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Attaque meurtrière au Rwanda : des rebelles présumés du FDLR présentés par la police

Les cinq hommes arrêtés au Rwanda ont dit appartenir à la milice FDLR selon la police à Nyabageni au Rwanda le 6 octobre 2019.

Cinq hommes arrêtés au Rwanda à la suite d'une attaque ayant fait 14 morts dans la nuit de vendredi dans le nord du pays, ont affirmé être des rebelles du Front démocratique de libération du Rwanda, lors de leur présentation au public par la police dimanche soir.

L'attaque a été menée près des frontières congolaise et ougandaise, dans une région qui a par le passé déjà été la cible de rebelles rwandais, installés en République démocratique du Congo et opposés au gouvernement de Kigali.

Un de ces groupes rebelles est le FDLR, une milice hutu fondée par des responsables du génocide rwandais de 1994, qui avait fait quelque 800.000 morts, selon l'ONU, essentiellement au sein de la minorité tutsi.

Après leur arrestation lors d'une opération de riposte durant laquelle les forces de sécurité ont tué 19 "terroristes", les cinq hommes ont été montrés au public dimanche soir dans le district de Musanze, où l'attaque a eu lieu, et des journalistes ont pu leur poser des questions.

Ils ont affirmé que leur but, comme le revendique depuis longtemps le FDLR, était de renverser le gouvernement rwandais. Leurs explications, fournies lors d'une conférence de presse organisée par la police, n'ont toutefois pas pu être vérifiées de manière indépendante.

"Nous sommes venus pour tuer des soldats, mais nos commandants ont commencé à tuer des civils et nous ont ordonné de faire de même", a déclaré l'un d'eux, Emmanuel Hakizimana, 27 ans, disant avoir été recruté par le FDLR en 2018 en Ouganda.

Dans la nuit de vendredi à samedi, des hommes armés avaient mené une attaque sur le secteur de Kinigi, dans le district de Musanze, faisant 14 morts, principalement à l'arme blanche.

Un autre membre du groupe, Théoneste Habumukiza, a affirmé qu'il étudiait en Ouganda lorsqu'il a été recruté pour "libérer le Rwanda de la tyrannie".

"Après être entrés au Rwanda et avoir tué des gens, nous avons essuyé des tirs de la part de soldats rwandais. Nous avons tenté de nous échapper, mais nous n'y sommes pas parvenus, donc nous nous sommes rendus aux soldats", a-t-il raconté.

Le district de Musanze est connu des touristes pour le parc national des volcans, qui abrite des gorilles des montagnes et fait face côté congolais au célèbre parc des Virunga.

L'armée congolaise avait annoncé le 18 septembre avoir tué le chef suprême du FDLR, Sylvestre Mudacumura, visé depuis juillet 2012 par un mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale, à quelque 60 kilomètres de Goma.

La dernière attaque menée par des rebelles au Rwanda datait de décembre 2018, et avait provoqué la mort de deux soldats rwandais dans le district de Rubavu, au sud de celui de Musanze.

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Procès de Paul Rusesabagina: le verdict attendu le 20 août

Paul Rusesabagina, au centre, dont l'histoire a inspiré le film "Hotel Rwanda", porte un uniforme de prison rose alors qu'il comparaît devant un tribunal de la capitale Kigali, Rwanda, le 25 septembre 2020.

Le verdict du procès contre Paul Rusesabagina, notamment poursuivi pour "terrorisme" au Rwanda, sera rendu le 20 août, a annoncé jeudi le tribunal de Kigali qui juge depuis février le héros du film "Hôtel Rwanda".

M. Rusesabagina a été rendu célèbre par ce film hollywoodien qui raconte comment l'ancien directeur de l'hôtel des Mille Collines à Kigali, un Hutu modéré, a sauvé plus de 1.000 personnes au cours du génocide de 1994 qui a fait 800.000 morts, principalement des Tutsi.

En juin, la prison à vie a été requise contre celui qui est désormais un opposant au président Paul Kagame, jugé aux côtés de 20 autres coprévenus.

Jeudi, lors du dernier jour d'audience dans ce procès qualifié de politique par la défense, le juge Antoine Muhima a déclaré que le verdict serait rendu avant 30 jours.

"Nous lirons le verdict le 20 août 2021 à 11H00" (09H00 GMT), a-t-il précisé.

"Nous avons passé beaucoup de temps ensemble durant ce procès, qui a duré de nombreux mois. Tous ceux qui voulaient parler ont eu le temps de le faire. Personne n'a été privé du droit de parler", a-t-il ajouté.

Paul Rusesabagina et ses avocats n'assistent plus aux audiences depuis le mois de mars, jugeant que ses droits à la défense ont été bafoués et qu'il est victime de mauvais traitements.

M. Rusesabagina est visé par neuf chefs d'accusation, dont celui de "terrorisme", pour son soutien présumé au Front de libération nationale (FLN), un groupe rebelle accusé d'avoir mené ces dernières années des attaques meurtrières au Rwanda.

Aujourd'hui âgé de 67 ans, M. Rusesabagina a participé à la fondation en 2017 du Mouvement rwandais pour le changement démocratique (MRCD), dont le FLN est considéré comme le bras armé. Mais il a toujours nié son implication dans des attaques menées par ce groupe en 2018 et 2019, qui ont fait neuf morts.

