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L'armée syrienne progresse avant de fragiles pourparlers de paix à Genève

Le village rebelle de Maaret al-Numan dans la province d'Idlib en Syrie, a été bombardé par les forces russes. 12 janvier 2016. (REUTERS/Khalil Ashawi)

L'armée syrienne s'est emparée du dernier bastion rebelle clé dans la province de Lattaquié, tandis que des pourparlers de paix doivent débuter bientôt à Genève.

Dans le nord-ouest du pays, le régime poursuit sur sa lancée avec la prise de la localité stratégique de Rabia par "les forces armées, en coordination avec des troupes de défense populaire (milices prorégime)", a annoncé dimanche 24 janvier la télévision d'Etat. L'agence officielle Sana a fait état de "nombreux" rebelles tués.

Rabia était contrôlée depuis 2012 par des groupes rebelles, dont des Turkmènes syriens et le Front Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda.

"Au cours des 48H, les forces du régime ont encerclé la localité par le sud, l'ouest et le nord, s'emparant de 20 villages aux alentours", a précisé à l'AFP le directeur de l'OSDH Rami Abdel Rahmane.

Les reprises de Rabia et de Salma, un autre bastion rebelle tombé il y a une dizaine de jours, permettent au régime de renforcer son contrôle sur la province de Lattaquié, berceau de la famille du président Bachar al-Assad.

"Dans les prochains jours, nous serons en mesure d'annoncer que tout Lattaquié - ville et province- sera libérée des groupes armés", a déclaré à l'AFP un commandant de l'armée.

"Rôle essentiel" de la Russie

Rabia, la plus grosse agglomération de la zone montagneuse Jabal Turkmane, est un carrefour d'approvisionnement reliant la frontière turque aux places fortes rebelles, souligne Fabrice Balanche, spécialiste de la Syrie au Washington Institute.

"En s'emparant de cette route, l'armée peut bloquer les infiltrations des rebelles vers le sud et Lattaquié. Ils auront désormais du mal à s'approcher ou lancer des missiles sur l'aéroport" de Hmeimin.

Cet aéroport situé au sud de Lattaquié est utilisé par la Russie qui mène depuis le 30 septembre une intense campagne de frappes aériennes en soutien au régime.

Selon M. Abdel Rahmane, des responsables militaires russes ont dirigé la bataille de Rabia et les frappes russes y "ont joué un rôle essentiel".

Des combats se déroulent également depuis plusieurs jours pour le contrôle de la province de Deir Ezzor (est). 47 civils ont péri samedi dans le village de Khasham, dans des frappes probablement menées par l'aviation russe, tandis que 44 autres ont été tués la veille près de la ville de Deir Ezzor, selon l'OSDH.

"Pas de terroristes à table"

Loin du terrain militaire, l'incertitude demeure sur la date du début des négociations indirectes prévues sous l'égide de l'ONU entre le régime et l'opposition. Prévues au départ lundi à Genève, elles seront probablementretardées de quelques jours, sur fond de désaccords liés à la délégation de l'opposition.

De précédentes négociations avaient échoué en janvier-février 2014. Depuis, le conflit s'est complexifié avec la multiplication des acteurs et la montée en puissance de l'organisation jihadiste (EI) sur un territoire de plus en plus morcelé.

Le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier a affirmé dimanche la nécessité d'inclure les groupes rebelles dans les discussions.

"Où pensez-vous trouver des groupes modérés après plus de cinq ans de guerre civile et d'extrême violence?", a-t-il demandé.

"Bien sûr, nous ne voulons pas à la table de terroristes ou d'islamistes extrémistes qui voudront seulement saboter la solution politique, mais nous avons besoin de tous ceux qui représentent la société syrienne, qui exercent un pouvoir de facto (...) et sont prêts à mettre un terme aux combats dans le cadre des pourparlers", a-t-il déclaré, cité par le journal Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung.

Cette ligne n'est pas partagée par Moscou, qui a critiqué la nomination à la tête de la délégation de l'opposition de Mohamed Allouche, chef du groupe prosaoudien Jaïch al-Islam, qualifié de "terroriste" par le chef de la diplomatie russe Serguei Lavrov.

Les discussions de Genève doivent porter sur la feuille de route établie en décembre par le Conseil de sécurité de l'ONU qui prévoit un cessez-le-feu, un gouvernement de transition dans les 6 mois et des élections dans les 18 mois.

Par ailleurs, la Turquie a arrêté 23 membres présumés de l'EI qui tentaient de traverser la frontière depuis la Syrie. 21 enfants étaient avec les jihadistes, a précisé dimanche l'armée turque.

Avec AFP

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L'industrie aérienne envisage des réductions d'effectifs dans les 12 mois

Le logo de l'Association du transport aérien international (IATA), au salon international du tourisme ITB à Berlin, Allemagne, le 7 mars 2018. REUTERS / Fabrizio Bensch - UP1EE370TU52S

La plupart des compagnies aériennes envisage des réductions d'effectifs dans les douze mois à venir en raison d'une reprise du trafic aérien freinée par les incertitudes liées au Covid-19, selon un sondage publié mercredi par l'Association internationale du transport aérien (Iata).

