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Au moins 11 morts dans un attentat dans l'est de l'Afghanistan

An injured man receives a treatment at the hospital, after a suicide attack in Jalalabad, Afghanistan, June 13, 2019.

Un attentat visant à un poste de contrôle de la police à l'entrée de la ville de Jalalabad, dans l'est de l'Afghanistan, a tué au moins onze personnes jeudi, selon un dernier bilan des autorités.

La branche afghane du groupe Etat islamique (EI) a revendiqué l'attentat commis par un kamikaze à pied qui a fait fait exploser la charge qu'il transportait, selon Attaullah Khogyani, porte-parole du gouverneur de la province du Nangarhar, dont Jalalabad est le chef-lieu.

Le chef adjoint de l'hôpital provincial, Shoaib Sahak, a indiqué à l'AFP que "onze personnes ont été tuées et 13 blessées".

Un peu plus tôt, M. Khogyani avait fait part d'un bilan de "quatre policiers et cinq civils tués" dont un enfant, et douze blessés "dont trois policiers et trois enfants".

Le mois dernier, trois explosions consécutives dans le centre-ville de Jalalabad avaient tué trois personnes et en avaient blessé 20 autres.

La ville proche de la frontière pakistanaise avait jusque-là été épargnée par les attentats, les combats, essentiellement contre l'EI, se tenant dans des districts reculés de la province.

Cependant, au moins 16 civils avaient été tués mi-mars dans une attaque-suicide suivie d'échanges de tirs contre une entreprise locale de travaux publics BTP proche de l'aéroport de Jalalabad. Les talibans avaient assuré ne pas être impliqués.

Quelque 3.804 civils, dont 900 enfants, ont été tués en Afghanistan en 2018, et 7.189 autres blessés. Ce fut l'année la plus meurtrière jamais enregistrée pour les civils dans le pays.

Au début du mois à Kaboul, sept personnes ont été tuées dans deux attentats distincts qui ont visé deux autobus transportant des employés du gouvernement, puis des étudiants.

L'EI a revendiqué ces attentats.

L'émissaire américain pour la paix en Afghanistan, Zalmay Khalilzad, est actuellement en tournée dans le pays à la rencontre de leaders politiques et membres de la société civile dans l'espoir du lancement de pourparlers intra-afghans avec les talibans.

Le représentant spécial de l'Union européenne, Roland Kobia, est également dans le pays pour soutenir le processus.

Dans un geste de bonne volonté, la présidence afghane a annoncé jeudi avoir libéré 490 prisonniers talibans, malades ou ayant moins d'une année de prison à purger, sur les 887 que le président Ashraf Ghani s'était engagé à libérer début juin à l'occasion de l'Aïd-El-Fitr, la fête qui marque la fin du ramadan.

M. Khalilzad devrait se rendre dans les jours prochains au Qatar pour un nouveau cycle de négociations entre les Etats-Unis et les représentants du groupe insurgé, portant sur un calendrier de retrait des troupes américaines en échange de promesses en matière de contre-terrorisme.

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Une fille meurt sous les coups d'une "exorciste" au Sri Lanka

La police a arrêté dimanche au Sri Lanka une femme se disant "exorciste" après la mort d'une fille de neuf ans qu'elle avait rouée de coups dans le cadre d'un rituel.

La femme, dont l'identité n'a pas été communiquée, est accusée d'avoir battu à plusieurs reprises la petite fille à coups de bâton en affirmant vouloir "faire sortir un démon qui avait pris possession de l'enfant", a expliqué le porte-parole de la police Ajith Rohana.

La petite fille avait été conduite par ses parents chez cette femme dans le village de Meegahawatte, tout près de la capitale Colombo. Des voisins, alertés par les appels au secours de l'enfant, sont arrivés trop tard pour la sauver.

"L'enfant s'était écroulée après les violents coups reçus. Elle a été déclarée morte à l'hôpital", selon M. Rohana.

La région a connu ces dernières années plusieurs cas de soi-disant tentatives d'exorcismes dont plusieurs ont provoqué des blessures voire le décès de ceux qui y étaient soumis, a-t-il ajouté.

Parmi les 21 millions d'habitants du Sri Lanka, nombreux sont ceux qui ont recours à des guérisseurs, sorciers ou exorcistes auto-proclamés.

