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Moyen-Orient

Yémen: 59 ONG saluent "prudemment" le cessez-le-feu annoncé par Riyad

Des enfants dans un camp de déplacés à Marib, au Yémen le 8 mars 2020.

Une cinquantaine d'ONG internationales ont salué "avec prudence" vendredi le cessez-le-feu annoncé par la coalition sous commandement saoudien au Yémen, alors que le Covid-19 commence aussi à sévir dans ce pays au "système de santé décimé" par la guerre.

"Nous saluons avec prudence l'annonce par le Royaume d'Arabie saoudite d'une cessation temporaire des hostilités au Yémen", ont déclaré les 59 organisations (Oxfam, CARE International, Médecins du Monde, Action contre la Faim...) dans un communiqué commun.

Les 59 ONG demandent "instamment à toutes les parties au conflit de cesser immédiatement les combats et d'appliquer sans délai un cessez-le-feu sur le terrain".

Les rebelles Houthis, soutenus par l'Iran, ont rejeté jeudi le cessez-le-feu, qualifiant de "manoeuvre" cette initiative présentée comme visant à enrayer la propagation du nouveau coronavirus.

Les Etats-Unis et la France l'ont de leur côté saluée et ont appelé les rebelles à adhérer eux aussi à cette trêve.

Le Yémen a annoncé vendredi un premier cas de contamination au nouveau coronavirus, dans la province de Hadramout (sud) contrôlée par le gouvernement.

Les organisations humanitaires craignent des répercussions potentiellement catastrophiques si l'épidémie se propage dans ce pays pauvre ravagé par cinq ans de guerre entre les rebelles et les troupes gouvernementales appuyées par la coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite.

"Un cessez-le-feu ne peut à lui seul arrêter la propagation du Covid-19 au Yémen", ont souligné les 59 ONG en appelant toutes les parties au conflit à faciliter sans délai l'accès des organisations humanitaires aux populations.

"La communauté internationale doit (aussi) augmenter le financement de l'ensemble des programmes humanitaires au Yémen", ont-elles relevé.

La situation humanitaire est déjà catastrophique dans ce pays, notent-elles en rappelant que 80% de la population (soit 24 millions de personnes) a besoin d'une aide humanitaire, que les deux tiers du pays ne disposent pas d'un accès convenable à l'eau potable et à l'assainissement et que le choléra, la dengue et d'autres maladies y sévissent déjà.

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Des milliers de femmes manifestent contre les violences sexistes en Turquie

Manifestation de femmes turques pour empêcher le gouvernement de se retirer de la Convention d'Istambul de 2012 sur la lutte contre les violences sexistes. (Photo Murat Karabulut/VOA)

Plusieurs milliers de femmes ont manifesté mercredi à travers la Turquie pour demander au gouvernement de Recep Tayyip Erdogan de ne pas se retirer d'un traité international visant à lutter contre les violences domestiques, alors que les fémicides ont presque triplé dans le pays depuis 2010.

A Istanbul, elles étaient plusieurs centaines à s'être rassemblées en brandissant des pancartes proclamant que "les femmes ne pardonneront aucune violence", ou d'autres sur lesquelles étaient inscrits les noms de femmes tuées par des hommes.

"Ils sont en train d'attaquer les droits que les femmes ont gagnés en luttant. Mais nous sommes dans la rue, sur les places pour défendre nos droits. Nous ne lâcherons rien", a déclaré une manifestante, Sinem Ozkan, 31 ans.

D'autres rassemblements ont eu lieu dans les principales villes du pays, comme Ankara et Izmir, où une dizaine de manifestantes ont été interpellées par la police, selon l'association Femmes solidaires NAR.

Cette mobilisation vise à soutenir la Convention d'Istanbul, un traité adopté par en 2011 par le Conseil de l'Europe (qui rassemble 47 pays dont la Turquie) qui fixe des normes juridiquement contraignantes en vue de prévenir la violence sexiste.

Depuis plusieurs semaines, des associations et médias conservateurs exhortent M. Erdogan à retirer la Turquie de ce traité, estimant notamment qu'il "nuit aux valeurs familiales" et "banalise l'homosexualité".

Des responsables du parti islamo-conservateur de M. Erdogan, l'AKP, ont évoqué la possibilité d'un retrait, suscitant l'inquiétude de nombreuses associations. L'AKP doit prendre une décision la semaine prochaine, selon les médias.

Pour les militants des droits humains, un retrait de la Convention d'Istanbul affaiblirait la lutte contre les violences domestiques.

Ils accusent en outre les autorités de ne pas appliquer avec assez de fermeté les lois votées après la ratification du traité en 2012, ce qui explique selon elles la hausse du nombre de fémicides ces dernières années.

Selon la plateforme "Nous mettrons fin aux féminicides", 474 femmes ont été tuées en Turquie en 2019, contre 440 en 2018 et 180 en 2010.

"Toutes les femmes turques, sans distinction politique, ont besoin de cette convention", estime Benazir Coskun, 31 ans, venue manifester à Istanbul. "Nous sommes convaincues que si les femmes sont unies, nous parviendrons à empêcher ce retrait".

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