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Wall Street à des niveaux record, le Nasdaq passe la barre des 9.000 points

Au lendemain de Noël, les investisseurs américains ont reçu en cadeau la confirmation par Pékin de la signature prochaine d'un accord avec Washington sur le commerce, attendue pour le mois de janvier.

Le Nasdaq a franchi pour la première fois la barre des 9.000 points jeudi à la Bourse de New York où tous les indices ont fini en hausse dans un marché une fois de plus soutenu après la pause de Noël par l'optimisme sur les négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis.

Le Nasdaq Composite a avancé de 69,51 points (0,78%) à 9.022,39 points.

L'indice Dow Jones a gagné 105,94 points à 28 621,39. Le S&P-500, plus large, a pris 16,56 points, soit 0,51%, à 3 239,94.

Au lendemain de Noël, les investisseurs américains ont reçu en cadeau la confirmation par Pékin de la signature prochaine d'un accord avec Washington sur le commerce, attendue pour le mois de janvier.

Et à quelques jours seulement de la fin de l'année, le S&P-500 progresse pour l'heure de 29% sur l'année écoulée, en voie de réaliser sa plus forte hausse annuelle en pourcentage depuis six ans.

"On a beaucoup plus de clarté sur certains des choses qui ont inquiété les marchés toute l'année", souligne Carol Schleif, chez Abbot Downing à Minneapolis.

VALEURS

Une étude Mastercard montrant que les ventes en ligne pendant les fêtes n'ont jamais été aussi importantes aux Etats-Unis a fait flamber Amazon. Le géant du secteur finit la séance sur un gain de 4,45%.

La période qui court de Thanksgiving à Noël est cruciale pour la distribution, avec des ventes qui peuvent aller jusqu'à 40% du volume annuel. Thanksgiving tombait cette année le 28 novembre, contre le 22 novembre en 2018. Soit six jours de moins qui ont eu pour effet de concentrer les achats en ligne.

Les données de l'étude Mastercard, publiées mercredi, indiquent qu'entre le 1er novembre et la veille de Noël, le e-commerce a représenté 14,6% des ventes totales et, surtout, a progressé de 18,8% par rapport à l'année 2018.

CHANGES

Le dollar a profité lui aussi du regain d'optimisme sur les négociations entre Washington et Pékin qui a érodé la demande pour les devises refuges, comme le yen.

Dans des échanges limités, le billet vert s'est approché de son plus haut niveau depuis deux semaines, gagnant 0,26% face au yen à 109,63 pour un dollar.

L'indice dollar qui mesure la devise américaine face à un panier de six autres devises, cède 0,13% à 97,523.

PETROLE

Sur le marché des matières premières, le contrat sur le Brent, la référence pour le pétrole, a fini la séance, sur une hausse de 72 cents à 67,92 dollars le baril, à son plus depuis le 17 septembre. Le brut léger américain West Texas Intermediate prend 57 cents à $61,68 le baril.

En plus du dossier des relations sino-américaines, le pétrole a été porté également par la publication des chiffres hebdomadaires de l'American Petroleum Institute (API) montrant une baisse plus forte que prévu des stocks de brut aux Etats-Unis (-7,9 millions de barils contre -1,83 million attendu par le consensus).

Avec Reuters

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Donald Trump, grand défenseur du lobby pro-armes, a soutenu les manifestants

Un camion passe devant un panneau de Hino, à Williamstown, Virginie occidentale, le 27 octobre 2017.

"Le parti démocrate en Virginie fait tout pour vous priver de vos droits prévus dans le deuxième amendement. Ce n'est que le début. Faites-en sorte que cela n'arrive pas, votez républicain en 2020!", a-t-il tweeté lundi.

Etat frontalier de la capitale Washington, la Virginie, aux traditions ancrées dans le conservatisme, est passée en novembre dans l'escarcelle des démocrates. Ils ont promis de s'attaquer au laxisme qui entoure selon eux le contrôle des ventes d'armes, notamment après le choc provoqué par la tuerie de Virginia Beach, qui a fait 12 morts en mai.

