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Le "fantasme" d'un nouveau djihad peul

Des éleveurs Hausa-Fulani et des acheteurs au marché aux bestiaux de Kara à Lagos, au Nigeria, le 10 avril 2019.

Assis en tailleur, paupières closes et paumes tournées vers le ciel, Saidu Bello se recueille au pied d'un imposant tombeau en marbre, recouvert de velours bleu: c'est à Sokoto, vieille cité du nord du Nigeria, que repose Ousmane Dan Fodio, l'un des grands noms de l'Islam africain.

"Je prie Allah pour qu'il me donne la même force qu'au Shehu" (Dan Fodio), confie le visiteur, un commerçant de 29 ans. "A chaque fois que je doute, je viens ici pour qu'il m'aide à prendre la bonne décision".

Dans la pénombre de la pièce, une dizaine de pèlerins récitent leurs prières dans un murmure, égrenant leurs chapelets de perles nacrées avec dévotion. Au Nigeria et dans toute l'Afrique de l'Ouest, pour de nombreux musulmans, Ousmane Dan Fodio est considéré comme un saint.

En 1804, ce Peul érudit et réformiste déclare la guerre sainte contre des souverains tyranniques. Il prône l'observance d'un "islam pur" et lance une insurrection qui, en 1808, conduit à l'établissement du califat de Sokoto.

Cet Etat islamique prospère, alors le plus grand d'Afrique, s'étendra du Burkina Faso au Cameroun modernes, jusqu'au renversement du dernier calife, tué par les Britanniques en 1903. Il fallait alors quatre mois pour le traverser d'est en ouest.

Leader politique charismatique, Dan Fodio inspirera tout au long du 19e siècle les djihads peuls en Afrique occidentale: celui de Sékou Amadou, fondateur de l'empire Macina, ou encore d'El Hadj Oumar Tall, fondateur de l'empire Toucouleur.

Dans le flot de pèlerins venus se recueillir, certains viennent d'aussi loin que le Sénégal, les bras chargés d'offrandes. Ils n'ont pas tous lu l'oeuvre du "Shehu", à qui l'on doit des dizaines de traités religieux et de poèmes, écrits en haoussa, en arabe et en foufoulde.

Beaucoup de ces fidèles sont des bergers peuls qui ne savent pas lire. Mais les imams et les maîtres des madrasas, les écoles coraniques, les leur ont enseignés.

Mohammed Abubakar Bambado, le Sarkin Fulani de Lagos, est assis sur son trône alors qu'il présidait une assemblée avec des Fulani à la recherche de ses conseils dans son palais situé dans le district de Surulere à Lagos, au Nigéria, le 28 avril 2019.
Mohammed Abubakar Bambado, le Sarkin Fulani de Lagos, est assis sur son trône alors qu'il présidait une assemblée avec des Fulani à la recherche de ses conseils dans son palais situé dans le district de Surulere à Lagos, au Nigéria, le 28 avril 2019.

"Il a unifié les anciens royaumes haoussas" qui ne cessaient de se faire la guerre et "combattu les injustices sociales et les privilèges indus", raconte à l'AFP le Pr Sambo Wali Junaidu, premier conseiller de l'actuel Sultan de Sokoto.

Descendant direct du premier calife et 20e du titre, Muhammadu Sa'ad Abubakar III reste, aujourd'hui encore, le plus haut dignitaire musulman du pays.

Mais dans un pays déchiré par les violences intercommunautaires, cette lecture historique d'un Dan Fodio "pacificateur" est loin de faire l'unanimité. Un cycle de violences et de représailles oppose en effet, avec une intensité croissante depuis trois ans, éleveurs peuls musulmans et agriculteurs chrétiens au Nigeria.

Ce conflit pour l'accès à la terre et à l'eau, dans le pays le plus peuplé du continent avec près de 200 millions d'habitants, touche en particulier les régions fertiles du centre, devenues l'objet d'une compétition féroce qui ranime les vieilles rancoeurs ethniques et religieuses.

Carte superposant les frontières du califat de Sokoto à son apogée et celles des pays aujourd'hui.
Carte superposant les frontières du califat de Sokoto à son apogée et celles des pays aujourd'hui.

Esclavage et razzias

C'est dans cette Middle-Belt, où se rencontrent un Nord à dominante musulmane et un Sud majoritairement chrétien, que se trouvaient les limites du califat de Sokoto. C'est également dans ces régions habitées par une multitude de peuples animistes que les soldats du califat lançaient razzias et expéditions pour capturer des esclaves.

Ces derniers rejoignaient en masse les plantations, les mines de sel ou l'industrie du fer qui faisaient alors la richesse du califat. Une économie entière basée sur le travail servile. Des témoignages de marchands de l'époque donnent une idée de l'ampleur du phénomène: dans la grande ville commerçante de Kano, vers 1824, il y avait pour chaque homme libre environ 30 esclaves.

