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Après les conventions, Clinton et Trump s'écharpent de plus belle

La démocrate Hillary Clinton et le républicain Donald Trump, 2016

A 101 jours de l'élection présidentielle américaine, la démocrate Hillary Clinton et le républicain Donald Trump se sont écharpés à distance vendredi, chacun tentant de capitaliser sur l'effet médiatique des conventions de leur parti respectif.

Ces deux dernières semaines, républicains et démocrates ont formellement désigné leur champion pour conquérir la Maison Blanche le 8 novembre, chacun à peu près aussi impopulaire que l'autre dans l'ensemble de la population américaine.

Hillary Clinton, 68 ans, est entrée dans l'histoire à Philadelphie en devenant la première femme investie par un grand parti américain pour la présidentielle.

Vendredi, elle a exhorté ses compatriotes à ne pas céder au message populiste de son rival, leur proposant à la place un projet progressiste centré sur l'économie.

Avec son colistier Tim Kaine, elle est partie vendredi de Philadelphie vers la "Rust Belt", ces régions désindustrialisées de l'ouest de la Pennsylvanie et de l'Ohio, afin de promouvoir le plan d'investissement qu'elle veut faire adopter si elle est élu dans les 100 premiers jours de son mandat - le plus grand depuis la Seconde guerre mondiale, selon elle.

"Je vais apporter une attention particulière aux régions du pays qui ont été oubliées", a-t-elle déclaré lors d'un court meeting à Philadelphie, en compagnie de son mari, Bill, dans un pur rôle de figuration, ainsi que de Tim Kaine et de son épouse, Anne Holton.

Elle a accusé l'homme d'affaires new-yorkais de faire des promesses creuses et a cherché à casser son image de réussite, rappelant que ses casinos avaient déposé quatre fois le bilan.

Dans un cortège de plus d'une vingtaine de véhicules, dont deux autocars bleus sur lesquels étaient inscrits en grandes lettres le slogan de la campagne, "Plus forts ensemble", les couples Clinton et Kaine se sont d'abord arrêtés dans une usine de jouets à Hatfield, illustrant la priorité que l'éventuelle présidente Clinton accorderait à l'industrie manufacturière.

Le même autocar a ensuite servi d'arrière-plan à leur dernière étape de la journée, un meeting en plein air à Harrisburg.

"Je ne reconnais pas le pays décrit par Donald Trump", a lancé Hillary Clinton dans la nuit chaude. "Je ne reconnais pas la méchanceté, l'intolérance, les vantardises, l'intimidation. Les Américains ne sont pas comme ça".

Impopularité

Donald Trump a de son côté affirmé qu'il ne ménagerait plus sa rivale et qualifié le discours prononcé par Hillary Clinton jeudi à la convention démocrate de "moyen", la traitant en outre de menteuse dans l'affaire de sa messagerie privée.

"Je commence à être d'accord avec vous", a dit l'homme d'affaires de 70 ans à Colorado Springs, alors que ses partisans scandaient: "Enfermez-la!".

"J'enlève les gants", a-t-il annoncé. "Trump va arrêter d'être gentil".

Dénonçant la réalité imaginaire présentée selon lui par Hillary Clinton et le camp démocrate, il affirme que "les choses empirent" aux Etats-Unis.

"Nous allons arrêter d'accepter des réfugiés syriens aux Etats-Unis", a-t-il aussi lancé, en évoquant l'assassinat du prêtre Jacques Hamel en France par des jihadistes mardi.

L'homme d'affaires a mis le "retour à l'ordre public" au centre de sa campagne, promettant de serrer la vis de l'immigration et d'endiguer la criminalité, alors qu'une hausse des homicides est enregistrée dans certaines grandes villes américaines.

Mais Hillary Clinton et Donald Trump souffrent tous deux du même problème: une majorité d'Américains a une image négative d'eux: 55% pour la démocrate et 57% pour le républicain, selon la moyenne des récents sondages.

Les experts s'attendent à ce que le "soutien négatif", à savoir voter contre un candidat plutôt que pour un candidat, joue un rôle important dans ce scrutin.

De grands noms du parti républicain, comme l'ancien candidat à la Maison Blanche Mitt Romney, ont publiquement indiqué qu'ils ne voteraient pas pour M. Trump.

Les prochains jours donneront une idée de l'effet de la convention démocrate, impeccablement orchestrée malgré les protestations de délégués fidèles à Bernie Sanders, sur l'image de l'ancienne chef de la diplomatie.

Après la convention républicaine, Donald Trump avait rattrapé sa rivale dans plusieurs sondages.

Avec AFP

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Les États-Unis allouent 152 millions de dollars en aide pour le Sahel

Des déplacés d’Arbinda, une localité du Sahel, à Dori, le 7 octobre 2019 (VOA/Lamine Traoré)

Les États-Unis ont annoncé une nouvelle aide de près de 152 millions de dollars pour quatre pays du Sahel, à savoir le Niger, le Mali et le Burkina Faso, et la Mauritanie. Ces pays font face à des déplacements massifs de populations et à l'insécurité alimentaire à cause des conflits dans la région.

