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Côte d'Ivoire

La majorité présidentielle gagne à Bassam mais perd à Port-Bouet

Les habitants passent devant un bulletin de vote dans une rue après que des personnes non identifiées aient endommagé un bureau de vote à Grand Bassam, le 16 décembre 2018, lors d'élections municipales et régionales partielles.

La coalition au pouvoir en Côte d'Ivoire a remporté la cité balnéaire de Grand-Bassam mais perdu Port-Bouët, une des grandes communes d’Abidjan, lors des élections municipales partielles de dimanche marquées par des violences dans les deux villes, selon les résultats officiels proclamés lundi.

Les deux communes sont stratégiques : d'importants projets de développement, notamment dans le domaine immobilier sont, selon des sources diplomatiques, en cours à Grand-Bassam, tout proche de la capitale économique ivoirienne, alors que Port-Bouët abrite le port d'Abidjan et l'aéroport international.

Ces enjeux stratégiques expliquent en partie les violences de dimanche, mais aussi des scrutins du 13 octobre, qui avaient été annulés et ont dû être repris dans les deux villes.

Selon les résultats annoncés par la Commission électorale Indépendante (CEI), à Grand-Bassam, Jean-Louis Moulot, candidat du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, au pouvoir) a battu, avec 51,91% des suffrages, le maire sortant Georges Ezaley (45,72%) du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, opposition).

"Je vais déposer un recours", a déclaré à l'AFP Georges Ezaley, soulignant qu'un écart d'environ mille voix sur 16.000 votants le sépare de son adversaire.

M. Ezaley a rappelé qu'il avait obtenu, lors du précédent scrutin du 13 octobre, 1.600 voix d'avance sur M. Moulot dans les quatre bureaux de vote saccagés dimanche par des individus armés non identifiés, et dont les bulletins n'ont pas pu être pris en compte par la CEI.

A Port-Bouët, où la journée de vote et le dépouillement ont eu lieu dans la tension, avec notamment une tentative d'intrusion à la CEI locale repoussée avec des coups de feu, le candidat du PDCI Sylvestre Emmou (62,65%) a largement battu le ministre du Tourisme Siandou Fofana (33,61%) dans un autre duel RHDP-PDCI, deux anciens alliés devenus adversaires.

"Ce climat de violence n'augure rien de bon. Qu'est-ce que ça va être à la présidentielle?" s'est interrogé un observateur dimanche, alors que l'élection de 2020 est déjà dans toutes les têtes.

Le scrutin du 13 octobre, qui avait été marqué par des nombreuses violences (au moins cinq morts) et tentatives de fraude, a été annulé par la Cour suprême en raison d'irrégularités dans six communes et deux régions de Côte d'Ivoire.

Le RHDP du président Alassane Ouattara avait remporté le plus grand nombre de communes et de régions, mais le PDCI, dirigé par l'ancien président Henri Konan Bédié, avait fait un bon score.

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Trois Casques bleus ivoiriens tués dans la région de Tombouctou

Trois Casques bleus ivoiriens tués dans la région de Tombouctou
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Trois Casques bleus ivoiriens tués dans une attaque au Mali

Des militaires inspectent les lieux d'une attaque à Sokoura, au Mali.

Trois Casques bleus ivoiriens de la Mission de l'Onu au Mali (Minusma) ont été tués mercredi dans dans une attaque jihadiste contre leur convoi, a indiqué un responsable de la Minusma sous le couvert de l'anonymat.

L'information a été confirmée par un responsable des services de sécurité maliens.

Le porte-parole de l'Onu, Stéphane Dujarric, avait auparavant fait état à New York d'un mort et de sept blessés dans la même attaque contre leur convoi dans la région de Tombouctou (Nord-Ouest).

Fin novembre, des camps des forces étrangères et maliennes ont été attaqués à l'arme lourde dans trois localités du nord du Mali, sans faire de victimes.

Il s'agisssait des positions militaires à Ménaka, Gao et Kidal.

Des obus et des roquettes ont causé des dégâts matériels, notamment dans le camp de la Minusma à Kidal.

Première apparition publique depuis deux mois d'un opposant ivoirien poursuivi

Albert Mabri Toikeusse, nouveau ministre ivoirien de la Planification et du Développement, arrive à une réunion du Cabinet, à Abidjan, le 6 décembre 2010.

L'ancien ministre Albert Mabri Toikeusse, une des figures de l'opposition en Côte d'Ivoire, poursuivi par la justice avec d'autres opposants pour "complot contre l'autorité de l'Etat", est réapparu en public dimanche après avoir disparu pendant deux mois.

"Nous aurons à continuer dans l'union, dans la cohésion, tout ce qui peut apporter à la Côte d'Ivoire la paix", a déclaré M. Mabri Toikeusse à la sortie d'une visite à l'ex-président Henri Konan Bédié, leader du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, principal mouvement d'opposition) et de l'opposition.

Le sort de M. Mabri Toikeusse, ancien ministre qui a rejoint l'opposition avant la présidentielle d'octobre et chef d'un petit parti, l'Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire, était depuis novembre mystérieux. Certains le disaient en fuite au Ghana voisin.

Il fait partie des principaux dirigeants de l'opposition qui font l'objet depuis le 6 novembre d'enquêtes pour "complot contre l'autorité de l'Etat", "mouvement insurrectionnel", "assassinat" et "actes de terrorisme", après avoir appelé à la "désobéissance civile" avant l'élection, puis soutenu la création d'un Conseil national de transition censé remplacé le pouvoir du président Alassane Ouattara, après le scrutin qu'ils ont boycotté.

Le procureur d'Abidjan Richard Adou avait annoncé après l'ouverture de ces enquêtes que Pascal Affi N'Guessan, porte-parole de l'opposition, et Albert Mabri Toikeusse étaient "en fuite et activement recherchés".

Le premier avait été arrêté le 9 novembre. Fin décembre, il avait été libéré sous contrôle judiciaire.

Maurice Kakou Guikahué, le numéro deux du PDCI, lui aussi poursuivi, avait pour sa part été évacué le 20 décembre en France pour des soins médicaux urgents, aux frais de la présidence, après un mois et demi de détention.

La situation était très tendue après la réélection du président Alassane Ouattara fin octobre à un troisième mandat controversé, jugé inconstitutionnel par l'opposition.

Signe d'une lente décrispation, l'opposition ivoirienne, qui ne reconnaît toujours pas l'élection présidentielle, a annoncé jeudi qu'elle irait en rangs serrés aux prochaines législatives du 6 mars avec pour objectif de décrocher "la majorité au Parlement".

Fin décembre déjà, le Front populaire ivoirien (FPI) de l'ancien président Laurent Gbagbo, qui boycottait tous les scrutins depuis 10 ans, avait annoncé son retour dans l'arène électorale.

Une rencontre entre MM. Ouattara et Bédié, puis l'annonce du retour prochain de Laurent Gbagbo, actuellement en liberté conditionnelle en Belgique dans le cadre de son procès à la Cour pénale internationale, avaient contribué à apaiser la situation.

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Pour les Ivoiriens, "2020 a été pas vraiment belle"

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