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Les catholiques interpellent Guterres sur le processus électoral en RDC


Des Congolais manifestent dans les rues de Kinshasa, le 31 décembre 2017.

Le collectif catholique à l'origine des marches contre le président Joseph Kabila a demandé au patron des Nations unies de "renforcer" le rôle de l'ONU dans l'organisation des élections prévues le 23 décembre en République démocratique du Congo.

Le "comité laïc de coordination", proche de l'épiscopat, demande "plus de moyens à la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) pour la protection des civils pendant la période pré-électorale et post-électorale", dans une lettre à Antonio Guterres distribuée à la presse.

Le mandat de la Monusco doit être renouvelé le 27 mars par une nouvelle résolution du Conseil de sécurité.

Le CLC propose à M. Guterres de faire du 30 avril "la date ultime" pour la mise en oeuvre par le régime Kabila des mesures de "décrispation politique": "libération des prisonniers politiques" et "annulation des poursuites judiciaires contre les opposants et/ou exilés politiques".

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Candidat déclaré, l'opposant en exil Moïse Katumbi a annoncé qu'il rentrerait en juin en RDC où il risque d'être emprisonné après sa condamnation dans une affaire immobilière dont il conteste tout fondement.

Le CLC a aussi annoncé qu'il suspendait "jusqu'au 30 avril ses actions d'envergure de protestation et de revendication", tout en se déclarant "dans l'obligation de les reprendre et de les intensifier" après cette date s'il n'a pas obtenu gain de cause.

Le CLC a demandé la "levée d'interdictions des manifestations". Les autorités avaient interdites ses trois marches des 31 décembre, 21 janvier, et 25 février, dont la répression avait fait une quinzaine de morts.

Le CLC veut aussi la "fin du dédoublement des partis politiques" d'ici le 26 mars, jour où la commission électorale doit publier "la liste des partis et regroupements politiques autorisés à concourir aux prochaines élections".

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L'opposition accuse le président Kabila d'avoir "dédoublé" des partis pour les affaiblir, comme le parti historique d'opposition UDPS, étiquette que revendique le fils de son fondateur, et l'actuel Premier ministre.

Le président Kabila a plongé la RDC dans une grave crise politique en décidant de se maintenir au pouvoir au terme de son deuxième et dernier mandat le 20 décembre 2016.

Depuis ce coup de force, le calendrier électoral a été à plusieurs reprises modifié, avec des élections désormais fixées au 23 décembre 2018.

Joseph Kabila n'a pas déclaré publiquement qu'il ne briguerait pas un nouveau mandat - ce que lui interdit la Constitution - provoquant de fortes tensions dans le pays.

Avec AFP

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