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Moyen-Orient

Washington interdit les vols commerciaux américains dans la zone où a été abattu son drone

Le président américain Donald Trump, bureau ovale, la Maison Blanche, Washington, le 20 juin 2019.

Les Etats-Unis ont interdit jeudi soir les vols des compagnies aériennes américaines dans la zone où l'Iran a abattu un drone militaire américain, une frappe qualifiée d'"énorme erreur" par le président Donald Trump.

Il est ainsi interdit le survol de l'espace aérien contrôlé par Téhéran au-dessus du Golfe et du Golfe d'Oman "jusqu'à nouvel ordre", a indiqué l'Administration aéronautique fédérale américaine.

Ces restrictions sont justifiées par une "augmentation des activités militaires et la tension politique croissante dans la région, qui représentent un risque pour les opérations de l'aviation civile américaine" accompagné d'un risque d'"erreur d'identification", a ajouté la même source qui mentionne le drone de reconnaissance américain abattu par un missile sol-air iranien.

L'Iran a assuré jeudi avoir retrouvé, dans ses eaux territoriales, des débris d'un drone américain qu'il a abattu, un incident qui a encore fait monter la tension avec les Etats-Unis où Donald Trump a vivement réagi.

"Notre pays n'acceptera pas cela, je peux vous le dire", a lancé, menaçant, le président américain avant d'essayer de faire baisser la température en évoquant la piste d'une erreur du côté iranien faite par quelqu'un de "stupide". "J'ai du mal à croire que cela était délibéré", a-t-il affirmé depuis le Bureau ovale.

Selon le New York Times qui cite de hauts responsables militaires américains, Donald Trump a initialement approuvé avant d'annuler des frappes contre "une poignée de cibles iraniennes, comme des radars et des batteries de missiles", en représailles.

La Maison Blanche et le Pentagone ont refusé de commenter cette information.

Auparavant, Washington et Téhéran s'étaient livrés toute la journée à une guerre de communication sur la localisation exacte du drone de l'US Navy au moment de la frappe.

Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif a assuré que des morceaux de l'appareil avaient été retrouvés dans les eaux territoriales iraniennes, "à l'endroit où il a été abattu". Le drone "a été touché à 4h05 (23H35 GMT mercredi) par 25°59'43" de latitude Nord et 57°02'25" (de longitude Est)", a-t-il tweeté.

De son côté, le Pentagone a assuré qu'il se trouvait à 34 km des côtes iraniennes et n'avait "à aucun moment" violé l'espace aérien iranien.

Le Pentagone a publié dans la soirée une carte de la trajectoire du drone, qui le montre dans les eaux internationales ou omanaises, mais jamais dans les eaux iraniennes. Le document présente également une photo d'un appareil en feu, à 23H39 GMT à 25°57'42" de latitude Nord et 56°58'22" de longitude Est.

Il y a notamment une différence de quatre minutes dans l'horaire donné par les deux pays.

Selon le commandement central des forces américaines, le drone a été abattu par un missile sol-air iranien au-dessus du détroit d'Ormuz. Ce détroit est un point de passage stratégique pour l'approvisionnement mondial de pétrole, près duquel deux tankers ont été attaqués le 13 juin, environ un mois après des sabotages contre quatre navires à l'entrée du Golfe.

- "Catastrophe" -

En dépit des affirmations répétées des Etats-Unis et de l'Iran selon lesquelles ils ne cherchent pas la guerre, l'escalade et la multiplication des incidents dans la région du Golfe font craindre qu'une étincelle ne mette le feu aux poudres.

Le président russe Vladimir Poutine a mis en garde jeudi contre un éventuel recours des Etats-Unis à la force contre l'Iran, estimant que cela serait "une catastrophe" pour la région.

De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a appelé la communauté internationale à soutenir les Etats-Unis face à l'Iran qui a intensifié "ses actes d'agression".

"J'appelle toutes les nations qui souhaitent la paix et la sécurité à soutenir les Etats-Unis dans leurs efforts contre l'agression iranienne", a-t-il ajouté.

Le drone Global Hawk (du fabricant américain Northrop Grumman) avait décollé mercredi à 19h44 GMT d'une base américaine sur "la rive sud du golfe Persique", "éteint tous ses dispositifs de reconnaissance", passé le détroit d'Ormuz et mis le cap vers l'est en direction du port iranien de Chabahar, ont affirmé les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique d'Iran.

Selon eux, l'appareil a été abattu au retour de sa mission, dans la zone côtière près de Bandar-é Jask (Sud).

La violation des frontières iraniennes est la "ligne rouge" à ne pas franchir, a prévenu le général de division Hossein Salami, commandant en chef des Gardiens. "Notre réaction est, et sera, catégorique et absolue".

