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A Dubaï, Theresa May encourage les femmes à rester elles-mêmes en politique

Theresa May prononçant le discours de son dernier jour en tant que Première ministre britannique, Londres, 24 juillet 2019.

"Soyez-vous mêmes", a conseillé lundi l'ex-Première ministre britannique Theresa May aux femmes présentes au Global Women's Forum à Dubaï, affirmant qu'elle avait elle-même refusé à son arrivée au Parlement en 1997 de se conformer aux traditions masculines qui y régnaient.

"J'ai fait de la politique différemment des hommes (...) quand je suis arrivée à la Chambre des communes, on donnait beaucoup d'importance aux hommes qui buvaient ensemble, formaient des groupes", a-t-elle raconté, provoquant des rires au sein d'une audience majoritairement féminine.

"Certaines femmes se sentaient obligées de les rejoindre. Je ne l'ai pas fait, je voulais faire les choses comme je le souhaitais, j'ai tracé mon chemin et je suis devenue Première ministre", a ajouté sur un ton enjoué celle qui fut aussi ministre de l'Intérieur, réputée pour son sérieux.

Ex-ministre des Femmes et des Egalités --un portefeuille "nécessaire" selon elle--, première femme à la tête du Parti conservateur et fondatrice du groupe de pression Women2Win, Mme May a démissionné de son poste de Première ministre en juillet 2019, en pleine crise du Brexit.

"Vous pouvez perdre une élection", a-t-elle déclaré, conseillant à une assemblée de femmes conquises de "persévérer" malgré les échecs et mettant en valeur les thèmes sur lesquels elle "continue de travailler" en tant que députée: les violences conjugales, l'esclavage contemporain et les questions sur la santé mentale.

Lors d'un échange avec l'ambassadrice émiratie aux Nations Unies Lana Nusseibah, Theresa May a également raconté comment, faute d'endroit pour se changer dans un avion alors qu'elle se rendait à un dîner, elle a revêtu sa tenue de gala dans le cockpit, improvisant une cabine d'essayage avec un drap et du ruban adhésif.

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La scène politique ivoirienne reste mouvementée

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Italie: l'extrême droite échoue à conquérir la Toscane

Le premier ministre italien et leader de l'extrême droite Matteo Salvini.

L'extrême droite italienne a échoué lundi à conquérir la Toscane, bastion de gauche, dont elle espérait faire un symbole triomphant de ses ambitions nationales.

Le candidat de la gauche dans cette région du centre-ouest de l'Italie, Eugenio Giani, est crédité d'environ 47% des votes, contre quelque 40% à Susanna Ceccardi, la candidate de la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini, selon des projections publiées par les télévisions italiennes.

"C'est une victoire extraordinaire", a déclaré M. Giani devant son comité électoral. Son adversaire a reconnu sa défaite et envoyé un SMS à M. Giani lui demandant "de gouverner maintenant pour le bien des Toscans", selon les médias.

"Nous avons stoppé Salvini", s'est de son côté félicitée la secrétaire générale du Parti démocratique toscan, Simona Bonafé.

Par ailleurs, au référendum national sur la réduction du nombre de parlementaires organisé en même temps que ces régionales, le "oui" l'a emporté avec environ 69% des voix, selon un décompte portant sur les bulletins dépouillés dans près de 95% des bureaux de vote.

Avec un taux de participation relativement élevé de 54% à ce scrutin référendaire sans suspense, les électeurs se sont bien mobilisés de dimanche matin à lundi 15h00 (13h00 GMT) en suivant de stricts protocoles de sécurité, dans ce pays où le coronavirus, dont la prévalence remonte depuis sept semaines, a fait plus de 35.600 morts.

La gauche a réussi à conserver trois régions (Toscane, Pouilles et Campanie), mais le front uni centre droit-extrême droite a gardé les siennes et a ravi les Marches (sud) aux partis du gouvernement de Giuseppe Conte, coalition formée voici un an entre le Mouvement 5 Etoiles (M5S) et le Parti démocrate (PD, centre gauche).

La droite dirigera désormais 14 régions italiennes et la gauche cinq.

Paris rappelle son ambassadeur à Abidjan, accusé de sexisme

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, s à Bruxelles, mardi 7 janvier 2020.

L'ambassadeur de France en Côte d'Ivoire Gilles Huberson, rappelé à Paris pour comportements "sexistes", a dénoncé lundi, via son avocat, de "faux témoignages" et des "cabales" ayant conduit selon lui à ces accusations.

"Les faits et propos qui lui sont reprochés résultent, soit de faux témoignages, soit de cabales qui, s'ils étaient poursuivis (en justice) seraient prescrits", a déclaré Pierre-Olivier Sur dans un communiqué.

L'ambassadeur a été rappelé par sa hiérarchie dans le cadre d'une "enquête administrative en cours", a annoncé samedi le ministère des Affaires étrangères sans plus de précisions.

Selon le site d'information français Mediapart, Gilles Huberson, en poste à Abidjan depuis septembre 2017, est accusé de violences sexistes et sexuelles par au moins cinq femmes qui ont témoigné en interne.

Son rappel intervient à un moment extrêmement tendu en Côte d'Ivoire, où la candidature controversée du président sortant, Alassane Ouattara, à sa réélection fait craindre des violences électorales.

Son retour à Paris dans un tel contexte n'a pas manqué d'alimenter les spéculations sur les réseaux sociaux, même si une source proche du dossier a assuré qu'il n'avait rien de "politique".

"Il n'y a pas de poursuites pour délit ou crime pénal et il n'y en aura pas", a souligné pour sa part l'avocat de l'ambassadeur, en réclamant une "analyse scrupuleuse" des faits reprochés.

