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L’opposition exige l’audit du fichier électoral en RDC

Les responsables des partis de l’opposition réunis à Kinshasa, 11 avril 2018. (VOA/Top Congo)

Dans une déclaration conjointe à Kinshasa, les principaux partis de l’opposition ont exigé un audit du fichier électoral. La Commission électorale nationale indépendante (Céni) a radié près de 6 millions de personnes dont des doublons et des mineurs.

Félix Tshisekedi, nouveau président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), Eve Bazaibar, secrétaire générale du Mouvement pour la Libération du Congo(MLC), Pierre Numbi d'Ensemble pour le changement de Moïse Katumbi, et Jean Baudoin Mayo, secrétaire général de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) de Vital Kamerhe, ont signé la déclaration.

"Le nombre excessivement élevé de doublons détectés et l’enrôlement irresponsable des bébés et enfants dénotent une tentative de tricherie en amont. Ce qui constitue des actes inciviques et susceptible des poursuites judiciaires", affirment-ils.

>> Lire aussi : Plus de 5 millions de doublons et plus de 900.000 mineurs radiés des listes électorales en RDC

"Face à ces dérives, les opérations d’enrôlement de nettoyage et consolidation du fichier électoral, l’audit du fichier électoral et du serveur central s’impose, suivi de la publication des radiés et des mineurs enrôlés par circonscription, l’annulation et le retrait des cartes invalides, afin d’éviter toute exploitation ultérieures lors du vote", soutiennent-ils.

La semaine dernière, Corneille Nangaa, président de la Céni a annoncé la radiation de 5.381.763 doublons et 902.290 mineurs du fichier électoral. Les provinces de Sankuru, Tshuapa et Lomami détiennent le record de ces irrégularités, avait indiqué à la presse M. Nangaa à Kinshasa.

Avec 6.254.902 noms radiés, la Céni ne retient donc que 40.287.387 personnes inscrites sur le fichier électoral..

Pour les opposants, la Céni a manifestement et intentionnellement affiché des chiffres inexacts avec un écart de 29.151 électeurs.

"Ce qui dénote le caractère peu sérieux du travail de la CENI", argumentent les opposant.

>> Lire aussi : La commission électorale coréenne désavoue les "machines à voter" en RDC

De plus, les opposants réitèrent leur rejet de l’usage de la machine à voter, appuyant la position de la Commission électorale sud-coréenne et de son gouvernement.

"La commission électorale de la République de Corée du sud (NEC) a notifié à la Commission électorale nationale indépendante (Céni) de la République démocratique du Congo (...) qu'elle n'a apporté ni n'apportera aucun soutien officiel ni aucune garantie au projet d'introduire un système de vote par écran tactile (TVS) pour l'élection présidentielle en RDC prévue en décembre 2018", a écrit la NEC dans un communiqué.

"La NEC a exprimé de sérieuses inquiétudes à propos de l'introduction obligatoire (de ces machines) en RDC malgré la situation politique instable et un environnement vulnérable, dont de faibles infrastructures électriques et l'état des routes, le fort taux d'illettrisme et le climat tropical qui peut conduire à un mauvais fonctionnement des machines".

La NEC "est consciente que des diplomates, dont des officiels des États-Unis, tout comme de nombreuses personnes en RDC, redoutent que l'introduction (de ces machines) puisse augmenter les risques d'élections frauduleuses".

La NEC soutient l'ambassadrice des Nations unies à l'ONU, Nikki Haley, et l'ambassade de Corée du Sud à Kinshasa, qui se sont opposés aux "machines à voter".

La Céni a passé un contrat avec Miru System pour l'achat de ces "machines à voter" qui devraient réduire le coût et la logistique des élections.

Il s'agit en fait de "machines à choisir la photo des candidats sur un écran tactile et à imprimer les bulletins" qui doivent être glissés dans l'urne.

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Soudan: la contestation suspend les discussions avec l'armée, veut intensifier le mouvement

Sit-in devant le siège de l'armée à Khartoum, au Soudan, le 20 avril 2019. Les manifestants exigent que l'armée, qui a renversé et arrêté le président Omar al-Bashir la semaine dernière, cède immédiatement le pouvoir.

Les responsables de la contestation au Soudan ont annoncé dimanche la suspension des discussions avec les militaires, et appelé à intensifier les manifestations réclamant un pouvoir civil.

"Nous suspendons nos discussions avec le Conseil militaire" de transition, a déclaré un porte-parole des organisations représentant la contestation, Mohamed al-Amine, qui s'adressait à des milliers de personnes rassemblées devant le QG de l'armée à Khartoum.

