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Sans Katumbi, l'opposition congolaise se dit prête à se rassembler à Kinshasa

Vital Kamerhe de l’UNC, Eve Bazaiba du MLC et Felix Tshiseki de l’UDPS à Kinshasa, le 15 mars 2018. (VOA/Top Congo FM)

Les leaders de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), du Mouvement pour la libération du Congo (MLC) et sa coalition et de l’Union pour la nation congolaise (UNC) ont affirmé "leur détermination d'aller aux élections cette année 2018" dans une déclaration commune devant la presse.

Felix Tshiseki de l’UDPS, qui dirige aussi la plateforme du Rassop (Rassemblement de l’opposition), Eve Bazaiba du MLC, à la tête du Front pour le respect de la Constitution et Vital Kamerhe de l’UNC se sont rencontrés jeudi dans la perspective d’une coalition en vue des élections à venir.

Ils dénoncent "les embûches posées sur le processus électoral dont Joseph Kabila demeure l’auteur principal", réaffirment en même temps leur détermination à aller aux élections mais rejettent la machine à voter.

"Nous envisageons la possibilité de mobiliser nos énergies pour mettre en place les ressources humaines, logistiques et matérielles en vue de mutualiser nos efforts et nous aligner sur des objectifs communs", affirment-ils.

>> Lire aussi : Katumbi lance un mouvement en vue de la présidentielle en RDC

Ils n'ont pas cité le nom de Moïse Katumbi, pas plus qu'ils ne se sont ralliés à son mouvement "Ensemble pour le changement", lancé depuis l'Afrique du Sud avec l'objectif de gagner les trois élections prévues le 23 décembre 2018.

Déclaration de l’UDPS, de l’UNC et du MCL lue par Mme Bazaiba
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La CENI (Commission électorale nationale indépendante) a conseillé aux partis de se coaliser au regard de la nouvelle loi électorale qui fixe un seuil de représentativité à 1% sur l’ensemble des électeurs pour les députés.

La même loi introduit la machine à voter qui est sujet à controverse.

>> Lire aussi : Inquiétudes pour les élections en RDC en raison de nouveaux massacres en Ituri

Sur le conflit en Ituri, "il s’agit d’une instrumentalisation ethnique pour déclencher "la guerre entre les Hema et les Lendu dans le but inavoué de semer le chaos, avec notamment comme conséquences le déplacement des populations loin de leurs lieux d’enrôlement", soutiennent les trois opposants dans la déclaration lue par Mme Bazaiba.

Ces leaders de l’opposition appellent à une "implication rapide la Monusco (Mission des Nations unies en RDC) et des communautés locales pour arrêter ce génocide".

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Référendum en Egypte: la révision constitutionnelle controversée renforçant Sissi approuvée

Un poster géant du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi au Caire, en Égypte, le 25 mars 2018.

La révision constitutionnelle controversée permettant la prolongation de la présidence d'Abdel Fattah al-Sissi, et renforçant les pouvoirs de l'ex-maréchal, a été approuvée par référendum à 88,83%, a annoncé mardi l'Autorité nationale des élections.

Le président de cet organisme, Lachine Ibrahim, a précisé lors d'une conférence de presse au Caire que 11,17% des électeurs "se sont prononcés contre" cette réforme et que "le taux de participation (...) a atteint 44,33%".

Les Egyptiens ont voté du samedi 20 au lundi 22 pour ou contre la modification de plusieurs articles de la Constitution de 2014, qui limitait notamment la présidence à deux mandats consécutifs de quatre ans.

Le scrutin de trois jours s'est déroulé "dans un climat démocratique stimulé par la liberté", a insisté M. Ibrahim. Mais le référendum a été organisé en un temps record, quatre jours après un vote au parlement, et sans véritable débat de fond dans les médias sur les enjeux de la réforme.

"Le référendum s'est déroulé dans un environnement tellement injuste et non libre que ses résultats ne peuvent prétendre à une quelconque légitimité", a dénoncé Michael Page, directeur adjoint de l'ONG Human Rights Watch pour l'Afrique du nord et le Moyen-Orient.

Le président Sissi a rendu hommage sur Twitter à ses concitoyens "qui ont ébloui le monde par leur conscience nationale des défis auxquels est confrontée notre chère Egypte".

L'ex-maréchal, aujourd'hui âgé de 64 ans, a été élu président en 2014 avec 96,9% des voix, un an après avoir renversé avec l'armée, à la faveur d'un mouvement populaire, le président islamiste Mohamed Morsi. Il a été réélu en 2018 à 97,08%.

La révision constitutionnelle permet de faire passer le deuxième mandat de M. Sissi de quatre à six ans, portant son terme à 2024. L'ex-maréchal pourra se représenter à un troisième mandat, de six ans, lors de l'élection de 2024.

Environ 27 millions d'électeurs se sont rendus aux urnes sur les plus 61 millions enregistrés dans le pays le plus peuplé du monde arabe, selon M. Ibrahim.

- "Dangereux précédent" -

Au-delà du mandat présidentiel, la révision constitutionnelle permet le contrôle du chef de l'Etat sur le système judiciaire, avec un pouvoir de nomination des chefs de juridictions. La réforme octroie également un pouvoir politique à l'armée, pilier du régime de M. Sissi.

"Ces amendements constitutionnels renforcent l'exécutif et l'armée au détriment d'un système judiciaire et législatif affaibli", a expliqué à l'AFP Mai El-Sadany, responsable des questions juridiques au groupe de réflexion The Tahrir Institute for Middle East Policy (Timep), basé à Washington.

Selon elle, la réforme "mine la séparation des pouvoirs, porte atteinte à l'Etat de droit et réduit au silence les espaces pour la dissidence indépendante".

Pour Moustafa Kamel al-Sayed, professeur de sciences politiques à l'Université américaine du Caire, les amendements créent un "dangereux précédent".

"Le pouvoir sera concentré entre les mains d'un seul homme (le président). Il sera très difficile de revenir en arrière car qui abandonnera autant de pouvoir?", a-t-il déclaré à l'AFP.

Les partisans de la révision constitutionnelle défendent de leurs côtés sa nécessité pour la stabilité du pays, dans un pays en crise économique et voisin de plusieurs pays troublés, en Afrique et Moyen-Orient, comme le Soudan et la Libye.

Avec AFP

La page des sports du 23 avril avec Yacouba Ouédraogo

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

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