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Lancement de l'audit des listes électorales en RDC


Le président de la CENI Corneille Nangaa, deuxième à gauche, lors du démarrage de l’audit du fichier électoral à Kinshasa, RDC, 9 mai 2018. (CENI RDC)

La République démocratique du Congo a lancé un audit de son fichier électoral après la promulgation d'une loi-clé pour l'organisation des élections prévues le 23 décembre, mais ce processus électoral suscite toujours la méfiance d'une partie des Congolais.

La commission électorale a confié à l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) l'audit du fichier électoral comprenant quelque 40 millions d'électeurs. Cet audit doit durer jusqu'au 25 mai.

La commission a retranché six millions de doublons des listes électorales à l'issue du recensement qui a pris fin le 31 janvier.

>> Lire aussi : Doute sur la participation de la diaspora en RDC

Mardi, le président Joseph Kabila a promulgué la loi sur la répartition des sièges aux élections législatives, à la date exacte prévue par le calendrier électoral.

Ce calendrier doit aboutir le 23 décembre à des élections présidentielle, législatives et provinciales pour organiser le départ du président Kabila, toujours au pouvoir alors que son deuxième et dernier mandat a pris fin le 20 décembre 2016.

Le passage de ces étapes du calendrier électoral ne suffit pas à éteindre toutes les polémiques, avant le dépôt des candidatures à l'élection présidentielle à partir du 25 juillet.

La presse proche de l'opposition affirme depuis plusieurs jours que le président Kabila cherche des stratagèmes juridiques pour se représenter.

>> Lire aussi : Adoption d’une loi électorale en RDC

"C'est un débat académique. Nous ne sommes pas à l'université", a répondu le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, cité par le site d'information actualité.cd.

L'opposition congolaise s'oppose à la "machine à voter" que la commission électorale veut absolument utiliser pour les trois scrutins.

Un autre point de discorde porte sur la participation des Congolais de l'étranger, jugée "techniquement difficile" par la commission électorale alors que leur recensement devait débuter en juillet 2018.

Avec AFP

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