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Doute sur la participation de la diaspora en RDC

La Commission électorale nationale indépendante (Céni) a présenté la machine à voter à Kinshasa, le 21 février 2018.

La participation des Congolais de l'étranger au processus électoral en République démocratique du Congo pourrait être compromise, selon plusieurs sources officielles, une incertitude qui accroît la défiance de l'opposition.

La diaspora congolaise risque de ne pas participer aux élections du 23 décembre -supposées organiser le départ déjà différé du président Joseph Kabila- à cause "des contraintes de temps et de faisabilité", a déclaré à l'AFP une source de la Commission chargée d'organiser les scrutins.

"Le vote des Congolais de la diaspora pourraient être reporté", a renchéri un haut responsable de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

"L'hostilité des Congolais de la diaspora pose un réel problème de sécurité pour les agents (du recensement). L'argent fait aussi défaut, il faut être réaliste", a ajouté ce même responsable.

>> Lire aussi : L’opposition exige l’audit du fichier électoral en RDC

La veille, le président de la Céni, Corneille Nangaa, avait sollicité "l'arbitrage du Parlement" pour "qu'une option définitive soit levée sur la participation ou non de la diaspora congolaise aux scrutins du 23 décembre 2018", a révélé le président de l'Assemblée nationale Aubin Minaku.

Le recensement des Congolais de l'étranger est prévu du 1er juillet au 28 septembre, d'après le calendrier de la commission électorale.

"Il joue le jeu de Kabila. C'est inacceptable! C'est son propre calendrier, il doit l'appliquer. M. Nangaa tente de priver l'opposition de ce réservoir à voix de la diaspora réputée hostile au président Kabila et son groupe", a réagi Me Peter Kazadi, proche d'un candidat de l'opposition, Félix Tshisekedi (UDPS).

La Majorité présidentielle a indiqué qu'elle réagirait lundi.

Plusieurs voix ont mis en garde les autorités congolaises contre un nouveau report des élections du 23 décembre.

>> Lire aussi : Plus de 5 millions de doublons et plus de 900.000 mineurs radiés des listes électorales en RDC

Le président Kabila aurait dû quitter le pouvoir le 20 décembre 2016 au terme de son deuxième et dernier mandat, d'après la Constitution qui ajoute que "le président reste en fonction jusqu'à l'installation effective du nouveau président élu".

Des élections prévues fin 2017 ont été reportées au 23 décembre 2018.

Quelque 40.287.387 électeurs ont été inscrits en RDC pour élire un nouveau président et 500 députés nationaux.

Le Parlement examine actuellement la loi sur la répartition des sièges qui doit être promulguée d'ici lundi d'après le calendrier électoral.

Avec AFP

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VOA60 Afrique du 26 juin 2019

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L'ex-président Jammeh accusé d'agressions sexuelles par trois femmes en Gambie

L'ex-président Yahya Jammeh, au centre, en train d'aller en exil à l'aéroport de Banjul, Gambie, 27 janvier 2017.

L'ancien président Yahya Jammeh est accusé par trois Gambiennes de les avoir contraint à des relations sexuelles en usant de pressions morales, financières ou physiques lorsqu'il dirigeait ce pays pauvre d'Afrique de l'Ouest, selon un rapport de Human Rights Watch présenté mercredi au Sénégal.

"Yahya Jammeh a traité les femmes gambiennes comme ses choses", a expliqué à Dakar le célèbre avocat américain de Human Rights Watch, Reed Brody. "Le viol et l'agression sexuelle sont des crimes, Jammeh n'est pas au-dessus des loi".

Yahya Jammeh a dirigé d'une main de fer ce petit pays enclavé dans le Sénégal, à l'exception d'une étroite façade atlantique, de 1994 à son départ pour la Guinée équatoriale le 21 janvier 2017, sous la pression d'une force régionale.

Les défenseurs des droits humains accusent son régime d'actes systématiques de torture contre des opposants et des journalistes, d'exécutions extra-judiciaires, de détentions arbitraires et de disparitions forcées. Il est en outre soupçonné d'avoir détourné plusieurs centaines de millions de dollars.

L'ex-président gambien et ses collaborateurs ont "recouru à la coercition, à la tromperie et à la violence" pour obtenir des faveurs sexuelles, "ainsi qu'à des représailles lorsque les femmes refusaient ses avances", accuse l'enquête, menée avec l'ONG suisse TRIAL International.

En décembre 2014, Fatou Jallow, dite "Toufah", alors étudiante en art dramatique de 18 ans, a été élue "reine de beauté" lors d'un concours retransmis en direct à la télévision d'Etat.

