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La chapelle Sixtine prend vie par le miracle des effets spéciaux

Le pape François pose dans la chapelle Sixtine avec des membres du corps diplomatique accrédités auprès du Saint-Siège au Vatican, Rome, le 9 janvier 2017.

Les personnages en gros plans des fresques de la chapelle Sixtine s'animent avec leurs doigts frémissants, des artistes s'entremêlent dans les effets spéciaux: à Rome, un spectacle familial vous immerge dans l'univers du divin Michel-Ange.

Serait-ce le rendez-vous qui manquait à la Ville éternelle? "Rome est l'unique grande capitale européenne qui n'a pas un spectacle permanent parlant de son histoire", s'étonne l'Italien Marco Balich, directeur artistique de "Giudizio universale" (Jugement dernier).

Ce concepteur de spectacles à grande échelle, comme les cérémonies des JO de Turin ou de Rio, a dévoilé jeudi soir sa première création dans un auditorium, sur l'avenue menant à la basilique Saint-Pierre et sa célébrissime chapelle Sixtine, visitée chaque jour au pas de course par 20.000 touristes.

La scène, les murs et le plafond du théâtre ont été dotés de toiles permettant de projeter les photographies haute définition fournies par les Musées du Vatican (en échange de royalties). Objectif: éprouver la sensation d'être assis au beau milieu de la chapelle avec une vision à 270 degrés.

Devant un gros plan d'une fresque de l'arbre du Jardin d'Eden, Adam et Eve dansent alors qu'une végétation luxuriante grimpe des murs latéraux au plafond. L'arche de Noé part dans la tempête, tandis que le déluge balaie les artistes sur scène...

"Nous avons essayé d'appliquer notre langage olympique technologique à un monument de l'Humanité", explique Marco Balich.

Au commencement, des blocs de marbre glissent mystérieusement sur la scène jusqu'à l'apparition d'un acteur incarnant Michel-Ange, tournoyant autour d'une masse brute: "tout est là-dedans... je cherche la beauté, la beauté est tout, elle est mon obsession" retentit sa voix off. De ce monolithe va surgir une statue.

Au fil de cette genèse, on croise le pape Sixte IV (1471-1484), qui restaure une ancienne chapelle médiévale et lui donnera son nom ... Il a fait appel aux grands artistes de son temps comme Le Pérugin, Botticelli ou Ghirlandaio pour les tableaux bibliques des parois latérales.

Nous sommes en 1508 et le Florentin Michel-Ange est appelé à 30 ans, à Rome, pour le plafond de cet espace monumental, à la demande du pape Jules II (1503-1513).

Il se considère comme un sculpteur et commente la folie de réaliser 1.000 mètres carrés de plafond (500 jours de travail) sans connaître les techniques des fresques.

Trente ans plus tard, il sera sollicité par un autre pape mécène, Clément VII (1523-1534), pour son chef d'oeuvre, la fresque murale du Jugement dernier.

Séduire les jeunes

"Je veux parler aux jeunes générations pour qu'elles comprennent que la beauté et l'art sont des valeurs importantes pour prendre conscience de ses propres racines", dit le créateur.

"Soixante minutes, c'est la durée d'attention des jeunes générations, si on raconte bien on peut les rendre curieux". Des séances matinales sont programmées pour les scolaires.

Le spectacle ne livre donc pas une vision exhaustive de toutes les peintures. Mais en bouquet final retentit un prélude mystique chanté en latin par le star pop Sting.

Le tout est accompagné par 16 minutes de voix off, commentaire qui a eu le blanc seing du Vatican. Didactique, empreint de spiritualité, le texte ne verse jamais dans la légèreté.

Le modèle du spectacle s'oppose à la comédie musicale anglo-saxonne parachutée, mais devra être adoubé par les Romains "réputés pour leur cynisme", admet Balich.

Il balaie toute comparaison avec l'échec l'été dernier de l'ambitieux opéra rock "Divo Nerone", financé par de l'argent public. Une scène monumentale avait été installée sur le Mont Palatin qui jouxte le Colisée, mais le spectacle avait dû rapidement fermer sous le feu d'impitoyables critiques, de polémiques et d'une interdiction municipale.

Le producteur préfère se référer aux deux spectacles didactiques son et lumière très réussis proposés l'été dernier au milieu des ruines des forums des empereurs romains avec des effets spéciaux soignés.

"Jugement dernier - Michel-Ange et les secrets de la chapelle Sixtine" (deux ans et demi de travail, 9 millions d'euros de financements privés) ambitionne de devenir une attraction durable en cas de réussite.