"Cette histoire a laissé un traumatisme profond chez les populations autochtones qui se trouvaient dans la zone d'influence des empires islamiques précoloniaux" et dont beaucoup sont devenues chrétiennes par la suite, explique Alioune Ndiaye, enseignant à l'université de Sherbrooke, au Canada, et spécialiste du Nigeria. "Il y a encore cette peur chez les populations du Sud que les nordistes viennent +tremper le coran jusque dans l'océan+, pour utiliser l'expression consacrée".

De fait, à chaque nouvel épisode de violences, la presse nigériane - dont les principaux titres appartiennent à des magnats du Sud - n'hésite pas à comparer les éleveurs peuls à des "terroristes". Elle évoque un "complot peul" ayant pour objectif d'achever l'oeuvre de Dan Fodio en islamisant le Nigeria.

Avec l'élection en 2015 du président Muhammadu Buhari, un Peul musulman issu du Nord, qui entame son deuxième mandat, leur stigmatisation a encore empiré.

Sa lenteur à condamner les massacres, l'incapacité des forces de sécurité à protéger les populations et le fait qu'il ait placé essentiellement des Haoussas ou Peuls aux postes clés dans l'armée et la police, ont attisé les frustrations.

"De plus en plus, on entend les accusations d'une ethnicisation du pouvoir de la part du président Buhari, notamment au travers des nominations pour les postes stratégiques de la Fédération", poursuit M. Ndiaye.

Le Dr Ibrahim Abdullahi, qui représente un syndicat d'éleveurs à Kaduna (nord), estime que l'idée d'un "djihad peul" moderne relève du "pur fantasme" et d'une instrumentalisation politique.

A la différence de ce qui se passe au Mali ou au Burkina Faso, où les groupes djihadistes exploitent la fibre ethnique pour recruter parmi les peuls, au Nigeria les revendications des éleveurs sont généralement déconnectées de toute idéologie religieuse.

"La majorité des éleveurs peuls est pauvre, sans accès à l'éducation, et personne ne porte leur voix, pas même l'élite au pouvoir", poursuit le Dr Abdullahi. "Il est facile de leur faire porter la responsabilité de tout ce qui va mal dans le pays".

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La brigade anti-criminelle du Nigeria se transforme en "gang", selon des ONG

Mohammed Adamu, inspecteur general des services de police du Nigeria, Abuja le 29 juin 2020. (VOA/Gilbert Tamba)

La brigade de répression criminelle (SARS) est pointée du doigt dans un rapport publié le 26 juin dernier par Amnesty International à Abuja. L’ONG affirme que malgré l'adoption d'une loi anti-torture en 2017, les éléments de cette brigade continuent de recourir à la torture pour punir, extraire des informations et exécuter des suspects.

Dans un nouveau rapport, Amnesty International a documenté au moins 82 cas de torture, de mauvais traitements et d'exécutions extrajudiciaires par la brigade de la répression criminelle SARS entre janvier 2017 et mai 2020.

Les victimes de cette unité spéciale de la police nigériane créée pour lutter contre les crimes violents comme le vol à main armée, sont majoritairement des jeunes âgés de 18 à 35 ans, précise Amnesty International dans ce nouveau rapport baptisé Time to End Impunity (C'est le moment de mettre fin à l’impunité).

Isa Sanussi, directeur de la communication d’Amnesty International au Nigeria, souligne que c'est la troisième fois que les exactions de cette brigade sont documentées en détail. En vain.

"Le gouvernement nigérian n’a rien fait jusqu’ici pour traduire en justice cette unité de la police. Aucun officier de cette brigade n’a été traduit en justice", martèle-t-il.

La brigade nigériane de répression criminelle accusée d'exactions
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Beaucoup de Nigérians sont indignés par les violations systémiques des droits humains perpétrées par le SARS en toute impunité.

Des manifestations pour l'élimination de la brigade spéciale ont eu lieu dans plusieurs Etats du Nigeria.

Pour Deji Adeyanzu, directeur exécutif du groupe "Nigérians concernés", une des organisations de la société civile cette brigade n'est plus qu'un "gang criminel" avec des badges.

"Il faut revoir leur recrutement, leur formation, les circonstances et leurs conditions de travail", explique-t-il. "Il est difficile de savoir pour quelle raison ils commettent toutes ces atrocités, jusqu'à extorquer les gens et même les tueries extra-judiciaires".

La directrice du Centre pour la démocratie et le développement, Idayate Hassan, envisage une autre solution pour résoudre le problème. "Il ne faut pas trop insister sur la suppression de la brigade criminelle de la police nigériane. Nous devons plutôt parler plus de la transparence. SARS est une force spéciale qui doit sortir seulement lorsqu’il y a des cas de criminalité pour mener leur enquête dans la clandestinité", soutient-elle.

