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Crimes/enquêtes

Au Cameroun, une sextape conduit à des inculpations

Martin Camus Mimb ,analyste camerounais des questions de sports, promoteur de radio, journaliste sportif, formateur en communication et écrivain. (Photo Wikimedia Commons)

Au Cameroun, le directeur de Radio Sport Info Martin Camus Mimb et son ami et chef traditionnel Wilfrid Eteki comparaîtront devant un tribunal le 22 juillet pour proxénétisme, publications obscènes, propagation de fausses nouvelles, diffamation et cybercriminalité.

Ces accusations sont portées par Malicka Bayemi, une jeune femme de 24 ans, qui est apparue dans son intimité en juin sur des images diffusées en ligne dans le bureau de Martin Fleur Mimb Hiol, alias Martin Camus Mimb, à Douala.

Cette affaire de moeurs a été très médiatisée. Le journaliste Mimb, âgé de 47 ans, soutient que ces faits avaient eu lieu pendant son absence.

Dans une lettre, ce père de 5 enfants, a exprimé ses regrets pour une "situation malheureuse" et demandé pardon à Malika.

Mimb a aussi demandé pardon aux personnes heurtées par cette scabreuse affaire qui a provoqué un tollé au pays des Lions indomptables.

S'il a reconnu que les photos et les vidéos scandaleuses ont été prises dans son bureau, Mimb n'a jamais avoué avoir participé aux ébats ni à la publication des images, qui, selon la défense de Malicka, avait "blessé et ruiné" l’image de la jeune femme.

Coupable ou non coupable?

Le journal Le Temps publie que tout commence le 16 juin 2021 quand Malicka Bayemi est contactée par Wilfrid Eteki, une connaissance de longue date, qui lui promet "un truc hors normes", chez un ami. Ils se rendent au bureau de Martin Camus Mimb à la radio RSI où les trois boivent du Jack Daniels.

Ensuite, toujours selon le journal, Malicka a des relations intimes avec Wilfrid Eteki, que Martin Camus Mimb filme. Ensuite, elle a des rapports sexuels avec le journaliste, qui ne sont pas filmés. Puis les trois se prennent en photo avant que Martin Camus Mimb ne dédicace son livre, Debout! L’histoire vraie d’un miraculé, en écrivant: "Malicka, tu incarnes des plaisirs qui transpirent la force et le courage […] tu enchantes le monde", relate Le Temps.

Plus tard Malicka et Wilfrid quittent Mimb et s’arrêtent dans un snack-bar du quartier pour prendre encore un verre. Les vidéos de leurs ébats sont déjà sur les réseaux sociaux sans que la jeune femme ne s'en doute. Ce n'est que lorsque des gens la montrent du doigts dans la rue qu'elle commence à se douter de quelque chose.

Dans un premier temps, Martin Camus Mimb a tout nié, prétendant ne pas connaître les deux protagonistes. Il a d'ailleurs affirmé être victime d’un complot orchestré par Malicka. De son côté, Wilfrid Eteki a reconnu avoir eu des relations intimes avec la jeune femme. Mais il soutient que la diffusion des images de leurs ébats est due à une erreur de manipulation.

Les enquêtes en cours devraient faire éclater la vérité.

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Troisième suicide parmi les policiers qui avaient défendu le Capitole

Des barrières anti-émeutes et du fil barbelé renforcent la zone de sécurité au Capitole, à Washington, le 19 janvier 2021.

Les autorités américaines ont annoncé lundi le troisième décès par suicide de l'un des policiers qui étaient intervenus au capitole lorsque le bâtiment avait été pris d'assaut par des manifestants en colère le 6 janvier.

Selon un communiqué de la police métropolitaine de Washington DC, l'agent en question, Gunther Hashida, a été retrouvé mort à son domicile jeudi dernier.

En poste à la police métropolitaine depuis mai 2003, il faisait partie de l'équipe d'intervention d'urgence au sein de la division des opérations spéciales.

Il s'agit du troisième suicide connu parmi les policiers qui avaient été déployés pour mettre fin à l'assaut du Capitole le 6 janvier. Ce jour là, le Congrès s'était réuni pour valider les résultats de l'élection présidentielle de novembre 2020, remportée par le démocrate Joe Biden, qui avait triomphé sur le républicain Donald Trump.

Gunther Hashida était marié et le père de trois enfants, rapporte le quotidien New York Daily News. Avant lui les policiers Jeffrey Smith et Howard Liebengood s'étaient suicidés peu de temps après les événements du 6 janvier.

A ce jour, plus de 500 personnes ont été inculpées à travers les États-Unis dans le cadre de ces événements.

