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Dernière ligne droite avant des élections britanniques décisives pour le Brexit

Le Premier ministre britannique Boris Johnson et le chef du parti travailliste britannique Jeremy Corbyn à Londres, Grande-Bretagne le 2 décembre 2019.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson et son adversaire travailliste Jeremy Corbyn entrent lundi dans la dernière ligne droite avant les élections anticipées de jeudi, dont l'issue décisive pour le Brexit va tracer le chemin du Royaume-Uni pour les décennies à venir.

Arrivé au pouvoir en juillet, le dirigeant conservateur a fait le pari de convoquer ces législatives pour mettre en oeuvre la sortie de l'Union européenne, pour laquelle les Britanniques ont voté à 52% il y a trois ans et demi mais qui a plongé le pays dans une profonde crise politique.

S'il est donné en tête des sondages, le contexte politique très agité rend l'issue incertaine et le scrutin s'annonce serré dans de nombreuses circonscriptions, poussant les partis à redoubler d'efforts dans les derniers jours de campagne.

Après avoir promis dimanche de se "battre pour chaque vote", Boris Johnson doit faire campagne lundi dans le nord du pays, pour y répéter que la seule manière de réaliser le Brexit est d'opter pour une majorité conservatrice. Il reste "trois jours pour sortir de l'impasse", doit-il déclarer lors d'un discours à Sunderland, ville qui abrite une usine géante du constructeur automobile japonais Nissan, selon des extraits diffusés par ses services.

"L'impact de cette élection se fera ressentir pour les décennies à venir", a-t-il encore souligné dans une lettre ouverte publiée par le Sunday Telegraph.

Boris Johnson espère décrocher la majorité qui lui a fait défaut pour pouvoir faire adopter par le Parlement l'accord de Brexit qu'il a négocié avec Bruxelles. Le leader conservateur de 55 ans promet qu'après trois reports du Brexit, le Royaume-Uni quittera l'Union européenne le 31 janvier.

- Fractures -

Sa prédécesseure Theresa May, qui avait également fait le pari de convoquer des élections en 2017 pour asseoir sa légitimité, était également donnée en tête dans les enquêtes d'opinion jusqu'au bout de la campagne. Elle n'avait finalement pas obtenu la majorité absolue à la Chambre des communes, plongeant encore plus son pays dans la crise.

Accusé de s'être dérobé à un redoutable intervieweur de la BBC qui voulait le cuisiner sur la confiance que les Britanniques peuvent accorder à un dirigeant épinglé pour de multiples mensonges, Boris Johnson se voit reprocher de nombreuses annonces biaisées: 40 nouveaux hôpitaux dont seuls six sont financés, effectifs supplémentaires dans la police qui ne viennent que compenser les précédentes suppressions...

Face à lui, le chef du parti travailliste Jeremy Corbyn, vétéran socialiste de 70 ans bien plus à gauche que ses prédécesseurs, mène une campagne radicale, promettant nationalisations et investissements massifs dans les services publics.

Pour guérir les fractures qui secouent le pays depuis trois ans, il veut renégocier un accord de sortie de l'Union européenne qui maintiendrait des liens étroits avec les 27, qu'il soumettrait à un nouveau référendum proposant comme alternative le maintien dans l'UE. Une position qui lui vaut d'être critiqué pour son manque de clarté.

Mais avec un parti libéral-démocrate dont la promesse d'annuler purement et simplement le Brexit suscite, selon les sondages, bien peu d'enthousiasme, le vote travailliste peut apparaître pour beaucoup comme le seul susceptible de permettre d'empêcher le Royaume-Uni de quitter l'Union européenne.

- Alliance -

Le camp du "leave", lui, est uni derrière Johnson, qui a reçu jeudi le ralliement de quatre eurodéputés du parti du Brexit de l'europhobe Nigel Farage, voyant le vote conservateur comme le seul moyen d'écarter le maintien dans l'Union européenne.

Malgré son retard dans les sondages, les espoirs de Jeremy Corbyn demeurent. Si les conservateurs échouent à obtenir la majorité, le leader travailliste pourrait remporter les clés du 10 Downing Street au gré d'une alliance avec les indépendantistes écossais du SNP, farouchement opposés au Brexit.

La campagne a vu resurgir les accusations d'antisémitisme au sein du Labour, au point que selon le Daily Mail, le centre Simon Wiesenthal a désigné dimanche Jeremy Corbyn comme la personne la plus antisémite de l'année, avertissant que le Royaume-Uni deviendrait un Etat "paria" s'il remportait les élections.

Le mois dernier, le grand rabbin du Royaume-Uni avait lancé une lourde charge contre Corbyn et son incapacité à éradiquer le "poison" de l'antisémitisme au sein de son parti, appelant les électeurs à "voter en conscience".