"Je suis certaine que nous avons des noms de certains officiers de cette unité coupables de crimes. Nous pouvons les traduire en justice", indique Idayate Hassan.

Parmi d’autres cas, Amnesty International évoque le cas d’un jeune boxeur amateur de 24 ans, Sunday Bang, qui avait été arrêté en octobre 2018, à son domicile à Abuja par des agents du SARS et accusé de vol.

Il a été détenu pendant 5 semaines sans avoir accès à sa famille, à des avocats ou à des soins médicaux. Au final, il n'a pas été inculpé. Il aurait subi des fractures et d'autres blessures en raison de la torture et d'autres mauvais traitements subis pendant sa détention.

L’ONG appelle à une véritable réforme au sein des forces de police nigérianes en mettant l'accent sur l’unité spéciale de la répression criminelle.

Cinq humanitaires enlevés par des jihadistes présumés

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La brigade nigériane de répression criminelle accusée d'exactions

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La France et ses alliés sahéliens tiennent sommet contre les jihadistes

Le président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani à son arrivée à l'aéroport de Ouagadougou, le 13 septembre 2019, à la veille du début du sommet du G5 en Afrique de l'Ouest. (Photo par ISSOUF SANOGO / AFP)

Les présidents de cinq pays du Sahel et de la France sont arrivés mardi à Nouakchott pour faire le point sur leur combat contre les jihadistes six mois après avoir décidé d'intensifier l'effort commun pour reconquérir le terrain perdu dans la région.

L'hôte mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani et ses homologues burkinabè, malien, nigérien, tchadien et français tiennent sommet six mois après s'être réunis à Pau (sud-ouest de la France) sous la pression d'une série de revers des armées de la région face aux jihadistes, de la mort de 13 soldats français et de remises en question de l'intervention française.

Ils se retrouvent dans le contexte inédit de la pandémie qui a longtemps fait douter de leur présence physique à cette réunion d'un jour. Malgré les masques et la profusion de précautions sanitaires, le climat est annoncé moins tendu que six mois plus tôt.

Emmanuel Macron, à son atterrissage pour son premier déplacement hors d'Europe depuis le début de l'épidémie, a déclaré que la France et ses alliés avaient "durant ces six derniers mois connu de vrais succès dans la lutte contre le terrorisme avec la neutralisation de chefs redoutés". Il a salué une "montée en gamme de l'intervention des armées sahéliennes".

Le sommet visera à "consolider (les) acquis", a-t-il dit, tout en affirmant la nécessité de "faire davantage en matière de retour de l'Etat", en particulier "au Mali, au Burkina, dans un contexte - on le sait - très compliqué".

Sahéliens et Français revendiquent les lourdes pertes infligées aux jihadistes en 2020 et la forte baisse des leurs.

Les experts, toutefois, continuent à dresser un sombre tableau. Chacun conserve à l'esprit la précarité de la situation et des gains réalisés, qui peuvent être annihilés en l'absence de progrès sur des fronts autres que militaire, comme la reconstruction civile ou la réconciliation.

De telles avancées sont jugées indispensables pour sortir la sous-région de la spirale des violences commencée en 2012 dans le nord du Mali.

Nouakchott est présenté, côté français, comme l'occasion de préparer l'avenir sur la lancée de Pau et de poursuivre l'effort consistant à associer à la lutte le plus grand nombre de partenaires, en particulier européens, par exemple au sein de Takuba, un groupement de forces spéciales censées accompagner les Maliens au combat.

Les chefs d'Etat du G5 Sahel, M. Macron, et des représentants d'organisations internationales (Union africaine, Francophonie, ONU, Union européenne) s'entretiendront d'abord à huis clos.

- "Gouvernement complaisant" -

Motif de satisfaction pour la France, la réunion sera ensuite élargie aux chefs de gouvernement allemand, espagnol et italien, par visioconférence pour la plupart.

A Pau, les présidents s'étaient entendus pour resserrer les rangs et de concentrer leur action contre l'organisation Etat islamique dans la "zone des trois frontières" (Mali, Burkina, Niger) sous un commandement conjoint de la force française Barkhane et de la Force antijihadiste du G5 Sahel.

Depuis, la France a augmenté les effectifs de Barkhane de 500 militaires pour les porter à 5.100. Elle et ses partenaires ont multiplié les offensives dans la zone des trois frontières, revendiquant la "neutralisation" de centaines de jihadistes.

Autre succès enregistré: dans le nord du Mali, où les forces spéciales françaises, aiguillées par un drone américain, ont tué le chef d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), l'Algérien Abdelmalek Droukdal.