Manifestation de la diaspora africaine en Inde après la mort d'un Congolais en détention

Patrouille de police dans une rue de Bangalore, en Inde, le 12 août 2020.

Selon la presse indienne, il s'agit d'un ressortissant de la RDC.

Une manifestation de la diaspora africaine en Inde a eu lieu lundi, après l'annonce officielle de la mort d'un étudiant congolais qui était entre les mains de la police, a-t-on appris de source officielle.

L'étudiant congolais, Joel Shindani Malu, avait été arrêté dans la nuit parce qu'il était soupçonné de posséder des drogues, selon une source policière.

Criant au racisme, la communauté africaine de la ville, mobilisée par un groupe dénommé "Fédération panafricaine", a organisé une manifestation suite à laquelle au moins six ressortissants de pays africains ont été blessés dans des échauffourées avec la police.

Le quotidien Deccan Herald précise qu'il s'agit d'un ressortissant de la République démocratique du Congo. Son visa et son passeport avaient expiré en 2015, selon la chaîne indienne NEWS18. Les tentatives de la VOA de confirmer ces détails auprès des autorités congolaises n'ont pas reçu une réponse immédiate.

Joel Malu, 27 ans, a été arrêté par la police dimanche pour possession d'une petite quantité de pilules d'ecstasy, une drogue illégale, et il est décédé en garde à vue lundi matin d'un arrêt cardiaque, selon un responsable.

L'étudiant avait auparavant été diagnostiqué comme souffrant de bradycardie, et les tentatives pour le ranimer furent vaines, selon la même source.

Après son décès, plusieurs ressortissants de pays africains ont organisé une manifestation devant le commissariat de police et se sont bagarrés avec des policiers.

Les manifestants ont réfuté l'affirmation de la police selon laquelle Joel Malu était mort d'un arrêt cardiaque et ont accusés de l'avoir détenu à tort. La police a fait usage de matraques pour repousser les manifestants et en a arrêtés une douzaine.

La police a ajouté avoir ouvert une enquête sur ce décès.

Les ressortissants des pays africains accusent souvent la police indienne de harcèlement et de racisme.

Nombre d'entre eux affirment qu'ils sont régulièrement détenus sur la base de fausses accusations de trafic de drogue et qu'ils sont quotidiennement victimes de discrimination.

Avec AFP et Reuters

Espagne: après un an d'exil, Juan Carlos toujours cerné par les enquêtes

L'ancien roi d'Espagne, Juan Carlos

Le 3 août 2020, l'ex-roi d'Espagne Juan Carlos quittait son pays pour entamer un exil doré aux Emirats. Un an plus tard, les enquêtes judiciaires qui l'ont poussé à partir sont toujours en cours et hypothèquent son éventuel retour.

L'ancien monarque, âgé de 83 ans, avait alors expliqué vouloir "faciliter" à son fils Felipe VI "l'exercice" de ses fonctions devant "les conséquences publiques de certains événements passés de (sa) vie privée".

Mais sa destination, les Emirats arabes unis, avait encore plus attisé les critiques, alors que ses liens avec les monarchies du Golfe sont au centre des soupçons sur sa fortune opaque.

Juan Carlos fait l'objet d'enquêtes en Espagne et en Suisse, où la justice cherche à déterminer s'il a empoché une commission dans le cadre de l'attribution à des entreprises espagnoles d'un contrat pour la construction d'un train à grande vitesse en Arabie saoudite en 2011.

Au centre de cette affaire figure un virement de 100 millions de dollars qu'il aurait reçu en 2008 de l'ancien roi saoudien Abdallah sur un compte en Suisse.

Visé en Espagne par deux autre enquêtes judiciaires, Juan Carlos a tenté d'éviter les poursuites en procédant depuis fin 2020 à deux régularisations fiscales d'un montant total de plus de 5 millions d'euros.

Mais la justice n'a pas encore statué et le fisc a, de surcroît, ouvert lui aussi une enquête pour déterminer l'origine de ces fonds.

Juan Carlos n'a été jusqu'ici poursuivi pour aucun délit. Mais ces enquêtes ont terni un peu plus la réputation de cette figure clé de la transition vers la démocratie après la fin de la dictature franquiste en 1975, qui a dû abdiquer en 2014 alors que se multipliaient déjà les révélations sur sa vie privée.

Les célébrations du 40e anniversaire du coup d'Etat militaire manqué du 23 février 1981, qu'il a contribué à faire échouer, ont dû se dérouler cette année en son absence.