Avec AFP

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Annexion du Golan: Trump rompt de nouveau avec le consensus international

Le président Donald Trump lors d'un point de presse au jardin Rose de la Maison Blanche, Washington, 25 janvier 2019.

En se disant favorable à la reconnaissance de la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan, Donald Trump rompt de nouveau avec le consensus international, au risque de justifier l'expansionnisme d'autres pays, selon les experts.

Israël a conquis une grande partie du Golan lors de la guerre des Six Jours en 1967 et l'a annexée en 1981, mais la communauté internationale n'a jamais reconnu cette annexion. Jeudi, le président américain a tweeté que "52 ans après", il était "temps" pour les Etats-Unis de la reconnaître.

Le droit international "interdit d'accroître son territoire par la guerre", a rappelé vendredi l'ancien diplomate Richard Haas, président du centre de réflexion Council on foreign relations (CFR).

"C'est un des principes les plus fondamentaux de l'ordre international et c'est ce qui a servi de base à l'opposition américaine à la conquête du Koweït par Saddam Hussein et de la Crimée par Poutine", a-t-il ajouté.

Il faisait référence à la guerre du Golfe qui a permis de bouter l'ex-dictateur irakien hors du Koweït en 1991 et le rattachement de la région ukrainienne de la Crimée par le président russe Vladimir Poutine en 2014.

Les Etats-Unis, qui ont imposé des sanctions à la Russie après son annexion de la Crimée, mènent-ils une politique internationale à deux vitesses? "Pas du tout", a répondu le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo dans un entretien à Sky News.

"Ce que le président Trump a fait avec le plateau du Golan est de reconnaître la réalité du terrain et la situation sécuritaire nécessaire à la protection de l'Etat israélien. C'est aussi que simple que cela", a-t-il expliqué.

- "Loi de la jungle" -

Ce n'est pas la première fois que M. Trump balaie de la main les conventions internationales pour apporter son soutien au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, aujourd'hui confronté à une réélection incertaine: en décembre 2017, il avait reconnu unilatéralement Jérusalem comme la capitale d'Israël.

Mais cette fois-ci, Washington va plus loin, a estimé l'ancien chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt. "C'est de nouveau la loi de la jungle", a-t-il tweeté. "Le Kremlin va applaudir et appliquer le même principe à la Crimée, Pékin va applaudir et appliquer le même principe à la mer de Chine méridionale".

Les Européens et les pays arabes se sont de fait inquiétés de l'intention affichée par M. Trump, qui n'a pas encore été formalisée.

La France a immédiatement estimé que la reconnaissance de cette annexion serait "contraire au droit international", rappelant que "cette situation a été reconnue comme nulle et non avenue par plusieurs résolutions du Conseil de sécurité" des Nations unies.

La Syrie l'a rejetée vendredi comme "une violation flagrante du droit international", jurant que "le Golan est et restera arabe et syrien".

A New York, l'ambassadeur de Syrie à l'ONU, Bashar Ja'afari, a affirmé que le régime de Damas n'hésiterait pas à faire usage de la force pour récupérer le plateau du Golan. "C'est notre territoire, et nous le récupèrerons tôt ou tard", a-t-il dit.

Le président turc a jugé que la région était au bord d'une "nouvelle crise". "Nous n'autoriserons jamais la légitimation de l'occupation du plateau du Golan", a ajouté Recep Tayyip Erdogan qui, bien qu'hostile au président syrien Bachar al-Assad, ne cesse de dire son attachement à l'intégrité territoriale de la Syrie, craignant l'émergence d'une entité kurde dans les zones frontalières de la Turquie.

Pour Ilan Goldenberg, du Center for a new american security, la décision de M. Trump sur le Golan "aura un goût amer: elle affaiblit la sécurité d'Israël et affecte les intérêts des Etats-Unis au Moyen-Orient et au-delà, tout en donnant un coup de pied dans une fourmilière qui n'en avait vraiment pas besoin".

"Si Washington cesse de respecter les principes internationaux, il faut s'attendre à ce que d'autres Etats annexent des territoires de leurs voisins", a ajouté cet expert, évoquant la possibilité que l'Arabie saoudite envahisse le Qatar.

Pour Steven Cook, un expert du Proche-Orient au CFR, Donald Trump aurait mieux fait de s'abstenir: le statu quo satisfaisait tout le monde, y compris la Syrie, alors que reconnaître officiellement l'annexion du Golan "va créer de l'opposition, là où il y avait jusque là de l'acceptation".

"Israël est sur le Golan pour ses propres raisons, et rien de ce que l'administration Trump décidera n'y changera quoi que ce soit", conclut-il.

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