Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Asie

Le cessez-le-feu unilatéral de la coalition a débuté au Yémen

Un partisan houthi à Sanaa, au Yémen, le 2 avril 2020.

Un cessez-le-feu unilatéral décrété par la coalition menée par les Saoudiens a débuté jeudi au Yémen, Ryad disant espérer voir cette trêve justifiée par le besoin de lutter contre le Covid-19 conduire à une fin du conflit de cinq ans.

Les rebelles Houthis, soutenus par l'Iran et contre lesquels intervient la coalition n'ont pas réagi à ce cessez-le-feu de deux semaines entré en vigueur à 09H00 GMT.

Si la trêve tient, ce serait la première percée depuis que les belligérants ont accepté un cessez-le-feu négocié par les Nations unies dans la ville portuaire stratégique de Hodeida (sud-ouest) lors de pourparlers interyéménites en Suède fin 2018.

Les Emirats arabes unis, membre de la coalition qui a retiré ses troupes l'année dernière du Yémen, ont salué la décision saoudienne, la qualifiant de "sage et responsable".

"J'espère que les Houthis seront à la hauteur de la situation. La crise Covid-19 éclipse tout: la communauté internationale doit intensifier ses efforts et travailler pour protéger le peuple yéménite", a tweeté le ministre d'Etat aux Affaires étrangères des Emirats, Anwar Gargash.

"C'est une décision importante qui doit être mise à profit, tant au niveau humanitaire que politique", a-t-il ajouté.

Ce geste de conciliation fait suite à une escalade des combats au Yémen, malgré l'appel des Nations unies à une cessation immédiate des combats pour protéger les civils du pays la plus pauvre du monde arabe de la pandémie.

Un responsable saoudien, dont le pays dirige la coalition intervenant depuis 2015 en soutien au gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale, a déclaré mercredi que la trêve pourrait être prolongée et ouvrir ainsi la voie à une solution politique plus large.

Il a souhaité une rencontre avec les rebelles, parrainée par les Nations unies, afin de parvenir à un cessez-le-feu permanent.

Quelques heures avant l'annonce de la coalition, les Houthis ont publié un document résumant leur vision de la manière de mettre fin au conflit.

Ils ont appelé au retrait des troupes étrangères et à la fin du blocus de la coalition sur les ports et l'espace aérien du Yémen.

Ils ont également exigé que la coalition paie les salaires des fonctionnaires pour la prochaine décennie, et finance la reconstruction du pays, y compris celle des maisons détruites lors des frappes aériennes.

- "urgence absolue" -

L'envoyé spécial de l'ONU, Martin Griffiths, s'est félicité de la trêve, appelant les belligérants à "cesser immédiatement toutes les hostilités" et en y voyant une "urgence absolue".

Le cessez-le-feu intervient alors que l'Arabie saoudite, confrontée à la chute des prix du pétrole, cherche à se sortir d'un conflit coûteux qui a tué des dizaines de milliers de personnes et déclenché ce que les Nations unies qualifient de la pire crise humanitaire au monde.

Mercredi, le vice-ministre saoudien de la Défense, le prince Khaled ben Salmane, a appelé les rebelles à "faire preuve de bonne volonté".

"Le cessez-le-feu de deux semaines créera, espérons-le, un climat de nature à apaiser les tensions" et à aider les efforts de M. Griffiths en vue d'"un règlement politique durable", a déclaré le prince Khaled sur Twitter.

Le Yémen n'a annoncé jusqu'ici aucun cas de contamination par le nouveau coronavirus mais des organisations humanitaires ont averti que lorsqu'il sera touché, l'impact sera catastrophique.

L'Arabie saoudite, le gouvernement yéménite et les rebelles ont tous accueilli favorablement l'appel du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres en faveur d'un cessez-le-feu mondial pour protéger de la pandémie les personnes vulnérables dans les zones de conflit.

Pour Fatima Abo Alasrar, chercheuse au Middle East Institute, la réponse des Houthis va déterminer le sort de la trêve.

"Ce sera le véritable test pour le maintien du cessez-le-feu, car les Houthis ont ouvert actuellement de multiples fronts qu'ils ne peuvent pas se permettre de fermer", a-t-elle estimé.

