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États-Unis

A Cleveland, les manifestations ne se sont pas concrétisées

Manifestants pro-immigration à Cleveland, le 20 juillet 2016.

Des légions de forces de l'ordre les attendaient de pied ferme, les caméras de télévision aussi, mais les milliers de manifestants attendus à Cleveland pour la convention républicaine ne sont pas montrés.

Certains imaginaient des affrontements, en raison de la personnalité controversée de Donald Trump, et dans un moment où les tensions raciales sont particulièrement élevées aux Etats-Unis.

La ville s'était barricadée, des dizaines de millions de dollars avaient été dépensés pour la sécurité.

Mais au final, a reconnu le chef de la police Calvin Williams, "nous avons eu plus de journalistes que de manifestants".

Au mieux, quelques centaines de personnes ont défilé pour des manifestations pacifiques, et la police n'avait jeudi procédé qu'à 23 interpellations.

Parfois, les caméras de télévision étaient presque aussi nombreuses que les manifestants.

Et les centaines de policiers à cheval, en vélo, à pied, patientant en centre-ville, prêts à intervenir à la moindre tension sur Public Square, le lieu principal des rassemblements, ont du trouver la semaine bien longue.

Pourquoi les manifestants ne sont-ils pas venus ?

Selon Larry Bresler, organisateur d'une manifestation contre la pauvreté, qui a rassemblé moins de 500 personnes quand 5.000 étaient attendues, a une théorie: "ce que nous avons entendu, de toutes sortes de gens, c'est qu'ils avaient tellement peur de ces prévisions de violence qu'ils ont décidé de ne pas" venir.

Susan Stephens le confirme. Elle porte une pancarte "Black Lives Matter" (les vies des noirs comptent) sur Public Square. "J'ai fait cette pancarte dimanche", dit-elle. "J'avais pris ma semaine pour manifester. Mais je n'ai eu le courage de venir qu'aujourd'hui", au dernier jour de la convention. Et selon elle, beaucoup de ses amis ne sont pas venus, inquiets notamment de la possibilité de porter des armes dans l'Ohio.

"Que se serait-il passé s'il y avait des gens en colère avec des armes ? J'ai peur des gens qui portent des armes", explique-t-elle.

D'autres ont évoqué le coût de l'hébergement à Cleveland pendant la convention, pour expliquer leur absence.

Avec AFP

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Le Sénat votera lundi sur la juge nommée par Trump à la Cour suprême

La juge Amy Coney Barrett, candidate du président Donald Trump à la Cour suprême, au centre, rencontre le chef de la majorité au Sénat, Mitch McConnell, au Capitole, le 29 septembre 2020 à Washington.

Le Sénat américain se prononcera lundi, huit jours avant l'élection présidentielle, sur la candidature de la juge Amy Coney Barrett nommée par Donald Trump à la Cour suprême, a annoncé mardi le chef de la chambre haute du Congrès.

"Nous voterons lundi prochain pour confirmer la juge Barrett", a déclaré le sénateur républicain Mitch McConnell lors d'un point-presse.

"Cela sera un autre accomplissement majeur dans notre effort pour nommer dans les tribunaux fédéraux des hommes et des femmes qui croient en la notion étrange que leur travail de juge est de suivre la loi", a-t-il ajouté.

La magistrate conservatrice de 48 ans a été désignée le 26 septembre par le président républicain pour succéder à l'icône progressiste et féministe Ruth Bader Ginsburg décédée huit jours plus tôt.

Malgré l'opposition des démocrates qui voulaient attendre le verdict des urnes, Donald Trump et ses alliés républicains ont avancé à marche forcée pour obtenir l'aval du Sénat - obligatoire en vertu de la Constitution - avant le scrutin du 3 novembre.

La juge Barrett a été entendue pendant trois jours la semaine dernière par la commission judiciaire du Sénat.

Cette brillante juriste, venue avec six de ses sept enfants, a reconnu que sa foi catholique jouait un rôle important dans sa vie, mais a juré la tenir à distance dans son travail de juge.

Sous un feu nourri mais courtois de questions, elle a toutefois refusé de révéler ses positions sur un certain nombre de sujets brûlants, à commencer par le droit à l'avortement.

La commission judiciaire doit se retrouver jeudi pour un premier vote de procédure qui permettra d'entamer le lendemain les débats en séance plénière. Plusieurs étapes seront nécessaires avant de passer au vote final, le lundi.

Compte-tenu de la majorité républicaine au Sénat (53 sièges sur 100), et malgré la défection annoncée de deux sénatrices républicaines, la juge Barrett est quasiment assurée d'être confirmée.

Elle pourrait prêter serment dans la foulée et rejoindre le temple du Droit à la veille de l'élection.

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