"La majorité (55%) des responsables des compagnies aériennes interrogés s'attendent à devoir réduire leurs effectifs au cours des 12 mois à venir" en raison d'un trafic qui va rester faible à court terme, a indiqué l'Iata dans un communiqué.

Cette déclaration est le résultat d'un questionnaire sur la confiance des dirigeants de compagnies que l'organisation a envoyé à plus de 300 compagnies aériennes partout dans le monde.

45% des dirigeants ont indiqué avoir déjà réduit leurs effectifs en raison de l'impact de la crise du Covid-19 sur le secteur du transport aérien.

57% d'entre eux s'attendent à un recul de leur rentabilité au cours des 12 prochains mois et pensent que les prix des billets pourraient baisser en raison de la faible reprise de la demande. 19% misent sur une augmentation progressive des tarifs une fois que l'équilibre entre l'offre et la demande sera retrouvé.

L'Iata, qui regroupe 290 compagnies aériennes, table sur un retour du trafic aérien d'avant-crise en 2024 et estime à 63% la chute du trafic en 2020 par rapport à 2019 avec un manque à gagner de 419 milliards de dollars pour le secteur, en raison de la crise du coronavirus.

L'Asie Pacifique et l'Europe devraient être les premières à retrouver un trafic au niveau de celui de 2019 alors que l'Amérique du Nord et l'Amérique latine devraient connaître un retour à la normale plus lent qu'ailleurs, selon l'Iata.

Le secteur du transport aérien a été frappé de plein fouet par la crise du coronavirus avec la quasi-totalité des flottes d'avions clouée au sol et la suppression de dizaines de milliers d'emplois.

L'américaine United a annoncé qu'elle pourrait congédier jusqu'à 36.000 salariés. American Airlines a évoqué le chiffre de 25.000 suppressions.

L'allemande Lufthansa veut supprimer 22.000 emplois, Air Canada 20.000, British Airways 12.000, Air France-KLM jusqu'à 12.500, l'australienne Qantas 6.000, le scandinave SAS 5.000, le britannique EasyJet 4.500.

LATAM, la compagnie la plus importante d'Amérique latine, a annoncé la suppression de 2.700 emplois et est placée, comme la colombienne Avianca, sous la protection de la loi américaine sur les faillites.

En dépôt de bilan, le géant australien Virgin Australia est en passe d'être racheté par une société américaine et a annoncé mercredi qu'il allait fermer l'une de ses filiales et supprimer 3.000 postes.

La britannique Virgin Atlantic a déposé le bilan aux Etats-Unis et a déjà annoncé la suppression de 3.000 emplois.

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Les points de contrôle à New York pour faire appliquer la quarantaine covid-19

Des gens sont assis devant le Metropolitan Museum of Art le samedi 2 mai 2020 à New York, en respectant la distanciation sociale afin de prévenir la propagation du coronavirus. (Photo AP / Ron Blum)

New York va mettre en place des postes de contrôle aux accès clés de la ville afin de s'assurer que les voyageurs en provenance d'Etats américains très affectés par le coronavirus respectent bien la quarantaine qui leur est imposée, a annoncé le maire de la ville mercredi.

Les visiteurs venus de 35 Etats connaissant une forte recrudescence de l'épidémie, comme les très peuplés Etats de Floride et du Texas, sont actuellement soumis à une quarantaine de deux semaines à leur arrivée à New York.

Afin de tenter de mieux faire respecter cette mesure, le maire Bill de Blasio a annoncé que les forces de l'ordre allaient installer "des points d'enregistrement des voyageurs" au niveau des principaux ponts et tunnels menant à la métropole à partir de jeudi.

Les voyageurs en provenance des Etats problématiques devront alors remplir un formulaire de santé. Celui-ci doit aussi aider les autorités à faire un suivi des contacts en cas d'infection.

Les personnes arrivant dans les aéroports de New York doivent déjà remplir ce formulaire. Quiconque refuse de le faire risque une amende de 2.000 dollars.

"La ville de New York tient bon contre le Covid-19, et les New-Yorkais ont montré une discipline exemplaire", a déclaré M. de Blasio. "Nous n'allons pas laisser cet effort nous filer entre les doigts et nous allons continuer à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger la santé et la sécurité des New-Yorkais."

Les individus ne respectant pas la quarantaine imposée risquent une amende de 10.000 dollars.

Plus de 32.000 personnes sont mortes du Covid-19 dans l'Etat de New York, selon l'université Johns Hopkins.

La ville a été l'épicentre de l'épidémie américaine au printemps, mais a ensuite réussi à la maintenir sous contrôle, même lorsque les cas sont repartis à la hausse dans d'autres parties du pays à partir de la fin juin.

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