Dans une campagne marquée, comme en 2017, par un attentat jihadiste meurtrier à London Bridge, le père de l'une des deux victimes a reproché à Boris Johnson de faire campagne sur la mort de son fils, engagé dans la réinsertion des détenus. Dans une série de tweets, David Merrit a appelé le Royaume-Uni à se "réveiller": "cet homme est une escroquerie. C'est le pire d'entre nous et il vous promène".

Avec AFP

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La reine Elizabeth II ouvre la 67e législature du Parlement britannique

La reine britannique Elizabeth II prononce un discours à la Chambre des Lords lors de l'ouverture officielle du Parlement au palais de Westminster à Londres, le mardi 11 mai 2021 (Crédit: Chris Jackson / Pool via AP)

La reine Elizabeth a ouvert, le 11 mai, la 67e législature du Parlement britannique par un discours axé sur la diplomatie et les affaires internationales au Royaume-Uni. C'étai aussi sa première apparition publique et son premier événement majeur depuis les funérailles de son époux en avril.

L'ouverture de la 67 ème législature du parlement britannique était le premier engagement officiel à l'extérieur du château de Windsor et sa première apparition publique depuis la mort de son époux, le duc d'Édimbourg, à l'âge de 99 ans en avril.

L'apparition de la monarque a donné aux Britanniques un premier regard sur leur reine dans son rôle de leader depuis qu'elle est devenue veuve.

Son discours est un signe rassurant de continuité pour la monarchie britannique.

Qu’est ce que le discours du trône?

Le discours du trône, prononcé à la Chambre des Lords, est un événement important dans les calendriers royal et politique britannique. C’est l'une des tâches symboliques les plus importantes de la royauté. Elle constitue la pièce maîtresse de la cérémonie d'ouverture du Parlement.

Il offre au gouvernement l'occasion de mettre en évidence ses priorités pour les mois à venir. Il fait partie de la cérémonie d'ouverture officielle du Parlement, qui marque le début de l'année parlementaire.

La cérémonie est généralement organisée avec faste mais à cause de la pandémie, elle a été plutôt sobre.

Normalement, la cérémonie commence par une procession au cours de laquelle la reine se rend du palais de Buckingham à Westminster - généralement en calèche. Mais cette fois, la reine est arrivée dans une limousine Bentley et elle ne portait pas la robe royale. Moins de personnes étaient présentes à la cérémonie. Il n'y avait pas de fanfare militaire ou de garde d'honneur pour saluer la reine, par exemple, expliquent nos confrères de la British Broadcasting Corporation.

Le contenu réel du discours de la reine est rédigé par le Premier ministre en exercice et expose la vision du gouvernement. A ce titre, ce discours fait l'objet de débats féroces entre législateurs.

Ramener la politique à la normalité

Pour l'actuel Premier ministre, Boris Johnson, il faut ramener la normalité à la politique, après les troubles du Brexit et une pandémie qui a paralysé le pays, faisant plus de 127 000 morts.

M. Johnson a indiqué qu'il avait l'intention de continuer à jouer un rôle dominant dans l'arène politique, en proposant d'abolir une loi qui restreint sa capacité de convoquer des élections générales. Le gouvernement a eu le mérite du déploiement rapide des vaccins par la Grande-Bretagne et de la perspective d'un boom économique après les confinements.

La questions des élections

M. Johnson pourrait décider de d’organiser des élections en 2023, un an plus tôt, pour mieux profiter de la bonne nouvelle.

Le gouvernement a également proposé que les électeurs soient tenus de présenter une pièce d'identité avec photo dans les bureaux de vote lors des élections générales, ce qu'il a défendu comme un moyen de prévenir la fraude, selon le New York Times. Mais les partis d'opposition critiquent cette décision, la jugeant inutile.

Ils estiment qu'elle pourrait supprimer le taux de participation, en particulier parmi les minorités ethniques - un argument souvent avancé au sujet des lois d'identification des électeurs qui ont été adoptées par plusieurs États américains.

Dans le discours de la reine mardi, le gouvernement du Premier ministre Boris Johnson a montré que malgré toutes ses dépenses sociales-démocrates pour Covid, il est toujours conservateur.

Malgré la dure épreuve qu’elle traverse due à son récent veuvage, a et son âge avancé, c’est d’une voix ferme et constante que la Reine Elizabeth a lu le discours du trône à la Chambre des lords pendant dix minutes, dans lequel le gouvernement de Boris Johnson a établi un programme ambitieux pour “niveler” le nord de l'Angleterre économiquement déprimé avec les plus prospères du Sud.

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