Ces succès n'empêchent pas les groupes jihadistes d'étendre leur emprise au Burkina, qui s'enfonce dangereusement. Au Burkina, au Mali, au Niger, les accusations d'exactions contre les civils se multiplient contre les armées nationales.

La communauté internationale suit aussi avec préoccupation les évolutions politiques.

Au Burkina, des zones entières menacent d'être privées à la fin de l'année du scrutin présidentiel, qui risque donc d'être contesté. On élira aussi un nouveau président au Niger en 2020. Quant au Mali, son président est confronté à une contestation intérieure dont l'issue inquiète ses voisins ouest-africains et ses alliés.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a renouvelé lundi pour un an la mission de plus de 13.000 Casques bleus au Mali.

Le vote a été l'occasion pour les Etats-Unis de dire que "la sécurité continue à se détériorer au Mali où les groupes terroristes étendent leur territoire, alimentent les conflits intercommunautaires et tuent qui bon leur semble". Ils s'en sont aussi pris à un "gouvernement complaisant".

L'ECO, monnaie unique, mort-né par manque de confiance entre anglophones et francophones

Table des officielle à la cérémonie d’ouverture de la conférence de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) à Abuja, Nigeria, 26 avril 2018. (VOA/Gilbert Tamba)

Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a exprimé ses inquiétudes quant à la faisabilité de la monnaie régionale ECO, affirmant que les pays sont désormais à la croisée des chemins avec ce projet.

M. Buhari a brandi le risque de dislocation de la Cédéao en cas d’adoption unilatérale de l’Eco par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), dominée par les anciennes colonies de la France.

Abuja déplore le manque de confiance qui prévaut dans les discussions devant mener à une adoption commune de la nouvelle monnaie prévue pour l'ensemble de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'ouest (Cédéao).

En février dernier le Nigeria avait formulé une demande de prolongation du délai pour le lancement de la monnaie unique. Abuja souhaite aussi que "les critères de convergence" (les conditions économiques à remplir par tous les membres) soient atteints par la majorité des pays.

"C’est un problème entre Francophones et Anglophones", explique Djibrin Ibrahim, professeur de sciences politiques à l’Université d’Abuja​. "Mais il y a aussi un deuxième problème, il s’agit des critères, des conditions et des principes annoncés pour l’établissement de cette nouvelle monnaie. La plupart des pays ouest-africains n’arrivent pas a remplir ces conditions qui sont très exigeantes et difficiles", ajoute-t-il.

La demande du Nigeria ne fait pas l’unanimité entre les dirigeants de la zone UEMOA qui, sous la houlette du président ivoirien, Alassane Ouattara, semblent ne pas vouloir faire marche arrière sur leur volonté d’adopter l’Eco en remplacement du Franc CFA. Une adoption prévue en principe au cours du deuxième semestre de 2020.

"Il faut procéder avec prudence et respecter le processus garantissant la crédibilité, la durabilité, la prospérité et la souveraineté", précise le président Buhari. "Nous ne pouvons pas nous ridiculiser en entrant dans une union qui ne va pas survivre pour longtemps. Nous devons être clairs et sans équivoque sur notre position concernant ce processus", souligne le chef de l'État de la première puissance économique africaine.

Le problème, en clair, semble être un rapprochement excessif des pays francophones avec leur ancien colonisateur, la France.

Une critique avancée aussi par la société civile.

"La controverse autour d’un accord entre les différents chef d’Etats de l’Afrique de l’Ouest montre clairement le manque d’unité, de cohésion et de compréhension sur l’importance d’une Cédéao commune et prospère", selon Auwal Musa Rafsanjani, directeur exécutif du CISLAC, une organisation qui plaide pour des réformes du secteur public au Nigeria.

"Si les pays ouest-africains veulent avoir une monnaie unique, ils doivent s’unir sans permettre aux pays Européens comme la France de participer", tranche l’économiste Odillim Envegdara​. "Dans les prochaines 10, 15 ou 20 ans, l’économie du Nigeria sera supérieure a celle de la France... si le Nigeria dit non à une monnaie, cette monnaie n’ira nulle part", tranche-t-il.

"Il est clair que le désaccord que nous observons entre les pays Francophones et Anglophones est le résultat du refus de la France de comprendre que l’Afrique a grandi", soutient l’opposant nigérian Jusuf Sani du parti ADP.

Au siège de la Cédéao à Abuja, on se refuse tout commentaire sur la question.

Le 20 mai, la France a accepté de mettre fin à son engagement à arrimer le franc CFA. Les 14 pays de la zone franc n'auront plus à déposer la moitié de leurs réserves de change auprès de la France.

Malgré cela, le chemin vers une monnaie unique en Afrique de l’Ouest parait encore très long et parsemé d’embûches.

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