"Il n'en restera pas moins que si l'ambassadeur se voit principalement reprocher un sexisme de caserne, les actes qui auront marqué sa carrière sont la sécurité de la France en Afrique et la guerre contre le terrorisme au Mali, pendant qu'il y était ambassadeur", a-t-il ajouté.

"Son action et sa conduite personnelle y ont été unanimement qualifiées d'exemplaires", a-t-il assuré.

Ancien élève de l'Ecole Militaire de Saint-Cyr, Gilles Huberson a été chef de la Mission interministérielle "Mali-Sahel" en 2013, lors de l'intervention militaire française dans ce pays puis ambassadeur de France au Mali de 2013 à 2016 et à Maurice (2016-2017) avant d'être nommé à Abidjan.

Dans ces fonctions, il a été en première ligne dans des pays et sur des dossiers - notamment sécuritaires - clé pour la France.

Un ancien garde du corps de l'ex-président François Bozizé arrêté en France

Le président centrafricain Francois Bozize (à dr.) et son homologue français Jacques Chirac, le 14 février 2007 à Cannes, en France. (Photo by PATRICK KOVARIK / AFP POOL / AFP)

Eric Danboy Bagale, ancien responsable de la garde de l’ex-président centrafricain François Bozizé, a été mis en examen vendredi soir à Paris, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

Selon le parquet national antiterroriste (Pnat) de France, M. Danboy Bagale, 41 ans, a été écroué pour "complicité de crimes contre l'humanité" et "complicité de crimes de guerre".

Le Centrafricain de 41 ans a aussi été mis en examen pour "actes de torture" et "association de malfaiteurs en vue de la préparation de crime de guerre".

On lui reproche des faits qu'il aurait commis entre 2007 et 2014 "en tant que responsable de la garde présidentielle (...) puis en tant que responsable de milices anti-balaka", a précisé le Parquet antiterroriste dans un communiqué.

L'ex-président François Bozizé a dirigé la République centrafricaine de 2003 à 2013, quand il a été renversé par Michel Djotodia. Vendredi les deux anciens dirigeants se sont brièvement rencontrés à Bangui, la capitale.

Selon les autorités françaises, M. Danboy Bagale a été interpellé et placé en garde à vue mardi dans l'est de la France.

Compétence universelle

Cette arrestation a été ordonnée dans le cadre d'une enquête ouverte en mai 2017 et désormais confiée à des juges d'instruction spécialisés du tribunal de Paris.

"Il s'agit de la première mise en examen dans une procédure diligentée par le Pnat concernant des faits commis en République centrafricaine", a précisé le communiqué.

La justice française s'est saisie de ce dossier en vertu d'une compétence universelle qui l'autorise à poursuivre des suspects de crimes de guerre ou crimes contre l'humanité s'ils passent ou résident sur le territoire français.

En 2019, environ 150 procédures judiciaires étaient menées par ce pôle spécialisé du tribunal de Paris, concernant des exactions commises notamment au Rwanda, en République démocratique du Congo, Syrie, Irak ou encore Libye.

Le nom d'Eric Danboy Bagale est apparu parmi les "Libérateurs", nom donné aux compagnons d'armes du général Bozizé qui l'ont porté au pouvoir en 2003 en renversant le président Ange-Félix Patassé.

L'officier était devenu un haut responsable au sein des milices anti-balaka. Ces groupes armés ont été formés pour combattre les milices de la Séléka, une alliance de rebelles issus du nord du pays à majorité musulmane, qui ont chassé le président Bozizé du pouvoir en 2013.

Les nombreux massacres perpétrés par les deux camps ont plongé ce pays dans la troisième guerre civile de son histoire.

Selon l'ONU, qui a accusé les deux coalitions de crimes de guerre, entre 3.000 et 6.000 personnes ont péri, essentiellement des civils, entre 2013 et 2015.

L’UE appelle les autorités ivoiriennes à garantir un "apaisement du climat politique"

Le président ivoirien Alassane Ouattara (à g.) accueille son homologue français Emmanuel Macron à son arrivée à Abidjan, Côte d'Ivoire, le vendredi 20 décembre 2019. (AP Photo/Diomande Ble Blonde)

L'Union européenne a appelé vendredi les autorités ivoiriennes à "à prendre l’initiative" afin d'aboutir à un "apaisement du climat politique" à l’approche de l’élection présidentielle prévue le 31 octobre.

L’UE "rappelle qu’il est de la responsabilité première des autorités et institutions ivoiriennes compétentes de garantir un processus électoral impartial, transparent, inclusif et équitable, emportant l’adhésion des citoyens", lit-on dans une déclaration du Conseil de l'Union européenne publiée sur son site web.

La déclaration appelle aussi les autorités ivoiriennes au respect des libertés fondamentales, dont celle "d’exprimer des opinions politiques sans être arrêté ou emprisonné".

Guillaume Soro appelle l'oppostion ivoirienne à saisir la Cedeao pour stopper Ouattara
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Cette déclaration intervient quelques jours seulement après que la plus haute autorité légale de Côte d'Ivoire, le Conseil constitutionnel, ait validé seulement 4 des 44 candidats qui souhaitaient se présenter à la présidentielle.

Le président sortant, Alassane Ouattara, 78 ans, est parmi ceux qui ont été autorisés à se présenter. Il brigue un troisième mandat, qui aux yeux d’une partie de l'opposition est considéré comme juridiquement douteux.

Des manifestations ont été observées ici et là - certaines émaillées de violences - malgré l'interdiction des grands rassemblements publics.

La déclaration de l'UE "note les différentes procédures ouvertes auprès de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples".

Mardi cette cour avait ordonné au gouvernement ivoirien de rétablir la candidature de l'ancien Premier ministre et ex-chef rebelle Guillaume Soro, 48 ans.

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