Les combats se sont récemment intensifiés entre les Houthis et les troupes yéménites soutenues par Ryad autour de zones stratégiques des provinces de Jouf et de Marib, respectivement au nord et à l'est de Sanaa après des mois d'accalmie.

Et les défenses anti-aériennes saoudiennes ont intercepté des missiles des rebelles au dessus de Ryad et de la ville frontalière de Jazan fin mars, qui ont blessé deux civils dans la capitale placée sous couvre-feu en raison du Covid-19.

Il s'agissait de la première grande attaque contre l'Arabie saoudite depuis que les rebelles ont proposé en septembre dernier de mettre fin aux attaques contre le royaume après des assauts dévastateurs contre les installations pétrolières saoudiennes.

La semaine dernière, la coalition a effectué de multiples frappes aériennes sur la capitale yéménite, Sanaa, aux mains des rebelles, en représailles aux tirs de missiles.

Toutes les actualités

Le Premier ministre australien condamne un tweet "scandaleux" de la diplomatie chinoise

Le premier ministre australien, Scott Morrison, lors d'une conférence à Sydney, 28 février 2020.

Le Premier ministre australien Scott Morrison a dénoncé lundi avec colère un tweet "scandaleux" émanant d'un porte-parole du gouvernement chinois et a demandé à Pékin de présenter formellement ses excuses.

Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a suscité l'indignation en postant une mise en scène dans laquelle un homme, habillé en soldat australien, tient un couteau plein de sang contre la gorge d'un enfant afghan.

L'illustration controversée est le travail d'un artiste chinois du nom de Wuheqilin, qui s'était fait connaître par ses créations pro-Pékin lors des manifestations à Hong Kong l'an dernier.

L'affaire intervient quelques jours après la publication d'un rapport sur des crimes de guerre qui auraient été commis par des soldats australiens en Afghanistan entre 2005 et 2016.

M. Morrison a qualifié ce tweet, qui provient d'un compte officiel du gouvernement chinois, "d'insulte scandaleuse et dégoûtante" à l'encontre des forces armées australiennes, et a appelé Twitter à le supprimer.

"Il est scandaleux et ne peut être justifié sur quelque base que ce soit. Le gouvernement chinois devrait avoir honte de cette publication", a déclaré Scott Morrison à propos de ce tweet qui a suscité des milliers de réactions en quelques heures.

"Cela ne (le) grandit pas aux yeux du monde entier", a-t-il ajouté.

Dans son tweet, le porte-parole du gouvernement chinois se dit "choqué par les meurtres de civils et de prisonniers afghans (perpétrés) par des soldats australiens".

"Nous condamnons fermement de tels actes et nous demandons qu'ils en soient tenus responsables", ajoute Zhao Lijian.

Invitée à réagir à cette polémique, sa collègue et porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hua Chunying, a estimé devant la presse que "le gouvernement australien devrait avoir honte" des actes de ses soldats en Afghanistan.

L'Australie doit "présenter [...] des excuses officielles au peuple afghan", a-t-elle jugé.

Cette affaire est le dernier exemple d'un nouveau type de communication agressive de Pékin envers les pays étrangers.

Depuis l'an dernier, de nombreux diplomates ont investi Twitter (pourtant bloqué en Chine), où ils défendent parfois avec véhémence et controverse la position de leur gouvernement.

En mars déjà, Zhao Lijian avait provoqué une vive polémique en suggérant que des militaires américains avaient pu apporter le nouveau coronavirus en Chine, où il est apparu à la fin de l'an dernier.

Les relations entre Canberra et Pékin n'ont cessé de se détériorer au cours des derniers mois après que le gouvernement australien a réclamé une enquête sur l'origine du Covid-19.

La Chine, premier partenaire commercial de l'Australie, a annoncé vendredi l'imposition de lourdes surtaxes compensatoires sur le vin australien en raison d'un dumping supposé, dernière en date d'une série de sanctions économiques contre les intérêts de Canberra.

Le président de la Bourse de Tokyo démissionne après une panne

Un écran montre l'indice des cours boursiers après la cérémonie d'ouverture du Nouvel An à la Bourse de Tokyo (TSE) au Japon, le 6 janvier 2020.

