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Adoption d’une loi électorale en RDC


La Commission électorale nationale indépendante (Céni) a présenté la machine à voter à Kinshasa, le 21 février 2018.

L'Assemblée nationale a adopté la loi sur la répartition des sièges en RDC. Dans le même temps, un collectif catholique annone la fin de la trêve des manifestations, dénonçant "l'incertitude" qui pèse sur les élections.

L'Assemblée nationale a adopté la loi qui doit être promulguée d'ici au 8 mai par le président Joseph Kabila, ont rapporté mardi plusieurs médias congolais.

La loi doit encore entre-temps être examinée par le Sénat.

Il s'agit d'une autre date importante du calendrier électoral qui doit déboucher sur des élections présidentielle, législatives et provinciales le 23 décembre pour le départ du président Kabila.

Son deuxième et dernier mandat a pris fin le 20 décembre 2016.

Quelque 40.287.387 électeurs ont été enregistrés et inscrits par la Commission électorale (Céni) pour élire un nouveau président et 500 députés nationaux.

>> Lire aussi : La polémique persiste malgré la mise à jour du fichier électoral en RDC

Lors des débats, un député, Henri Thomas Lokondo, a affirmé que le recensement des Congolais de l'étranger pourrait retarder les élections.

Pour sa part, le collectif laïc de coordination (CLC) proche de l'Eglise catholique a annoncé "des préparatifs" pour des "actions pacifiques d'envergure", demandant aux Congolais d'être "prêts à affronter le pire pour arracher le meilleur".

Le CLC a organisé depuis le 31 décembre trois marches demandant au président Kabila de s'engager publiquement à quitter le pouvoir. Interdites, ces trois marches ont été réprimées dans le sang (une quinzaine de morts).

>> Lire aussi : Les catholiques congolais demandent à Kabila la libération de jeunes militants

Le CLC, qui avait annoncé fin mars une trêve de ses actions, dénonce "l'incertitude du calendrier électoral", accusant la Céni de "gaspiller son temps, ses moyens et son énergie" à l'approche des autres échéances du calendrier, notamment le dépôt des candidatures à la présidentielle à compter du 25 juillet.

Le CLC dénonce l'absence de "mesure de décrispation politique", la "partialité" de la Céni et "l'instrumentalisation de la cour constitutionnelle".

Avec AFP

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