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États-Unis

Washington impose des tarifs sur l'acier et l'aluminium de l'UE, du Canada et du Mexique

Le Secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin (G) et le secrétaire au Commerce Wilbur Ross quittent leur hôtel à Beijing, le 4 mai 2018.

Le secrétaire américain au Commerce Wilbur Ross a annoncé que les Etats-Unis allaient appliquer vendredi d'importants tarifs douaniers sur l'acier et l'aluminium importés de l'Union Européenne, du Mexique et du Canada.

Les Etats-Unis ont donc décidé de ne pas prolonger l'exemption temporaire accordée à l'Union européenne jusqu'à jeudi minuit et vont mettre en place des taxes de 25% sur l'acier et de 10% sur l'aluminium.

Le sursis sur ces taxes est également levé pour le Mexique et le Canada, ses deux partenaires de l'accord de libre-échange nord-américain (Aléna) dont la renégociation, entamée il y a dix mois, peine à aboutir.

Wilbur Ross qui s'exprimait lors d'une conférence de presse téléphonique alors qu'il était à Paris pour une réunion de l'OCDE a précisé que les Etats-Unis ne voulaient pas accorder aux 28 pays membres de l'Union européenne (UE) "une exemption permanente et inconditionnelle sur les tarifs".

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"Nous avons eu des discussions avec la Commission européenne et même si nous avons fait des progrès, ils ne sont pas allés jusqu'au point où il aurait été justifié soit de prolonger l'exemption temporaire, soit d'accorder une exemption permanente", a affirmé le ministre de Donald Trump.

Il a minimisé les risques de représailles de la part de ces pays et ajouté qu'il y avait "un potentiel de discussion" avec l'Union européenne.

Mais, a-t-il ajouté, "comme nous ne savons pas quelle va être leur réaction à l'idée de continuer les discussions" malgré l'imposition des tarifs, "il est un peu prématuré pour savoir quels seront les sujets de ces négociations".

>> Lire aussi : Dialogue de sourds entre Paris et Washington sur le multilatéralisme

L'Union européenne avait exigé l'exemption définitive de ces taxes douanières comme tout préalable aux négociations. Les Européens, France en tête, ont insisté sur le fait qu'ils ne pouvaient discuter en ayant une épée de Damoclès au-dessus de leur tête, qui plus est de la part d'un allié commercial.

A propos du Mexique et du Canada, le secrétaire au Commerce a souligné que les négociations sur l'Aléna "prenaient plus de temps qu'espéré".

"Il n'y a plus de date précise pour la conclusion des négociations, donc (ces pays) ont été ajoutés à liste de ceux qui vont payer des tarifs", a-t-il ajouté.

L'UE "va annoncer dans les prochaines heures des contre-mesures"

L'UE "va annoncer dans les prochaines heures des contre-mesures", a déclaré jeudi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, réagissant à l'annonce des Etats-Unis d'imposer des taxes sur l'acier et l'aluminium de l'UE, du Canada et du Mexique.

"L'Union européenne ne peut pas rester sans réagir (...) Ce qu'ils peuvent faire, nous sommes capables de faire exactement la même chose", a affirmé M. Juncker, lors d'une conférence à Bruxelles.

Mexico annonce des représailles commerciales

Le gouvernement mexicain a annoncé jeudi des représailles commerciales contre les taxes douanières décidées par les Etats-Unis, son principal partenaire commercial, sur l'acier et l'aluminium importés de l'Union européenne, du Mexique et du Canada.

"Le Mexique imposera des mesures équivalentes sur divers produits" dont certains aciers, des fruits et des fromages, a annoncé dans un communiqué le ministère de l'Economie, et celles-ci "seront en vigueur tant que le gouvernement américain n'éliminera pas les taxes imposées".

Avec AFP

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La Maison Blanche envisage des baisses d'impôts pour éviter une récession

Le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, à la Maison-Blanche le 27 août 2018.

La Maison Blanche envisage des baisses d'impôts et de droits de douane pour éviter une entrée des Etats-Unis en récession, ont rapporté lundi des médias américains, malgré l'insistance de Donald Trump sur la bonne santé de l'économie américaine.

Selon le Washington Post, des responsables de la Maison Blanche étudient plusieurs mesures pour stimuler l'économie américaine, dont une baisse temporaire de la taxe sur les salaires pour améliorer le pouvoir d'achat des travailleurs.

D'après le New York Times, les Etats-Unis pourraient également renoncer aux nouveaux droits de douane imposés par l'administration Trump aux imporations chinoises dans le cadre de la guerre commerciale avec Pékin.

Il s'agit de mesures à l'étude, et les responsables qui en ont eu l'idée n'ont pas encore demandé l'avis du président Donald Trump, lequel devrait en outre obtenir l'aval du Congrès, précisent les deux médias.

"Abaisser les taxes sur les salaires n'est pas quelque chose qui soit à l'étude en ce moment", a réagi la Maison Blanche auprès du Washington Post.

La taxe sur les salaires avait déjà été temporairement abaissée en 2011 et 2012 sous le président Barack Obama pour essayer de sortir l'économie américaine de la stagnation consécutive à la crise financière de 2008.

Selon un sondage publié dimanche par la National Association for Business Economists (NABE), près des trois quarts des économistes américains s'attendent à une récession d'ici 2021. Un avis que ne partage pas Donald Trump: "je ne crois pas qu'il y aura une récession. Nous nous portons terriblement bien", a-t-il affirmé à des journalistes dimanche.

Avec AFP

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