Île paradisiaque

Si les détails des enquêtes le visant continuent de filtrer dans la presse espagnole, Juan Carlos est, lui, resté loin des projecteurs depuis un an sur l'île paradisiaque de Nurai, où il réside et où ses filles Elena et Cristina lui rendent visite régulièrement.

Il a donné une seule interview en février pour assurer au média en ligne OKDiario qu'il était en bonne santé et faisait de l'exercice "deux heures par jour", après la publication de photos le montrant en train d'être aidé par deux gardes du corps pour marcher.

Soucieux de préserver l'image de la monarchie, Felipe VI a pris ses distances avec son père, dont il a renoncé l'an dernier à l'héritage et qu'il a privé de son allocation annuelle de près de 200.000 euros.

Et selon José Apezarena, auteur de plusieurs livres sur Felipe VI, il ne veut pas donner son feu vert au retour de son père.

"Il est seul et s'ennuie"

Habituellement très mondain, "Juan Carlos est seul et s'ennuie" aux Emirats, souligne le journaliste. "Il veut revenir et l'a expliqué à son fils", mais "la position du palais royal" est de ne pas l'autoriser à revenir "tant que ses problèmes avec la justice ne sont pas terminés".

Abel Hernández, autre spécialiste des questions royales, croit au contraire que Juan Carlos pourrait faire son retour d'ici à "la fin de l'année" pour mettre fin, selon lui, à une "anomalie".

"C'est le roi qui a ramené la démocratie en Espagne", il n'est pas inculpé et "a régularisé sa situation avec le fisc, il ne semble donc pas très normal qu'il reste hors d'Espagne", juge-t-il.

Les ennuis de Juan Carlos ont donné des arguments aux partisans de l'abolition de la monarchie, comme le parti de gauche radicale Podemos, membre de la coalition gouvernementale, qui réclame une commission d'enquête parlementaire. Une initiative bloquée par les socialistes du Premier ministre Pedro Sánchez et la droite.

Deux sondages en début d'année ont montré que le soutien à la monarchie avait progressé depuis l'exil de Juan Carlos, redevenant majoritaire.

Mais selon une enquête publiée dimanche par le quotidien de droite La Razón, 42,9% des Espagnols pensent tout de même que les ennuis de l'ancien roi nuisent au règne de son fils.

Des rebelles attaquent un village centrafricain et tuent au moins six civils

Des casques bleus de la MINUSCA patrouillent devant la cathédrale de Bangassou le 3 février 2021, un mois après une attaque des rebelles.

Au moins six civils ont été tués samedi en Centrafrique après une attaque par des rebelles d'un village situé dans le nord-ouest du pays, près de la frontière avec le Tchad et le Cameroun, a annoncé la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

"Ce matin à l'aube des éléments du groupe 3R (Retour, Réclamation, Réhabilitation) ont lancé une attaque d'ampleur contre les positions des forces armées centrafricaines au village de Mann", à plus de 550 km de Bangui, "et en ont temporairement pris le contrôle", a affirmé à l'AFP le lieutenant-colonel Abdoulaziz Fall, porte-parole de la Minusca.

"Six civils ont été tués et il y a plusieurs blessés", a-t-il ajouté.

"La situation est sous contrôle et des patrouilles de contrôle ont été conduites dans le village et ses alentours par les Casques bleus", a-t-il précisé.

L'information a été confirmée à l'AFP par Bernard Dillah, député de cette région.

Le député Martin Ziguélé, opposant au régime du président Faustin Archange Touadéra, a pour sa part réagi dans un communiqué, exprimant sa "tristesse" après "l'attaque par le groupe armé 3R qui s'est soldée par sept victimes civiles et militaires et une personne kidnappée par les assaillants".

Lundi, une attaque lancée par des rebelles avait blessé un Casque bleu et tué un soldat centrafricain à Obo, à 900 km à l'Est de Bangui.

Les 3R, majoritairement composés de Peuls, sont l'un des plus puissants groupes armés de Centrafrique. Fin décembre, ils ont participé à la coalition rebelle qui a cherché à renverser le président Touadéra et faire échec à sa réélection.

Les forces gouvernementales ont réussi depuis à reprendre aux rebelles les agglomérations et une bonne partie des deux tiers du pays qu'ils contrôlaient depuis plusieurs années, essentiellement grâce au renfort de soldats rwandais et à la présence de centaines de paramilitaires russes combattant à leurs côtés.

A la demande de Bangui, la Russie a commencé en 2018 à déployer ces paramilitaires, notamment pour former l'armée centrafricaine et assurer la sécurité rapprochée du président Touadéra. Leurs effectifs ont été renforcés fin 2020 pour venir à la rescousse d'une armée très démunie face à l'offensive lancée par les rebelles.

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