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Moyen-Orient

Yémen: 14 morts au 6e jour de combats dans le sud du pays

Des manifestants antigouvernementaux transportent un homme blessé lors d'affrontements avec les forces yéménites à Taiz, au Yémen, le 5 avril 2011. (AP Photo / Yemen Lens, File)

Les combats entre troupes progouvernementales et forces séparatistes se sont poursuivis samedi pour la sixième journée consécutive dans la province d'Abyane, dans le sud du Yémen, faisant 14 morts dans les deux camps, selon diverses sources militaires.

Les forces séparatistes du Conseil de transition du sud (STC) résistent à une offensive des troupes progouvernementales constituées de partisans du parti islamiste Al-Islah pour prendre le contrôle de Zinjibar, le chef-lieu de la province d'Abyane, située à l'est d'Aden, selon ces sources.

"Quatorze combattants, dont dix soldats pro-gouvernement ont été tués samedi", a déclaré à l'AFP un responsable militaire du gouvernement, sous le couvert de l'anonymat.

Ce bilan a été confirmé par une source militaire séparatiste qui a, en outre, fait état de la capture de "40 soldats pro-gouvernement et de la saisie d'équipements militaires" des assaillants.

"Ils (les soldats pro-gouvernement) n'arrivent pas à avancer en direction de Zinjibar et pour y parvenir, ils devront passer sur nos corps", a affirmé à l'AFP un commandant séparatiste sur la ligne de front.

Ces combats constituent les premiers affrontements militaires de cette ampleur depuis que les séparatistes du Sud ont proclamé le 26 avril l'autonomie de leur région après l'échec d'un accord de paix avec le gouvernement, qui prévoyait le partage du pouvoir entre les deux parties.

Lundi, au moins dix personnes sont mortes et de nombreuses autres ont été blessés dans les deux camps.

Depuis 2014, la guerre au Yémen oppose les rebelles Houthis --soutenus par l'Iran et qui contrôlent le nord du pays, dont la capitale Sanaa-- aux forces gouvernementales appuyées militairement depuis 2015 par une coalition emmenée par l'Arabie saoudite.

Mais le camp anti-Houthis est traversé par de profondes divisions entre le gouvernement en exil et un mouvement séparatiste exigeant l'autonomie du Sud du Yémen, représenté par le STC.

L'accord entre le gouvernement et le STC avait été signé le 5 novembre à Ryad, après la prise de contrôle par les séparatistes d'Aden, la deuxième ville du pays, située dans le sud et non loin de Zinjibar.

Selon des sources yéménites et saoudiennes, cet accord prévoyait d'intégrer des membres du STC au gouvernement, en contrepartie du retour de celui-ci à Aden.

Ce pacte a toutefois vite été caduc, en raison de la non-application dans les temps de mesures clés, notamment la formation d'un tel gouvernement.

Le conflit au Yémen, qui dure depuis plus de quatre ans, a tué des dizaines de milliers de personnes, dont de nombreux civils, selon diverses organisations humanitaires. Le pays subit la pire crise humanitaire au monde, d'après l'ONU.

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Paris demande la suspension "définitive" du projet d'annexion de territoires palestiniens

Le président français Emmanuel Macron, à droite, serre la main du président palestinien Mahmoud Abbas lors d'une conférence de presse conjointe à l'Elysée après leurs entretiens à Paris, vendredi 22 décembre 2017. (AP Photo / François Mori, Piscine)

La France s'est félicitée lundi de l'accord de normalisation des relations entre Israël et Bahreïn mais a souligné qu'elle devait s'accompagner d'une suspension "définitive" du projet d'annexion de territoires palestiniens.

"La France se félicite de l'annonce de l'établissement de relations diplomatiques entre le Royaume de Bahreïn et Israël", a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

"La dynamique nouvelle dans laquelle s'inscrit cette annonce doit contribuer à la paix et à la stabilité régionales", a toutefois souligné Agnès von der Mühll.

