du logiciel MCAS, ainsi qu'un programme d'instruction complet assorti d'une formation supplémentaire à l'attention des pilotes du 737 MAX", a ajouté Boeing.

Selon le constructeur, la mise à jour empêchera en particulier l'activation du MCAS en cas de données erronées. "Les pilotes auront toujours la possibilité de neutraliser le MCAS et de reprendre manuellement les commandes de l'appareil", a-t-il également assuré.

Après avoir retoqué lundi les premières modifications proposées, estimant qu'elles n'étaient pas satisfaisantes, l'agence fédérale de l'aviation (FAA) a annoncé mercredi la création d'un groupe d'action commune (JATR) comprenant la Nasa et les autorités de l'aviation civile internationale pour évaluer le 737 MAX modifié.

Le directeur du Bureau éthiopien d'enquête, Amdiye Ayalew, a indiqué que la rédaction du rapport complet devrait prendre entre six mois et un an mais il a souligné que l'enquête préliminaire n'avait montré aucun signe de "dégât causé par un objet extérieur" alors que des informations de presse avaient évoqué un oiseau ayant percuté une sonde AOA.

Le PDG d'Ethiopian Airlines Tewolde GebreMariam s'est dit "très fier de l'attitude de nos pilotes, qui ont suivi les procédures d'urgence, et de leur haut degré de professionnalisme dans une situation aussi difficile".

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Des déchets à la pelle après la Tabaski à Dakar

Des tas d’ordures ornent le rond-point sacré cœur à Dakar, le 19 août 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)

La capitale sénégalaise est davantage couverte de déchets après la fête de l'Eïd communément appelé "Tabaski" et le départ des vendeurs de moutons. La situation est décriée par les riverains et surtout par les professionnels du nettoiement qui sont débordés durant cette période.

Après la Tabaski, les populations vivant aux abords des points de vente de moutons sont les principales victimes de l'insalubrité. Elles demandent aux autorités de revoir le choix des lieux de vente des moutons lors de la fête de l'Eid.

Cette dame ayant requis l’anonymat habite sur les deux voies de Sacré-Cœur, un quartier résidentiel de Dakar.

Face à sa maison, un tas d’ordures dégage une odeur nauséabonde. Frustrée, elle indique qu’"il n'y a que de mauvaises odeurs et la mairie prend du temps pour s'en occuper. Un quartier n'est pas fait pour accueillir des points de vente de moutons".

Dakar davantage couverte de déchets après la tabaski
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Elle est aussi sidérée par l’état du terrain de football du quartier, "c'est l'endroit où joue les enfants, donc on ne peut pas y vendre des moutons. Il faut retourner aux points de ventes originels".

Du côté des vendeurs, on dégage toute responsabilité dans la prise en charge des déchets.

Djibril Cissé, un vendeur venu du Mali, explique que "c'est la mairie qui doit nettoyer, au moins dans 3 jours, nous serons dans la lointaine banlieue dakaroise et la municipalité pourra commencer le nettoyage."

Ce nettoyage a déjà commencé avec l'Unité de coordination de la gestion des déchets, mais le travail est immense comme l'indique Madani Sy, secrétaire-général du syndicat national des travailleurs du nettoiement.

Il se dit "sidéré et ahuri" quand il a "retrouvé des ordures sur la voie publique".

"On a trouvé des ordures ménagères, des peaux de moutons. Avec tous les efforts consentis avec les unités de veille et de sensibilisation, on se rend compte qu'il y a une indiscipline notoire caractérisée malgré le travail de nos agents".

Le responsable syndical dénonce également l’attitude des vendeurs: "nous avons trouvé des marchands de tabliers et des commerçants sur les lieux et ils ne peuvent même pas débarrasser la chaussée pour nous laisser travailler convenablement. Malgré tout, nous continuerons à faire notre travail pour respecter notre engagement vis-à-vis des populations".

Madani Sy appelle par ailleurs les autorités à prendre des mesures drastiques pour amener les populations à observer un comportement civique.

"Il faut faire de la répression [sanctions]. Les gens ne maîtrisent pas le code de l'hygiène, ni le code de l'environnement, ni le code des collectivités locales encore moins le code qui interdit les sachets plastiques".

Il demande ainsi aux autorités de passer à la vitesse supérieure "c'est que tant qu'il n'y aura pas de répression [sanctions], notre travail sera toujours voué à l'échec. Cette indiscipline doit être éradiquée pour qu'on ait zéro déchets, pour qu'on ait des villes propres".



Pour atteindre cet objectif de faire du Sénégal un pays avec zéro déchet, le président Macky Sall estime qu’il faut faire obligation aux citoyens de nettoyer devant leurs domiciles.

Pour le chef de l’Etat, rendre le Sénégal propre est un impératif qui n’est pas négociable. C'est ainsi qu'il a lancé une campagne nationale avec plus de 1000 agents de sécurité pour assurer le suivi du projet Sénégal zéro déchets.

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