Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Bamako réclame l'aide des pays de l'ONU pour une force au Sahel


Le président Ibrahim Boubacar Keita lors du sommet Sahel G5 au palais présidentiel de Koulouba, à Bamako, Mali, 2 juillet 2017.
Le président Ibrahim Boubacar Keita lors du sommet Sahel G5 au palais présidentiel de Koulouba, à Bamako, Mali, 2 juillet 2017.

L'ambassadeur malien à l'ONU, Issa Konfourou, a affirmé devant le Conseil de sécurité que les "actes criminels" commis dans le Sahel "soulignent l'importance et l'urgence" de créer une force conjointe entre pays de la région "avec l'appui de la communauté internationale".

Le Mali, touché lundi par plusieurs attaques contre des camps de l'ONU, a réclamé mardi devant le Conseil de sécurité une aide matérielle et financière pour contribuer à la création par cinq pays du Sahel d'une force militaire conjointe.

Revenant sur ces attaques (9 morts) et sur l'attentat dimanche au Burkina Faso (18 morts), l'ambassadeur malien à l'ONU, Issa Konfourou, a souligné que "ces actes criminels soulignent l'importance et l'urgence" de créer une force conjointe entre pays du Sahel "avec l'appui de la communauté internationale".

Depuis l'acte de constitution de cette force début juillet, des "progrès considérables ont été réalisés" mais le Mali appelle "tous les pays amis et organisations internationales partenaires à nous aider à boucler le budget", a-t-il ajouté, lors d'une réunion du Conseil consacrée à la sécurité en Afrique.

Le budget annuel de cette force de 5.000 hommes est estimé à 423 millions d'euros. A ce jour, seulement 108 millions sont assurés.

Parmi "les besoins immédiats", les cinq pays qui participeront à la force - Niger, Tchad, Mali, Mauritanie et Burkina Faso - cherchent de "l'équipement pour les bataillons", un réseau de communication pour relier les unités aux états-majors et une aide pour l'évacuation médicale d'urgence, a précisé le diplomate malien.

L'objectif est de déployer de premières unités en octobre et que tous les bataillons soient opérationnels en mars, avec une priorité accordée aux "opérations militaires transfrontalières".

Lors de son intervention, la représentante adjointe de la France, Anne Gueguen, a aussi souligné la nécessité d'une "réponse urgente" à la déstabilisation de la zone sahélienne par des groupes armés. "La situation sécuritaire au Sahel reste directement liée à la situation au Mali", a-t-elle fait valoir.

Son homologue américaine, Michele J. Sison, a plutôt insisté sur les relations bilatérales pour améliorer les capacités militaires des membres de la force conjointe. "Une coopération approfondie entre les cinq pays du G5 Sahel permettrait d'améliorer leur sécurité et de compléter les efforts de la mission de paix au Mali", a dit la diplomate américaine. "A cette fin, les Etats-Unis continueront leur soutien bilatéral ancien pour développer les capacités des forces de sécurité des membres du G5".

Interrogés après la réunion, les ambassadeurs du Mali et du Niger, Abdallah Wafy, ont assuré qu'il n'y avait pas de refus américain de contribuer financièrement à la force. Même sans avoir annoncé d'engagement (contrairement à l'Union européenne pour 50 millions d'euros, au G5 pour 50 autres millions et à la France pour 8 millions), les Etats-Unis "vont participer aux conférences" internationales prévues d'ici fin 2017 pour trouver des fonds et rendre la force opérationnelle, ont dit les deux ambassadeurs.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG