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Au Texas, Trump soutient son ex-rival, "Ted le magnifique"

Beto O'Rourke, à gauche, et Ted Cruz, à droite, s'adressant à leurs partisans au Texas respectivement à Del Rio, le 22 septembre 2018 et à Columbus, le 15 septembre 2018

Donald Trump a donné de la voix lundi soir au Texas pour son ancien rival à la présidentielle, le sénateur Ted Cruz, avec lequel il a longtemps échangé insultes et formules assassines mais qu'il appelle désormais "Ted le magnifique".

Durant la campagne, il avait affublé le champion de la droite religieuse du surnom moqueur de "Ted le menteur", avait répandu des rumeurs sur son père et s'était moqué du physique de sa femme.

Mais à 15 jours d'élections de mi-mandat à l'issue incertaine, il a apporté sa fougue et sa capacité à galvaniser les foules à celui qui, a-t-il assuré, "est devenu un ami".

L'équation politique est simple: Donald Trump a besoin de conserver la majorité républicaine au Sénat, et Ted Cruz est conscient qu'un coup de main présidentiel peut lui être utile dans un duel plus serré que prévu.

"Je vais faire une prédiction: en 2020, Donald Trump sera largement réélu président des Etats-Unis", a lancé devant une foule enthousiaste le sénateur, qui avait pendant la campagne traité le tempétueux milliardaire de "menteur pathologique".

"Il a défendu vos emplois, il a défendu vos frontières, il défend vos familles, il défend votre foi", a lancé de son côté le président américain dans le Toyota Center de Houston, avant de revenir longuement sur son sujet de prédilection en campagne: l'immigration.

"Nous avons besoin d'un mur rapidement", a-t-il martelé. "Sans frontières, nous n'avons pas de pays", a-t-il ajouté, avant de faire huer les journalistes présents, accusés d'être "Fake news".

"Vous savez ce que je suis ? Je suis un nationaliste", a-t-il lancé, ironisant longuement sur les "mondialistes".

Si les sondages placent Ted Cruz en tête, la réélection du sénateur ultra-conservateur est loin d'être la promenade de santé initialement espérée. Il fait face à la nouvelle étoile montante du parti démocrate, Beto O'Rourke.

"Beto", comme le surnomment ses partisans, lui donne du fil à retordre. Le style de ce quadragénaire, clairement ancré à gauche mais qui se tient à l'écart d'une rhétorique anti-Trump un peu systématique qu'il juge stérile, a marqué les esprits, au point que certains en ont déjà fait leur "sauveur" pour la présidentielle de 2020.

"Gauchiste radical"

Accusé d'être un "poids plume" par le président américain, ce dernier a décidé de ne pas donner dans la surenchère.

"Je pense que cela n'a tout simplement aucun sens de répondre", a-t-il déclaré sur ABC. "L'agressivité et les échanges d'insultes occupent malheureusement une place centrale dans le débat politique: soit vous jetez de l'huile sur le feu, soit vous restez concentré sur l'avenir".

Sur scène, face à une marée de casquettes rouges "Make America Great Again", Donald Trump a moqué le jeune démocrate qualifié de "gauchiste radical qui plaide pour des frontières ouvertes".

Il a aussi tressé des lauriers au sénateur républicain en quête d'un deuxième mandat à la chambre haute du Congrès.

Durant la campagne pourtant, lorsque Ted Cruz était son ultime opposant dans la course à la nomination républicaine, les coups ont volé bas, très bas.

Donald Trump avait donné du crédit à l'affirmation du tabloïd National Enquirer selon laquelle le père d'origine cubaine du sénateur, Rafael Cruz, avait fréquenté Lee Harvey Oswald, l'homme accusé d'avoir tiré sur John F. Kennedy en 1963, et qui a lui-même été assassiné deux jours après.

Le sénateur du Texas avait accusé le magnat de l'immobilier d'être derrière un article du même tabloïd affirmant qu'il avait trompé sa femme, Heidi.

A l'issue de la primaire, Ted Cruz ne s'était pas formellement rallié à ce dernier. Lors de la convention républicaine à Cleveland en juillet 2016, il avait refusé à la tribune d'appeler à voter pour lui à l'élection de novembre, invitant les républicains à voter "selon leur conscience".

Avec AFP

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Vaccin anti-coronavirus: le G20 promet "un accès abordable et équitable pour tous"

Des flacons avec un autocollant indiquant "COVID-19 / Vaccin contre le coronavirus / Injection uniquement" et une seringue médicale, le 31 janvier 2020. REUTERS / Dado Ruvic

En quelques jours, les annonces sur l'efficacité de projets de vaccin contre la maladie Covid-19 se sont enchaînées. Avec la vaccination à portée de main, les enjeux financiers de cette course planétaire sont énormes. L'OMS reste prudente.

Lors de leur sommet virtuel qui s'est achevé dimanche, les leaders du G20 se sont engagés à garantir "un accès abordable et équitable pour tous" aux vaccins.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déjà recensé 48 candidats vaccins dont 11 qui en sont au dernier stade des essais sur des dizaines de milliers de volontaires à travers le monde.

L'alliance américano-allemande Pfizer/BioNTech a affirmé en premier, le 9 novembre, que son vaccin est efficace à 90%. Deux jours plus tard, les Russes de l'institut Gamaleïa ont renchéri, avec 92% d'efficacité.

Puis c'est au tour d'une autre société américaine, Moderna, d'assurer que l'efficacité de son produit est de 94,5%. Deux jours après, Pfizer/BioNTech révise à la hausse les résultats de ses essais cliniques avec une efficacité annoncée a 95%.

La pandémie de Covid-19 était à l'ordre du jour du sommet virtuel du G20 ce week-end. L'Arabie Saoudite était le pays hôte. Photo prise le samedi 21 novembre 2020.
La pandémie de Covid-19 était à l'ordre du jour du sommet virtuel du G20 ce week-end. L'Arabie Saoudite était le pays hôte. Photo prise le samedi 21 novembre 2020.

L’espoir est donc permis, mais des questions restent en suspens: ces vaccins empêchent-ils carrément la transmission du coronavirus? Pendant combien de temps durera la protection qu'ils accordent? Quels sont leurs effets secondaires?

Aux États-Unis, des sénateurs se sont portés volontaires pour participer aux essais cliniques dans l'espoir de rassurer le public dont une grande partie, les "anti-vaxxers", reste méfiante à l'égard des vaccins.

C'est le cas par exemple du sénateur Rob Portman, un républicain qui représente l'État de l'Ohio. Il a participé aux essais cliniques menés par l'équipe de la multinationale Johnson & Johnson.

Un autre sénateur républicain, Steve Daines du Montana, a choisi de participer aux essais de Pfizer. "Il s'agit de restaurer l'espoir. Il s'agit de rétablir la normalité dans notre mode de vie", a-t-il confié à Fox News.

Toutefois, le responsable des situations d'urgence de l'OMS, Michael Ryan, a prévenu mercredi que les vaccins n'arriveront pas à temps pour lutter contre la deuxième vague de la pandémie, et beaucoup de pays devraient s'apprêter à " l'affronter sans vaccins".

Selon l'expert, il faudra "au moins quatre à six mois" avant qu'il y ait des niveaux suffisants de vaccination.

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