L'opérateur de la Bourse de Tokyo a annoncé lundi que le président de celle-ci avait démissionné, endossant la responsabilité de la panne qui a paralysé les échanges de l'une des plus importantes places mondiales pendant une journée entière en octobre.

Toutes les transactions avaient été bloquées avant même l'ouverture, le 1er octobre dernier, par un incident matériel qui a causé une perturbation de la transmission des informations du marché, avec des conséquences également pour d'autres places japonaises.

Le président de la Bourse de Tokyo, Koichiro Miyahara, "a pris très au sérieux sa responsabilité" dans la panne du système d'échange, a écrit l'opérateur de la place, le Japan Exchange Group (JPX), dans un communiqué.

M. Miyahara "a demandé à démissionner de son poste de président et directeur général de la Bourse de Tokyo et de toutes ses autres responsabilités dans le groupe, à compter du 30 novembre", peut-on encore lire dans le document.

Le patron de JPX, Akira Kiyota, restera à son poste mais verra son salaire réduit de moitié pour une durée de quatre mois, ajoute le communiqué. Il assurera temporairement les responsabilités du patron démissionnaire.

L'agence japonaise des services financiers avait sommé la Bourse de Tokyo et son opérateur d'améliorer le fonctionnement de la place nippone après l'incident.

JPX est le troisième plus important opérateur au monde en termes de capitalisation totale des entreprises cotées, derrière le New York Stock Exchange et le Nasdaq, selon la Fédération mondiale des Bourses de valeurs (WFE).

La capitalisation boursière des titres de JPX représentait 5100 milliards de dollars (4600 milliards de francs suisses) en mars. Environ 3000 milliards de yens (26 milliards de francs suisses) de titres s'y échangent en moyenne chaque jour.

Casque et lunettes à l'appui, voici Bogie, le chien-motard des Philippines

Casque et lunettes à l'appui, voici Bogie, le chien-motard des Philippines
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:12 0:00

Corée du Sud: 40 ans de prison pour le chef d'un gang de vidéos porno

Photo d'illustration (Reuters)

Le cerveau d'un réseau criminel sud-coréen qui contraignait des femmes, dont des mineures, à réaliser des vidéos pornographiques mises en ligne a été condamné jeudi à 40 ans de prison.

Cho Ju-bin, 25 ans, fut à la tête de ce gang de mai 2019 à février cette année, un intervalle au cours duquel 74 personnes, dont 16 mineures, furent contraintes, notamment par le chantage, à envoyer des contenus à caractère sexuel. Les vidéos étaient ensuite postées sur des forums payants ou envoyées par la messagerie Telegram.

"L'accusé a largement distribué des contenus sexuellement offensants qui avaient été créés en trompant ou en menaçant les victimes", a jugé le Tribunal du district central de Séoul, selon l'agence Yonhap, en affirmant qu'il avait ce faisant provoqué "un tort irréparable".

Le tribunal a ajouté qu'au vu de la gravité des crimes et du nombre de victimes, Cho Ju-bin devrait être "maintenu à l'écart de la société pendant une longue période de temps". Cinq de ses acolytes ont écopé de peines allant de sept à 15 années de prison.

La violence sexuelle en ligne et le partage illégal de contenus à caractère sexuel est un sérieux problème au sein de la société sud-coréenne, où les autorités sont accusées de laxisme face à ce type de délits. Le gouvernement a créé en 2019 une équipe dédiée à la traque des contenus illégalement partagés.

Dans une des affaires les plus médiatisées de ces dernières années, la star de la K-pop Jung Joon-young a été condamnée pour avoir tourné, à l'insu de ses partenaires, des vidéos de leurs rapports sexuels et les avoir partagées. Egalement reconnu coupable de viol en groupe, il purge une peine de cinq ans de prison.

La Corée du Sud est confrontée à un grave phénomène connu sous le nom de "molka", des caméras cachées installées pour filmer secrètement les femmes dans les lieux publics, toilettes, transport ou bureaux. Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté en 2018 à Séoul pour demander aux autorités d'agir contre cette forme de harcèlement.

La Russie va implanter sa première base militaire en Afrique

La Russie va implanter sa première base militaire en Afrique
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:09 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG