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Côte d'Ivoire

2018, année d’incertitudes au plan politique et cela à un an de la présidentielle

Les partisans de la coalition d'opposition Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS), brandissent une affiche de l'ancien président Gbagbo lors d'un rassemblement à Yopougon, Abidjan, le 28 juillet 2018.

En Côte d’Ivoire, l’année 2018 a surtout été marquée par des tensions politiques, la libération de centaines de prisonniers politiques dont Simone Gbagbo et les informations relatives à la libération de Laurent Gbagbo.

2018, une année d’espoir pour de nombreux Ivoiriens avec l’annonce par les médias, de la probable libération de l’ancien président, Laurent Gbagbo.

Dans les rues de la capitale économique ivoirienne, Abidjan, cela constitue pour certains, l’événement majeur de cette année 2018.

"Ce qui a marqué mon attention, c’est la liberté provisoire pour Laurent Gbagbo. Mon vœu, que cette liberté soit effective en 2019 ", déclare Kouakou Romaric.

"C’est l’annonce de la liberté provisoire pour Laurent Gbagbo qui a retenu mon attention en cette année 2018. Mon vœu que la paix revienne pour toujours en Côte d’Ivoire et que les fils et filles (de ce pays) puissent vivre ensemble comme par le passé", confie N’goran Armand.

"Ce qui a retenu mon attention, c’est que plusieurs hommes politiques sont morts en cascade. Je souhaite la paix pour le pays", soutient Alfred Kouakou.

"J’ai été chagriné par le remue-ménage politique et la violence liés aux élections locales qui se sont déroulées en octobre dernier. Je souhaite la paix, que la réconciliation soit sincère et totale", afforme Fulgence Gnaoré.

A la Ligue ivoirienne des droits de l’homme, la Lidho, 2018 a été surtout marquée par la satisfaction de certaines préoccupations particulières aux défenseurs des droits de l’homme.

"Ce qui nous a marqué à la Lidho, c’est l’adoption d’une loi qui protège les défenseurs des droits de l’homme en Côte d’Ivoire. La deuxième chose, c’est la recomposition de la classe politique dans son ensemble, ce qui augure de la bonne ambiance démocratique dans le pays", explique Pierre Kouamé Adjoumani, président de la Lidho.

Pour 2019, la Lidho souhaite une amélioration du climat politique en prélude à la présidentielle de 2020.

"Les défis pour 2019, il y’a la réforme de la Commission électorale indépendante, la CEI, et du code électoral. Il faut aussi accentuer la lutte contre la corruption à travers une forte volonté politique. Ce sont-là des questions essentielles pour nous", ajoute M. Adjoumani.

Ouattara Gnonzié est le président du Rassemblement pour la paix, le progrès et le partage, le RPP. Les élections locales d’octobre dernier lui ont laissé un mauvais souvenir.

"Ce qui m’a marqué, ce sont les frayeurs qui gagnent de plus en plus les Ivoiriens en prélude à la présidentielle de 2020. Les Ivoiriens se rendent comptent qu’ils risquent de vivre une élection semblable à celle de 2010. Nous avons eu les prémices de 2020 à la faveur de dernières élections locales. Je souhaite que le pays s’affirme un peu plus comme un Etat de droit. Que nous puissions avoir dans les meilleurs délais une commission électorale consensuelle", espère M. Gnonzié.

Libération probable de Laurent Gbagbo, recomposition du paysage politique, réforme de la Commission électorale indépendante, 2019, une année pleine d’incertitudes au plan politique et cela à un an de la présidentielle prévue en 2020.

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Relance économique et vaccins au menu d'une réunion entre l'Afrique et la Banque mondiale

Un agent de santé au Soudan reçoit une dose d'AstraZeneca, le 9 mars 2021.

Les pays africains ont plaidé jeudi auprès de la Banque mondiale pour obtenir de nouveaux plans d'aide afin de financer leur relance économique et un meilleur accès à la vaccination contre le Covid-19, pour rattraper le lourd retard du continent dans ce domaine. 

"Beaucoup reste encore à faire pour surmonter cette crise, qui est globale. En effet, moins de 3% de la population totale en Afrique, a reçu une première dose de vaccin, contre environ 54% aux États-Unis et dans l'Union Européenne", a déploré le président ivoirien Alassane Ouattara, en ouvrant une réunion à Abidjan pour définir le futur soutien de la Banque mondiale aux pays africains.

"Nous ne nous lasserons jamais d'appeler à une restructuration de la dette accompagnée d'une politique audacieuse (...) pour soulager les besoins pressants de liquidités immédiates pour l'achat de vaccins et jeter les bases de la relance économique", a de son côté lancé Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l'Union africaine.

Cette réunion se tient, en présence d'une dizaine de chefs d'Etats africains, pour discuter de l'aide de la Banque mondiale à débloquer pour les trois prochaines années. Une dizaine de chefs d'Etats africains étaient physiquement présents à Abidjan.

Cette aide intervient par le biais de l'IDA (Association internationale de développement), l'institution du groupe qui aide les pays les plus pauvres de la planète.

Habituellement renouvelée tous les trois ans, elle a cette fois été avancée d'une année, pour subvenir aux besoins urgents nés de la crise sanitaire.

"Il y a un objectif clair: 40% de la population (africaine) vaccinée d'ici la fin de l'année et 60% d'ici le milieu de l'année prochaine. Nous en sommes loin, mais l'Union africaine a négocié un accord avec Johnson & Johnson pour avoir 400 millions de doses", a déclaré le n°2 de la Banque mondiale, Axel van Trotsenburg, reconnaissant que la crise du Covid-19 avait créé "un besoin massif de soutien" financier.

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Selon M. Faki, la crise a entraîné une augmentation "de 25 à 30 millions du nombre de chômeurs" sur le continent et "le retour de 40 millions de personnes dans l'extrême pauvreté".

Le volume annuel des prêts de l'IDA est en constante augmentation. Il a avoisiné, en moyenne, 22 milliards de dollars au cours des trois dernières années.

39 des 76 pays bénéficiaires de ces financements se trouvent en Afrique.

En mai, à Paris, la communauté internationale avait promis d'aider le continent sur le plan sanitaire, sans prendre d'engagement financier ferme.

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