Dans les six mois qui ont suivi, le chef de l'Etat l'a invitée plusieurs fois au palais présidentiel, couverte de cadeaux, puis lui a demandé de l'épouser, ce qu'elle a refusé, selon le récit de la jeune femme, qui a choisi de témoigner à visage découvert depuis le Sénégal, où elle a trouvé refuge.

En juin 2015, Yahya Jammeh l'a enfermée dans une pièce de son palais, menacée de mort et lui a injecté une substance au moyen d'une seringue, avant de l'immobiliser et de la violer, a-t-elle expliqué.

Selon plusieurs témoignages rapportés par les deux ONG, Yahya Jammeh s'est aussi entouré de "protocol girls" - des jeunes femmes qu'il recrutait personnellement comme assistantes, avec l'aide d'une cousine, Jimbee Jammeh, chargée de les mettre en confiance - avant de les harceler sexuellement.

L'une d'entre-elles, désignée par le pseudonyme "Anta", a expliqué que le président l'avait menacée de lui couper les vivres si elle se refusait à lui. Une autre, "Bintu", affirme que Yahya Jammeh lui a proposé une bourse d'études aux Etats-Unis avant de se rétracter devant son refus de relations sexuelles.

Une quatrième femme, Fatoumatta Sandeng, chanteuse connue en 2015, affirme avoir été forcée à se rendre dans le village du président, sans doute, estime-t-elle, pour la "piéger". Empêchée de quitter son hôtel pendant trois jours, elle avait finalement été autorisée à partir sans avoir eu de contact avec Yahya Jammeh.

Fille de l'opposant Solo Sandeng, dont la mort en détention en avril 2016 avait galvanisé l'opposition à Yahya Jammeh, Fatoumatta Sandeng dirige à présent une campagne internationale pour traduire l'ex-président et ses principaux collaborateurs en justice.

La Commission vérité et réconciliation (TRRC), qui enquête sur les crimes présumés du régime Jammeh, a entamé début juin sa 5e session d'auditions. Elle prévoit d'organiser des séances consacrées aux violences sexuelles dans les prochains mois.

Interrogé début 2018 sur une éventuelle demande d'extradition de Yahya Jammeh, son successeur Adama Barrow, qui l'avait battu à la présidentielle de décembre 2016, a indiqué qu'il attendrait la fin des travaux de la TRRC pour se prononcer.

"Ces femmes ont un courage immense et ont brisé la culture du silence. Il est important que la Commission vérité et réconciliation et le gouvernement leur offrent la possibilité d'obtenir réparation et justice", a déclaré Marion Volkmann-Brandau, principale enquêteuse ayant travaillé sur ce projet pour Human Rights Watch et TRIAL.

Premières épreuves du baccalauréat

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L'ONU promet son soutien dans l'exécution du mandat d'arrêt d'un chef de guerre congolais

Le juge président de la CPI, Robert Fremr, dans la salle d'audience de la Cour pénale internationale (CPI) à la Haye, aux Pays-Bas, le 28 août 2018.

Les Nations unies ont promis mercredi leur soutien à l'exécution d'un mandat d'arrêt émis par la justice militaire congolaise à l'encontre d'un chef de guerre accusé d'atteintes aux droits de l'Homme et de violences sexuelles dans l'est de la République démocratique du Congo.

L'auditorat militaire a lancé le 7 juin un mandat d'arrêt contre Guidon Shimiray Mwissa pour "participation à un mouvement insurrectionnel", "crime de guerre par recrutement d’enfants", et "crime contre l’humanité par viol", selon une information mercredi de Radio France internationale (RFI).

Déjà sous sanctions de l’ONU, des Etats-Unis et de la France qui ont gelé ses avoirs en 2018, le chef de guerre est à la tête depuis 2015 d’une coalition de groupes armés dans la province du Nord-Kivu.

Ce groupe baptisé NDC-R mène des offensives contre divers groupes armés hutus.

Le chef de guerre est aussi accusé de se "substituer aux autorités locales" et de se livrer avec ses hommes "à des exactions graves sur les populations civiles", d'après le mandat d'arrêt consulté et authentifié par RFI.

"Nous allons accompagner la justice militaire congolaise pour pouvoir exécuter ce mandat", a précisé la porte-parole de la Monusco Florence Marchal lors de son point-presse hebdomadaire.

"Depuis le début de l'année, près de 300 allégations de violences sexuelles liées au conflit ont été rapportés dans le territoire de Masisi (un des territoires du Nord-Kivu). Le bureau conjoint des droits de l'Homme a vérifié 111 cas entre janvier et avril dernier, dont la moitié sont imputables au NDC-R", a ajouté la porte-parole.

La Monusco a qualifié le mandat d'arrêt de "développement positif pour la sécurisation de la province et la lutte contre l'impunité".

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