Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Afrique

La commission électorale coréenne désavoue les "machines à voter" en RDC

La Commission électorale nationale indépendante présente la machine à voter à Kinshasa, le 21 février 2018.

La commission électorale coréenne a annoncé mardi qu'elle n'apportait ni "soutien officiel" ni aucune "garantie" à son homologue congolaise qui veut utiliser des "machines à voter" de fabrication coréenne pour les élections cruciales du 23 décembre en République démocratique du Congo.

"La commission électorale de la République de Corée du sud (NEC) a notifié à la Commission électorale nationale indépendante (Céni) de la République démocratique du Congo (...) qu'elle n'a apporté ni n'apportera aucun soutien officiel ni aucune garantie au projet d'introduire un système de vote par écran tactile (TVS) pour l'élection présidentielle en RDC prévue en décembre 2018", a écrit la NEC dans un communiqué.

"La NEC a exprimé de sérieuses inquiétudes à propos de l'introduction obligatoire (de ces machines) en RDC malgré la situation politique instable et un environnement vulnérable, dont de faibles infrastructures électriques et l'état des routes, le fort taux d'illettrisme et le climat tropical qui peut conduire à un mauvais fonctionnement des machines".

e.

>> Lire aussi : La polémique persiste malgré la mise à jour du fichier électoral en RDC

La NEC "est consciente que des diplomates, dont des officiels des États-Unis, tout comme de nombreuses personnes en RDC, redoutent que l'introduction (de ces machines) puisse augmenter les risques d'élections frauduleuses".

La NEC soutient l'ambassadrice des Nations unies à l'ONU, Nikki Haley, et l'ambassade de Corée du Sud à Kinshasa, qui se sont opposés aux "machines à voter".

La Céni a passé un contrat avec Miru System pour l'achat de ces "machines à voter" qui devraient réduire le coût et la logistique des élections.

Il s'agit en fait de "machines à choisir la photo des candidats sur un écran tactile et à imprimer les bulletins" qui doivent être glissés dans l'urne.

L'opposition parle de "machines à tricher". Le Groupe d'études sur le Congo (GEC) de l'Université de New York a estimé lundi que les électeurs en zone rurale, peu familiers des nouvelles technologies, auront du mal à se servir de ces machines.

>> Lire aussi : Plus de 5 millions de doublons et plus de 900.000 mineurs radiés des listes électorales en RDC

Plus de 40 millions d'électeurs sont inscrits pour désigner le successeur du président Joseph Kabila en décembre, deux ans après la fin officielle de son mandat, dans un pays immense (2,3 millions de km2) qui n'a jamais connu de transition pacifique du pouvoir.

Sans réagir, la Céni a indiqué mardi dans un communiqué qu'elle avait lancé "deux appels d'offres internationaux dont un pour l'audit du fichier électoral et l'autre pour la certification de la machine à voter".

A propos du fichier électoral présenté vendredi, la Céni a également indiqué qu'elle avait porté plainte lundi auprès du parquet général contre les auteurs d'inscriptions multiples et irrégulières, après avoir radié plus de six millions d'électeurs.

>> Lire aussi : International Crisis Group affirme que la RDC progresse vers les élections

Un des responsables de la Céni a déposé auprès du ministre de l'Intérieur l'"avant-projet de loi sur la répartition des sièges" pour les législatives et provinciales du 23 décembre. "Les deux chambres du Parlement sont à leur tour invités à s'y pencher du 14 au 23 avril 2018. Une promulgation par le chef de l'État est attendue pour le 8 mai 2018, conformément au calendrier électoral".

Avec AFP

See all News Updates of the Day

Référendum en Egypte: la révision constitutionnelle controversée renforçant Sissi approuvée

Un poster géant du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi au Caire, en Égypte, le 25 mars 2018.

La révision constitutionnelle controversée permettant la prolongation de la présidence d'Abdel Fattah al-Sissi, et renforçant les pouvoirs de l'ex-maréchal, a été approuvée par référendum à 88,83%, a annoncé mardi l'Autorité nationale des élections.

Le président de cet organisme, Lachine Ibrahim, a précisé lors d'une conférence de presse au Caire que 11,17% des électeurs "se sont prononcés contre" cette réforme et que "le taux de participation (...) a atteint 44,33%".

Les Egyptiens ont voté du samedi 20 au lundi 22 pour ou contre la modification de plusieurs articles de la Constitution de 2014, qui limitait notamment la présidence à deux mandats consécutifs de quatre ans.

Le scrutin de trois jours s'est déroulé "dans un climat démocratique stimulé par la liberté", a insisté M. Ibrahim. Mais le référendum a été organisé en un temps record, quatre jours après un vote au parlement, et sans véritable débat de fond dans les médias sur les enjeux de la réforme.

"Le référendum s'est déroulé dans un environnement tellement injuste et non libre que ses résultats ne peuvent prétendre à une quelconque légitimité", a dénoncé Michael Page, directeur adjoint de l'ONG Human Rights Watch pour l'Afrique du nord et le Moyen-Orient.

Le président Sissi a rendu hommage sur Twitter à ses concitoyens "qui ont ébloui le monde par leur conscience nationale des défis auxquels est confrontée notre chère Egypte".

L'ex-maréchal, aujourd'hui âgé de 64 ans, a été élu président en 2014 avec 96,9% des voix, un an après avoir renversé avec l'armée, à la faveur d'un mouvement populaire, le président islamiste Mohamed Morsi. Il a été réélu en 2018 à 97,08%.

La révision constitutionnelle permet de faire passer le deuxième mandat de M. Sissi de quatre à six ans, portant son terme à 2024. L'ex-maréchal pourra se représenter à un troisième mandat, de six ans, lors de l'élection de 2024.

Environ 27 millions d'électeurs se sont rendus aux urnes sur les plus 61 millions enregistrés dans le pays le plus peuplé du monde arabe, selon M. Ibrahim.

- "Dangereux précédent" -

Au-delà du mandat présidentiel, la révision constitutionnelle permet le contrôle du chef de l'Etat sur le système judiciaire, avec un pouvoir de nomination des chefs de juridictions. La réforme octroie également un pouvoir politique à l'armée, pilier du régime de M. Sissi.

"Ces amendements constitutionnels renforcent l'exécutif et l'armée au détriment d'un système judiciaire et législatif affaibli", a expliqué à l'AFP Mai El-Sadany, responsable des questions juridiques au groupe de réflexion The Tahrir Institute for Middle East Policy (Timep), basé à Washington.

Selon elle, la réforme "mine la séparation des pouvoirs, porte atteinte à l'Etat de droit et réduit au silence les espaces pour la dissidence indépendante".

Pour Moustafa Kamel al-Sayed, professeur de sciences politiques à l'Université américaine du Caire, les amendements créent un "dangereux précédent".

"Le pouvoir sera concentré entre les mains d'un seul homme (le président). Il sera très difficile de revenir en arrière car qui abandonnera autant de pouvoir?", a-t-il déclaré à l'AFP.

Les partisans de la révision constitutionnelle défendent de leurs côtés sa nécessité pour la stabilité du pays, dans un pays en crise économique et voisin de plusieurs pays troublés, en Afrique et Moyen-Orient, comme le Soudan et la Libye.

Avec AFP

La page des sports du 23 avril avec Yacouba Ouédraogo

La page des sports du 23 avril avec Yacouba Ouédraogo
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:58 0:00

Un festival pour encourager la production de café

Un festival pour encourager la production de café
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:35 0:00

Les dirigeants africains au chevet du Soudan

Les dirigeants africains au chevet du Soudan
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:12 0:00

33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Voir plus

XS
SM
MD
LG