"Il est pour cela nécessaire que la suspension de l'annexion des territoires palestiniens devienne une mesure définitive et que des négociations directes entre Israéliens et Palestiniens reprennent en vue de l'établissement de deux États viables dans le cadre du droit international et des paramètres agréés", a-t-elle ajouté.

Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi la normalisation des relations entre Bahreïn et Israël, après celle intervenue mi-août entre les Émirats arabes unis et l'État hébreu.

Les chefs de la diplomatie des deux monarchies du Golfe et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu doivent signer mardi à Washington, en présence de Donald Trump, les accords établissant officiellement des relations diplomatiques entre Israël et les deux pays.

Les Palestiniens ont, de leur côté, appelé à des manifestations pour dénoncer des accords "honteux".

Aux yeux des Émirats, en échange de cet accord, Israël a accepté de "mettre fin à la poursuite de l'annexion des territoires palestiniens".

Mais le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que si l'annexion de pans de la Cisjordanie occupée est "reportée", Israël n'y a "pas renoncé".

Mike Pompeo assiste à des pourparlers historiques sur l'Afghanistan au Qatar

Les délégués des talibans se saluent à l'entame des négociations avec le gouvernement afghan à Doha, au Qatar, le 12 septembre 2020. (Photo: REUTERS/Ibraheem al Omari)

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a assisté samedi à Doha, au Qatar, aux négociations de paix historiques entre le gouvernement d'Afghanistan et les talibans.

Ces discussions s'annoncent laborieuses en raison des profondes divergences entre les deux camps.

La cérémonie a été ouverte par le chef de la diplomatie du Qatar, cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, auquel a succédé le négociateur du gouvernement afghan, l'ancien chef de l'exécutif Abdullah Abdullah.

Celui-ci a appelé à un "cessez-le-feu humanitaire". "Notre pays se souviendra de ce jour comme de celui de la fin de la guerre et des souffrances de notre peuple", a-t-il espéré.

Une revendication soutenue par l'Union européenne, qui dans un communiqué a demandé un arrêt des combats "immédiat (...), national et inconditionnel", mais rapidement contredite par l'émissaire américain pour la paix en Afghanistan, l'ambassadeur Zalmay Khalilzad.

Les négociations "conduiront" à un cessez-le-feu, qui n'est pas un préambule des pourparlers, a-t-il rappelé lors d'une conférence de presse à Doha.

Une trêve ne suffit pas, les Afghans veulent une paix durable
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Ces négociations, retardées de six mois en raison de désaccords profonds sur un échange de prisonniers, interviennent au lendemain du 19e anniversaire des attentats du 11 septembre 2011, qui ont entraîné l'intervention internationale menée par les Etats-Unis ayant chassé les talibans du pouvoir en Afghanistan.

Les deux camps doivent trouver un moyen "de faire aller le pays de l'avant (...) et accéder aux demandes des Afghans: un pays réconcilié avec un gouvernement qui reflète une nation qui n'est pas en guerre", a déclaré vendredi M. Pompeo.

Les discussions se déroulent dans une salle de conférence de l'hôtel de luxe ayant accueilli en février la signature de l'accord historique entre Washington et les talibans, qui a ouvert la voie aux pourparlers. Ce texte avait entériné le départ des forces étrangères d'Afghanistan d'ici mi-2021 en échange de vagues garanties talibanes, dont la tenue de ce "dialogue interafghan".

Mike Pompeo se rendra à Doha pour les pourparlers sur l'Afghanistan

Le président Donald Trump à la Maison Blanche aux Etats-Unis le 4 septembre 2020.

Le président des Etats-Unis a annoncé jeudi que le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo se rendrait à Doha pour participer au début des pourparlers de paix sur l'Afghanistan.

Les discussions entre les talibans et Kaboul, retardées depuis plus de six mois, démarreront samedi au Qatar afin d'essayer de mettre un terme à près de 19 ans de conflit entre les deux parties en Afghanistan.

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