Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

RDC

Le chef de la rébellion rwandaise FDLR tué par l'armée congolaise

Des membres de l'armée congolaise près de Goma, le 27 octobre 2013.

Le commandant des rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), Sylvestre Mudacumura, recherché par la justice internationale, a été abattu dans la nuit de mardi à mercredi par l'armée congolaise dans l'est de la République démocratique du Congo.

"Sylvestre Mudacumura a été neutralisé de manière définitive par notre armée. Il a été abattu dans la nuit de mardi à mercredi dans le groupement Bwito", dans le territoire de Rutshuru, province du Nord-Kivu, a déclaré à l'AFP le générale Léon-Richard Kasonga, porte-parole de l'armé.

Sylvestre Mudacumura, chef de la rébellion rwandaise des FDLR, tué en RDC
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:15 0:00

"La neutralisation de Sylvestre Mudacumura est une bonne nouvelle pour l'armée congolaise car il était à la tête de la branche radicale des FDLR qui s'est opposée au rapatriement volontaire au Rwanda. Sa neutralisation est un signal fort pour les autres rebelles", a ajouté l'officier sur le compte Twitter de l'armée.

Sylvestre Mudacumura était le commandant suprême des FDLR, dont les combattants sont disséminés dans les provinces congolaises du Nord et du Sud-Kivu ainsi que dans le nord du Katanga. La rébellion rwandaise des FDLR a été créée par des Hutu rwandais réfugiés dans l'est de la RDC après le génocide des Tutsi au Rwanda de 1994 (qui a fait plus de 800.000 morts selon l'ONU).

Ils sont opposés au pouvoir de Kigali. Les fondateurs de ce mouvement, ainsi qu'un certain nombre de ses plus anciens combattants, sont recherchés par la justice internationale qui les accuse d'avoir pris une part active au génocide et aux massacres des Hutus modérés.

Les FDLR n'ont pas mené d'action militaire d'envergure au Rwanda depuis 2001. Ils sont régulièrement accusés de commettre des atrocités contre les civils dans les zones sous leur contrôle dans l'est de la RDC, de recruter de force des enfants et de piller des villages, en plus de se livrer à de lucratifs trafics d'or et de bois.

Toutes les actualités

Attaque de Beni: entretien avec Nicaise Kibelbel O’ka, éditeur du quotidien Les Coulisses

Attaque de Beni: entretien avec Nicaise Kibelbel O’ka, éditeur du quotidien Les Coulisses
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:00 0:00

Evasion spectaculaire à la prison de Beni: ce que les témoins ont vu

Evasion spectaculaire à la prison de Beni: ce que les témoins ont vu
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:08 0:00

Le groupe Etat Islamique a revendiqué l'attaque contre la prison de Beni

Le groupe Etat Islamique a revendiqué l'attaque contre la prison de Beni
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:02 0:00

Minute Eco: Le Soudan récolte 1 milliard 115 million de tonnes de blé

Minute Eco: Le Soudan récolte 1 milliard 115 million de tonnes de blé
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:26 0:00

Plus de 1000 détenus se sont évadés de la prison de Beni

Un garçon passe devant le mur d'un centre de traitement du virus Ebola à Beni, en RDC, le 1er avril 2019. REUTERS/Baz Ratner

Au moins un millier de prisonniers, dont des présumés membres des Forces démocratiques et alliées (ADF), se sont évadés de la prison de Beni dans l'Est de la République démocratique du Congo, après une attaque attribuée à ce groupe armé, ont indiqué mardi des sources administrative et policière.

"La prison de Kangbayi a été attaquée par des ADF", a déclaré à l'AFP Modeste Muhindo Bwakanamaha, maire par intérim de Beni.

"Seule une centaine de détenus n'ont pas quitté la prison sur les 1.455 qui s'y trouvaient", a-t-il ajouté.

Selon Radio Okapi, les assaillants étaient lourdement armés et ils ont d'abord attaqué une position de l'armée qui surveillait la prison.

"Deux prisonniers (ont été) tués par balles et sur 1.300 détenus, un grand nombre s'est volatilisé dans la nature" après cette attaque conduite "par des rebelles ADF, vers 4h30", a pour sa part indiqué la police sur Twitter.

Des dizaines de militaires et policiers sécurisaient la prison mardi avant midi, tandis que les autorités locales visitaient le lieux, a constaté un correspondant de l'AFP.

Deux véhicules blindés de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) étaient positionnés sur les lieux.

Des riverains venus sur le lieux disaient craindre une recrudescence de "l'insécurité" après cette spectaculaire évasion, d'après les témoignages recueillis par l'AFP.

Les ADF sont accusés du massacre de plus d'un millier de civils dans la région de Beni depuis octobre 2014.

Ils sont accusés d'avoir tué des centaines de civils rien que depuis novembre l'année dernière, quand l'armée congolaise a annoncé une offensive contre leurs bases et leurs leaders dans la forêt et la jungle autour de Beni.

La radio onusienne Okapi précise que des combattants Maï-Maï faisaient aussi partie de ceux qui se sont évadés lors de l'attaque de mardi.

Les évasions ne sont pas rares dans les prisons surpeuplées de la RDC, construite pour la plupart pendant l'époque coloniale, avant 1960.

Voir plus

XS
SM
MD
LG