Paul Rusesabagina vivait en exil depuis 1996 aux Etats-Unis et en Belgique, pays dont il a obtenu la nationalité. Il a été arrêté en août 2020 au Rwanda dans des circonstances troubles, à la descente d'un avion qu'il pensait être à destination du Burundi.

Ce procès a suscité de nombreuses réactions internationales: les Etats-Unis, qui ont décerné à Paul Rusesabagina la médaille présidentielle de la liberté en 2005, ont demandé un procès équitable et le Parlement européen a réclamé sa libération.

Mardi, sa fille Carine Kanimba, qui lutte pour sa libération, a réagi avec force à des informations de presse selon lesquelles son téléphone a été ciblé par le logiciel d'espionnage Pegasus, au coeur d'un scandale mondial.

Génocide rwandais: l'ancien ministre Ngirabatware transféré au Sénégal

Augustin Ngirabatware (D), ancien ministre rwandais de l’urbanisme, est assis à côté de son avocat Cecil John Maruma (G) lors de sa première comparution devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) à Arusha, le 10 octobre 2008

L'ancien ministre rwandais Augustin Ngirabatware, condamné à 30 ans de prison pour son rôle dans le génocide au Rwanda en 1994, purgera le restant de sa peine au Sénégal, a indiqué mercredi la justice internationale.

Dans un document daté du 28 mai, rendu public mercredi, le juge Carmel Agius a ordonné le transfert de M. Ngirabatware au Sénégal "pour l'exécution de sa peine dès que possible après le prononcé du jugement" dans une autre affaire.

Dans ce dossier distinct, M. Ngirabatware et trois de ses proches ont été reconnus coupables le 25 juin d'avoir cherché à soudoyer et intimider des témoins dans le but d'annuler la condamnation pour génocide à l'encontre de l'ancien ministre.

Né en 1957 à Nyamyumba, M. Ngirabatware est le gendre de l'homme d'affaires Félicien Kabuga, accusé d'être le financier du génocide et arrêté en mai 2020 près de Paris.

Ministre du Plan au moment du génocide, qui a fait 800.000 morts selon l'ONU, essentiellement des membres de la minorité tutsi, Augustin Ngirabatware a été condamné en appel en 2014 par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), pour génocide et incitation à commettre le génocide dans sa commune de Nyamyumba (nord-ouest).

La condamnation avait été confirmée en 2019 au terme d'une procédure de révision de son procès devant le Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux (MTPI), qui a pris le relais du TPIR.

Docteur en économie formé en Suisse, M. Ngirabatware avait fui le Rwanda en juillet 1994. Il avait travaillé dans des instituts de recherche au Gabon et en France, avant d'être arrêté en Allemagne en 2007 puis transféré au TPIR un an plus tard.

Les Rwandais de Washington célèbrent leur 27e fête nationale

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Les autorités rwandaises annoncent le reconfinement de Kigali

Un technicien de laboratoire traite des échantillons pour vérifier s'ils contiennent le nouveau coronavirus, au Rwanda Biomedical Center (RBC) à Kigali, le 11 juillet 2020.

Le Rwanda a annoncé le reconfinement de la capitale Kigali, ainsi que de huit autres districts dans le pays, à partir de samedi et jusqu'au 26 juillet, pour endiguer l'explosion de cas de Covid-19 enregistrée ces dernières semaines.

"Les citoyens sont invités à réduire considérablement les interactions sociales et à limiter les déplacements aux seuls services essentiels", a annoncé le gouvernement rwandais dans un communiqué diffusé mercredi soir.

"Les mouvements et visites hors du domicile sont interdits sauf pour les services essentiels comme la santé, l'achat de nourriture, les banques", détaille le texte.

Les transports publics de personnes sont également arrêtés, les bureaux des entreprises et administrations fermés, les écoles fermées, les activités sportives et récréatives en plein air interdites et le nombre de personnes assistant aux enterrements plafonné à 15.

Les arrivées et départs à l'aéroport de Kigali sont toutefois maintenus, ainsi que les activités touristiques, dans le respect des protocoles sanitaires en vigueur.

Le couvre-feu décrété de 18H00 à 04H00 (16H00 à 02H00 GMT) reste en vigueur dans l'ensemble du pays, où les commerces doivent fermer à 17H00.

Le Rwanda avait dans un premier temps réussi à contenir la pandémie, imposant dès mars 2020 un des premiers confinements stricts sur le continent africain, ainsi que des campagnes poussées de détection et de traçage de cas contact.

Kigali avait déjà été replacée en confinement total en janvier pour une durée de deux semaines.

Ces dernières semaines, le Rwanda a été confronté à un net rebond de la pandémie, avec environ 800 nouveaux cas par jour submergeant les hôpitaux, qui se sont retrouvés en pénurie de lits.

Le pays de 13 millions d'habitants a enregistré un total de près de 51.000 cas de Covid-19, dont 607 mortels.

Comme dans de nombreux pays d'Afrique, la campagne de vaccination a été lente en raison d'un approvisionnement insuffisant et des réticences de la population.

Les autorités avaient prévu de vacciner 30% de la population cette année et 60% d'ici la fin 2022.

Au 14 juillet, seuls 401.160 personnes ont été vaccinées, soit un peu plus de 3% de la population.

Le Rwanda envoie 1.000 soldats dans le nord-est du Mozambique

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