"Nous considérons le Conseil militaire comme un prolongement du régime" de l'ex-président Omar el-Béchir, destitué le 11 avril dernier, a-t-il ajouté en appelant à "poursuivre et intensifier les manifestations jusqu'à ce que nos demandes soient satisfaites".

Les manifestants massés devant le QG militaire agitaient des drapeaux soudanais, et inondaient de lumière les bâtiments avec les lampes de leurs téléphones portables.

"Liberté, paix, justice" scandait la foule. "Notre révolution est civile, elle est protégée par le peuple" lançaient aussi des manifestants.

Le chef du Conseil militaire de transition, le général Abdel Fattah al-Burhane, a fait monter la pression sur les manifestants en "condamnant le blocage de routes et la fouille de personnes sans en avoir l'autorité", lors d'une rencontre avec des officiers de haut rang. Il faisait référence aux barrages et points de contrôle établis par les manifestants aux abords du QG de l'armée.

Samedi, les dirigeants militaires et les leaders de la contestation avaient eu des discussions et convenu de les poursuivre. D'autres séries de discussions avaient également eu lieu auparavant, selon un responsable de la contestation.

Plus tôt dans la journée, le général Burhane avait affirmé à la télévision son "engagement à remettre le pouvoir au peuple", et promis que l'armée répondrait dans la semaine aux demandes des manifestants.

- Annonce "dans quelques jours" -

Il avait également indiqué que l'équivalent de 113 millions de dollars, en devise américaine, euros et livres soudanaises, avaient été saisis dans la résidence de M. Béchir. Le président déchu a été arrêté puis emprisonné après sa destitution par l'armée sous la pression de la rue.

Et le nouveau procureur général, al-Walid Sayyed Ahmed, en place depuis quelques jours à peine, a de son côté annoncé des dispositions pour contrôler les biens des hauts responsables du régime de M. Béchir et de leurs familles.

Mais ces annonces n'ont pas apaisé la foule qui campe depuis plus de deux semaines devant le siège de l'armée pour réclamer un transfert rapide du pouvoir à une autorité civile, seule à leur yeux à même de garantir une véritable transition politique.

L'annonce de la composition d'un Conseil civil censé remplacer le Conseil militaire, qui était attendue dimanche, interviendra "dans quelques jours", a indiqué un porte-parole de la contestation, Madani Abbas Madani.

La contestation au Soudan, déclenchée le 19 décembre après la décision du gouvernement Béchir de tripler le prix du pain, s'est rapidement transformée en contestation inédite contre le président déchu et plus largement du système en place.

- Aide financière de Ryad et Abou Dhabi -

Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat le 30 juin 1989, Omar el-Béchir a dirigé d'une main de fer un pays miné par des rébellions dans plusieurs régions et est en outre accusé de graves violations des droits humains.

Sur le plan économique, le pays a aussi souffert de l'embargo imposé par les Etats-Unis en 1997, en raison notamment d'un soutien à des groupes jihadistes, et retiré 20 ans plus tard. Le Soudan demeure cependant sur la liste américaine des "pays soutenant le terrorisme."

Une délégation soudanaise va se rendre à Washington pour discuter d'un retrait du Soudan de cette liste, a déclaré dimanche M. Burhane à la télévision.

Les Etats-Unis avaient salué jeudi les premières mesures prises par les militaires, mais ont aussi appelé à une transition qui réponde davantage aux aspirations démocratiques des Soudanais.

Washington avait également annoncé la venue à Khartoum de la responsable du département d'Etat américain chargée de l'Afrique de l'Est, Makila James, "ce week-end", sans préciser qui elle y rencontrerait. Le général Burhane n'a pas fait de commentaire sur cette visite dans son interview télévisée dimanche.

Ryad et Abou Dhabi ont confirmé dimanche leur soutien au Soudan en annonçant un dépôt de 500 millions de dollars dans la banque centrale soudanaise et une somme de 2,5 milliards destinée à financer les besoins du peuple soudanais en produits alimentaires, médicaments et produits pétroliers, selon l'agence saoudienne officielle SPA, qui n'a pas précisé s'il s'agit de dons ou de prêts.

Dimanche, la valeur de la livre soudanaise s'est fortement renforcée sur le marché noir, s'échangeant à 45 livres pour un dollar contre 72 livres la semaine dernière. Le taux de change officiel est fixé à 47,5 livres pour un dollar.

Avec AFP

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