- Hausse des cours du pétrole -

Après les déclarations du président américain jeudi, les cours du pétrole ont bondi. Déjà en hausse, le baril de WTI, référence à New York, a accentué sa progression après une première réaction de Donald Trump sur Twitter.

A New York, le baril de WTI pour livraison en juillet a terminé à 56,65 dollars (+5,4%), soit la plus forte hausse de l'année sur une séance. A Londres, le baril de Brent pour livraison en août a gagné 4,3% à 64,45 dollars.

Les tensions ne cessent de monter depuis que le président américain a décidé en mai 2018 de retirer son pays de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015, et de rétablir de lourdes sanctions contre Téhéran.

Et de nouvelles frictions sont à prévoir: l'Iran a annoncé que ses réserves d'uranium enrichi dépasseraient à partir du 27 juin la limite prévue par l'accord de Vienne.

Le Sénat américain a bloqué jeudi des ventes d'armes à l'Arabie saoudite et à d'autres pays arabes, autorisées par l'administration Trump en invoquant une situation d'urgence provoquée par l'Iran pour contourner le Congrès.

Avec AFP

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Coronavirus: "La fatigue pandémique" fait craindre les autorités sanitaires

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Vaccin anti-coronavirus: le G20 promet "un accès abordable et équitable pour tous"

Des flacons avec un autocollant indiquant "COVID-19 / Vaccin contre le coronavirus / Injection uniquement" et une seringue médicale, le 31 janvier 2020. REUTERS / Dado Ruvic

En quelques jours, les annonces sur l'efficacité de projets de vaccin contre la maladie Covid-19 se sont enchaînées. Avec la vaccination à portée de main, les enjeux financiers de cette course planétaire sont énormes. L'OMS reste prudente.

Lors de leur sommet virtuel qui s'est achevé dimanche, les leaders du G20 se sont engagés à garantir "un accès abordable et équitable pour tous" aux vaccins.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déjà recensé 48 candidats vaccins dont 11 qui en sont au dernier stade des essais sur des dizaines de milliers de volontaires à travers le monde.

L'alliance américano-allemande Pfizer/BioNTech a affirmé en premier, le 9 novembre, que son vaccin est efficace à 90%. Deux jours plus tard, les Russes de l'institut Gamaleïa ont renchéri, avec 92% d'efficacité.

Puis c'est au tour d'une autre société américaine, Moderna, d'assurer que l'efficacité de son produit est de 94,5%. Deux jours après, Pfizer/BioNTech révise à la hausse les résultats de ses essais cliniques avec une efficacité annoncée a 95%.

La pandémie de Covid-19 était à l'ordre du jour du sommet virtuel du G20 ce week-end. L'Arabie Saoudite était le pays hôte. Photo prise le samedi 21 novembre 2020.
La pandémie de Covid-19 était à l'ordre du jour du sommet virtuel du G20 ce week-end. L'Arabie Saoudite était le pays hôte. Photo prise le samedi 21 novembre 2020.

L’espoir est donc permis, mais des questions restent en suspens: ces vaccins empêchent-ils carrément la transmission du coronavirus? Pendant combien de temps durera la protection qu'ils accordent? Quels sont leurs effets secondaires?

Aux États-Unis, des sénateurs se sont portés volontaires pour participer aux essais cliniques dans l'espoir de rassurer le public dont une grande partie, les "anti-vaxxers", reste méfiante à l'égard des vaccins.

C'est le cas par exemple du sénateur Rob Portman, un républicain qui représente l'État de l'Ohio. Il a participé aux essais cliniques menés par l'équipe de la multinationale Johnson & Johnson.

Un autre sénateur républicain, Steve Daines du Montana, a choisi de participer aux essais de Pfizer. "Il s'agit de restaurer l'espoir. Il s'agit de rétablir la normalité dans notre mode de vie", a-t-il confié à Fox News.

Toutefois, le responsable des situations d'urgence de l'OMS, Michael Ryan, a prévenu mercredi que les vaccins n'arriveront pas à temps pour lutter contre la deuxième vague de la pandémie, et beaucoup de pays devraient s'apprêter à " l'affronter sans vaccins".

Selon l'expert, il faudra "au moins quatre à six mois" avant qu'il y ait des niveaux suffisants de vaccination.

Afghanistan: au moins huit morts dans des explosions au centre de Kaboul

Des dégâts causés par une explosion sont constatés à Kaboul, en Afghanistan, le vendredi 13 novembre 2020. Une voiture piégée a explosé à la porte d'entrée ouest de Kaboul, tuant et blessant plusieurs soldats de sécurité afghans.

Au moins huit personnes ont été tuées samedi par des roquettes qui se sont abattues sur le centre de Kaboul, près de la Zone verte où se trouvent ambassades et compagnies internationales, ont indiqué des sources gouvernementales.