Plus de 85 millions de dollars proviennent de l'Agence USAID et près de 67 millions de dollars du département d'État.

C’est une aide pour les personnes déplacées, les réfugiés et les communautés qui les accueillent.

Elle comprend de la nourriture, des abris d'urgence; l'accès aux soins de santé primaires, des fournitures médicales, des produits pharmaceutiques et de l'eau potable et des moyens de subsistance.

En outre, le gouvernement américain travaille avec ses partenaires non gouvernementaux et les Nations Unies pour améliorer les infrastructures d'approvisionnement en eau dans les camps de déplacés, fournir des kits d'hygiène et garantir que ces déplacés ont accès à des latrines appropriées.

Parce que les femmes et les enfants sont les plus vulnérables pendant les conflits, Washington finance aussi une aide nutritionnelle pour les enfants de moins de cinq ans.

Cour suprême: Trump a choisi la juge Amy Coney Barrett pour remplacer Ruth Bader Ginsburg

La juge Amy Coney Barrett, professeure de droit à l'Université Notre Dame, actuellement en poste à la Cour d'appel américaine pour le 7e circuit, pose dans une photographie non datée obtenue de l'Université Notre Dame le 19 septembre 2020. (Photo Matt Cashore/Notre Dame Univ.)

Le président américain Donald Trump a décidé de nommer la juge Amy Coney Barrett pour remplacer la juge Ruth Bader Ginsburg à la Cour suprême, a-t-on appris vendredi des médias locaux.

Une annonce officielle est prévue pour samedi à la Maison Blanche, selon le quotidien Politico.

Si elle est confirmée par le Sénat, Mme Barrett, 48 ans, deviendra la plus jeune juge de la haute cour. Sa présence permettrait de maintenir le nombre de femmes à trois - avec les juges Sonia Sotomayor et Elena Kagan, toutes deux nommées par l'ancien président Barack Obama.

Mme Barrett a enseigné pendant 15 ans à la faculté de droit de Notre Dame, l'université où elle avait obtenu son diplôme de droit.

La juge Ginsburg est décédée vendredi dernier à l'âge de 87 ans, après avoir passé 27 ans au sein de la plus haute cour de justice américaine.

Pour être confirmé, un candidat doit obtenir au moins 51 voix au Sénat.

Le Sénat compte actuellement 53 législateurs du parti républicain - le même parti que le président -, et 47 législateurs du parti démocrate. Deux sénateurs, Bernie Sanders de l’État de Vermont et Angus King du Maine, sont indépendants.

Minute Eco: La production pétrolière en hausse de 3% au Gabon

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Le Sahel recevra environ 152 millions d'aide américaine pour gérer sa crise humanitaire

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Une ville californienne va interdire chips et bonbons aux caisses des supermarchés

Des enfants portant des masques d'Halloween reçoivent des bonbons pendant la tradition «Trick or Treat» à Makati à Manille le 31 octobre 2008. Les parents doivent surveiller la consommation de sucre de leurs enfants selon le Dr Mary Hayes, dentiste pédiatre à Chicago. AP/Marquez

La ville de Berkeley, bastion progressiste du nord de la Californie, va interdire la vente des produits trop sucrés ou salés sur les présentoirs situés aux caisses des supermarchés afin de promouvoir une alimentation plus saine, une première aux Etats-Unis selon des médias locaux.

Le conseil municipal de Berkeley, ville universitaire de 120.000 habitants près de San Francisco, a adopté cette semaine à l'unanimité une ordonnance qui bannira des caisses les produits contenant plus de 5 grammes de sucres ajoutés ou plus de 250 mg de sodium par portion. L'interdiction vise également toutes les boissons contenant des sucres ajoutés ou des édulcorants artificiels.

L'ordonnance relève que "des aliments bon marché et riches en sel, graisses saturées et sucres ajoutés sont prédominants dans les présentoirs des caisses". Les clients y sont "plus enclins à effectuer des achats impulsifs et les parents se battent avec leurs enfants qui réclament des confiserie à la fin des courses".

L'interdiction, qui doit s'appliquer à 25 supermarchés de la ville, entrera en vigueur en mars prochain et les premières visites des inspecteurs sanitaires sont prévues en janvier 2022.

"Ce qui est bon pour les clients à Berkeley est aussi bon pour nos commerces", a lancé Kate Harrison, l'une des élues à l'origine de cette mesure.

En 2014, Berkeley avait déjà été la première à imposer une taxe sur les sodas, une initiative reprise ensuite par plusieurs autres grandes villes américaines.

Selon une étude publiée début 2019, les habitants de Berkeley avaient diminué leur consommation de boissons sucrées de 21% dans l'année qui avait suivi la mise en place de cette "taxe sodas". La chute atteignait 52% en 2017.

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