Une militante libérée de prison en Inde après des accusations de torture

Manifestation de fermiers dans l'Haryana, le 27 décembre 2020. Les femmes ont joué un rôle croissant dans les contestations d'agriculteurs et d'ouvriers en Inde.

Nodeep Kaur, militante pour les droits du travail, arrêtée le mois dernier dans une manifestation ouvrière, a été libérée sous caution vendredi, quelques jours après que ses proches ont affirmé qu'elle avait été torturée et agressée sexuellement en détention.

Nodeep Kaur, âgée de 25 ans et appartenant à la communauté marginalisée des dalits (anciennement appelés "les intouchables"), avait été arrêtée dans une manifestation d'ouvriers devant une usine à la périphérie de la capitale indienne New Delhi.

Sa soeur Rajvir Kaur a confirmé vendredi qu'elle avait obtenu une libération sous caution de la Haute Cour du Pendjab et de l'Haryana (Nord). "Nous devons également lui faire passer un examen médical", a-t-elle précisé.

La police l'a arrêtée pour rassemblement illégal, tentative de meurtre et extorsion, selon des informations des médias locaux.

Son arrestation a déclenché une vague d'indignations et sa famille et ses partisans ont affirmé qu'elle avait été agressée sexuellement et torturée en détention. La police nie ces allégations.

Meena Harris, nièce de la vice-présidente américaine Kamala Harris, avait appelé à sa libération au début du mois, en tweetant qu'elle avait été "arrêtée, torturée et agressée sexuellement" en détention.

Le député travailliste britannique Tanmanjeet Singh Dhesi a évoqué l'arrestation de Nodeep Kaur au Parlement britannique, se disant alarmé par les accusations de torture.

La jeune femme a également participé au mouvement de protestations d'agriculteurs contre les réformes du gouvernement indien libéralisant les marchés agricoles.

Ces manifestations ont été abondamment commentées sur Twitter notamment par la pop star Rihanna et la militante suédoise pour le climat Greta Thunberg, suscitant la colère du gouvernement nationaliste hindou de Narendra Modi.

Des questions sur l’efficacité et la sûreté des vaccins anti-covid

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Japon: des robots offrent du réconfort aux confinés

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Une jeune domestique à Singapour ne pesait plus que 24 kilos à sa mort

Singapour

Une Singapourienne a reconnu avoir affamé, battu et tué sa domestique birmane qui ne pesait plus que 24 kilos au terme d'une année de sévices, selon les procureurs, qui y ont vu l'une des pires affaires de maltraitance de l'histoire de la cité-Etat.

Singapour compte environ 250.000 domestiques qui viennent généralement de pays asiatiques pauvres. Et les cas de mauvais traitement sont légions.

Mais les sévices endurés par Piang Ngaih Don jusqu'à son décès en 2016 avaient rarement été vus dans la ville, la jeune femme ayant reçu des coups de pied, de balai, été victime d'étouffement et de brûlures au fer à repasser, selon des documents judiciaires.

Gaiyathiri Murugayan, 40 ans, a plaidé mardi coupable de 28 chefs d'accusation, dont celui d'homicide volontaire. Passible de la prison à perpétuité, elle connaîtra sa peine ultérieurement.

"Le tribunal ressent une légitime colère à l'idée qu'un être humain en traite un autre d'une façon aussi inhumaine, et la loi doit s'appliquer dans toute sa force", ont affirmé les procureurs.

Piang Ngaih Don avait été embauchée en 2015 par Mme Gaiyathiri et son époux, un policier, pour s'occuper de leur fille de quatre ans et de leur garçon d'un an.

Mme Gaiyathiri infligea presque quotidiennement des sévices à son employée, et parfois plusieurs fois par jour, selon ces documents qui précisent que la mère de l'accusée, âgée de 61 ans, se livrait parfois aussi à des violences.

La domestique ne recevait que très peu à manger et perdit près de 40% de son poids pour ne peser finalement que 24 kilos au moment de son décès en juillet 2016. Elle n'était autorisée à dormir que cinq heures par nuit.

L'accusation n'a pas retenu la qualification la plus lourde qui aurait été passible de la peine capitale en prenant en compte le fait que l'accusée souffrait de plusieurs maladies, dont la dépression.

Son mari est également poursuivi.

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