"Vers 8h40 ce matin, les terroristes ont tiré 23 roquettes sur la ville de Kaboul. Selon les informations initiales, huit personnes ont été tuées et 31 autres blessées", a déclaré le porte-parole du ministre de l'Interieur Tariq Arian.

Le porte-parole de la police de la capitale afghane, Ferdaws Faramarz, a confirmé ces détails et ce bilan.

L'ambassade iranienne a annoncé sur Twitter que son bâtiment principal avait été endommagé par les fragments de roquette, mais qu'aucun de ses employés n'a été blessé.

Des photos sur les réseaux sociaux semblent montrer des dommages sur le mur extérieur d'un vaste complexe médical.

Les explosions se sont produites dans des zones densément peuplées, notamment à proximité de la Zone verte centrale et dans un quartier du nord.

Aucune revendication n'a pour l'heure été émise, mais des responsables du gouvernement afghan ont accusé les talibans.

Zabihullah Mujahid, porte-parole des insurgés, a cependant déclaré que l'attaque n'avait "rien à voir" avec le groupe.

"Nous ne tirons pas à l'aveugle sur des lieux publics", a-t-il ajouté.

Ross Wilson, le chargé d'affaires américain à Kaboul, a quant à lui condamné l'attaque sur Twitter.

"Les Etats-Unis vont continuer à travailler avec nos partenaires afghans pour éviter ce type d'attaques", a-t-il écrit.

Des alarmes ont retenti du côté des ambassades et des entreprises dans et autour de la Zone verte, un quartier fortifié qui abrite des dizaines de compagnies internationales et leurs employés.

Le ministère de l'Intérieur a par ailleurs déclaré que deux petites explosions de "bombe collante" avaient été signalées plus tôt samedi matin, dont une qui a frappé une voiture de police, tuant un policier et en blessant trois autres.

L'attaque survient avant les rencontres prévues samedi à Doha, capitale du Qatar, entre le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo et les négociateurs des talibans et du gouvernement afghan, qu'il doit voir séparément.

Une vague de violence secoue l'Afghanistan depuis des mois.

Retrait américain

Les talibans se sont engagés à ne pas attaquer les zones urbaines aux termes d'un accord de retrait de l'armée américaine, mais les autorités de Kaboul ont accusé les insurgés ou leurs épigones d'autres attaques récentes dans la capitale.

Plus tôt dans la semaine, le Pentagone a annoncé le retrait prochain de quelque 2.000 soldats d'Afghanistan, accélérant ainsi le calendrier établi lors d'un accord signé en février à Doha entre Washington et les talibans qui entérinait le retrait complet des troupes à la mi-2021.

Le président Donald Trump a promis à plusieurs reprises de mettre fin aux "guerres sans fin", y compris en Afghanistan, la plus longue intervention de l'histoire américaine, lancée après les attentats du 11 septembre 2001.

Le président élu Joe Biden, sur un rare terrain d'entente avec Donald Trump, souhaite également mettre fin à la guerre en Afghanistan.

Les négociateurs des talibans et du gouvernement afghan ont lancé des pourparlers de paix à la mi-septembre, au Qatar, mais les progrès ont été lents.

Des responsables ont toutefois déclaré à l'AFP vendredi qu'une percée devrait être annoncée dans les prochains jours.

Au cours des six derniers mois, les talibans ont mené 53 attentats-suicides et déclenché 1.250 explosions, qui ont fait 1.210 morts et 2.500 blessés parmi les civils, a déclaré cette semaine le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Tariq Arian.

Mike Pompeo visite la colonie israélienne "Psagot"

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Décès du "doyen de l'Iran"... à 138 ans

Des drapeaux iraniens flottent sur une place de Téhéran, 10 février 2012. REUTERS/Morteza Nikoubazl

L'Iran a perdu son "doyen", un Kurde, décédé à l'âge de 138 ans selon ses papiers d'identité, rapporte jeudi l'agence officielle iranienne Irna.

Ahmad Soufi s'est éteint mercredi à Saqqez dans la province du Kurdistan (ouest de l'Iran), écrit Irna, précisant qu'il est "mort de vieillesse".

L'agence publie une copie de son "chenasnameh" (équivalent du livret de famille) et de sa carte d'identité, indiquant l'une et l'autre une date de naissance remontant au XIXe siècle, le 28 février 1882, ce qui ferait de Soufi un contemporain du président américain Franklin D. Roosevelt, mort en 1945, trois ans avant que ne soit établi le "chenasnameh" du vieil homme défunt.

Selon ses papiers, Soufi serait mort à un âge bien plus avancé que celui de la doyenne actuelle reconnue de l'humanité, la Japonaise Kane Tanaka, née le 2 janvier 1903.

Les Kurdes sont réputés en Iran pour faire de solides centenaires.

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