Les textes actuellement à l'étude renforcent l'examen des antécédents judiciaires des acheteurs, interdisent les chargeurs de plus de dix cartouches et l'achat de plus d'une arme par mois. Ils permettent aussi à un juge de saisir les armes d'individus considérés comme dangereux. Un projet d'interdiction à la vente des fusils semi-automatiques a en revanche été abandonné.

Le mouvement de contestation s'est propagé dans l'Etat, et plus d'une centaine de comtés et de localités se sont proclamés "sanctuaires du deuxième amendement".

Les organisateurs de la manifestation de lundi "ont voulu que ce soit un évènement pacifique mais ils ont entraîné quelque chose de plus important qu'ils pourraient ne pas arriver à contrôler", a estimé le gouverneur Northam.

Il a évoqué des menaces "crédibles et sérieuses" de "violences, d'affrontement armé et d'attaque contre le Capitole" ainsi que "des plans d'action provenant de milices et de groupes racistes basés hors de l'Etat".

"On ne veut pas voir de drame comme celui de Charlottesville", a-t-il prévenu, en référence à une autre ville de Virginie où des affrontements entre militants suprémacistes blancs et antifascistes avaient fait une morte et des dizaines de blessés en août 2017.

Des milliers d'Américains manifestent pour défendre le droit de détenir des armes

Le président américain Donald Trump parle de la fusillade en Floride, dans la salle de réception diplomatique de la Maison-Blanche à Washington, DC, le 15 février 2018.

Plusieurs milliers de partisans du droit à détenir des armes manifestaient lundi à Richmond, la capitale de l'Etat américain de Virginie, un rassemblement placé sous haute surveillance de crainte d'actions violentes de la part de groupes d'extrême droite.

"USA! USA!", scandaient les protestataires, pour beaucoup vêtus de blousons de chasse. Venus dès le petit matin par une journée glaciale, ils entendent dénoncer des projets de loi restreignant l'accès aux armes, portés par les démocrates au pouvoir dans cet Etat de l'est du pays.

La place du Capitole, siège du gouvernement local devant lequel se tenait la manifestation, a été placée sous très haute surveillance, avec un important dispositif policier et des portiques de sécurité.

Plusieurs protestataires arboraient des autocollants orange disant "Les armes sauvent des vies".

"Ces dernières décennies, les politiques ont essayé de faire passer des lois qui rendent plus difficile pour les citoyens respectueux de la loi d'acheter des armes à feu. On est sur une mauvaise pente. C'est notre droit constitutionnel, que Dieu nous a donné, de nous armer", dit à l'AFP Brooks, 24 ans, un habitant de Richmond, ville d'ordinaire paisible de 200.000 habitants.

Le jeune homme est venu avec un groupe d'amis dont l'un porte en bandoulière un AR-15 qu'il ne pourra pas emmener dans le rassemblement, les armes ayant été interdites sur le site de la manifestation.

Le gouverneur démocrate Ralph Northam a en effet décrété mercredi l'état d'urgence sur les lieux du rassemblement. En vigueur de vendredi et jusqu'à mardi soir, il interdit le port d'armes à feu (normalement autorisé dans la rue) et d'objets dangereux: battes de baseball, chaînes...

Betty Comerford, 73 ans, est venue de Leesburg, à quelque 200 km de là, et porte une pancarte disant "Les grand-mères pour les armes".

"Les armes, c'est pour se protéger. Les gens fuient quand ils voient des armes", lance-t-elle.

- Deuxième amendement -

Plusieurs mouvements d'extrême droite et groupes paramilitaires ont annoncé leur participation à cette "Journée de lobbying" auprès des élus, organisée par la Ligue de défense des citoyens de Virginie (VCDL).

Cette ligue dénonce ce qu'elle considère comme des coups de canif au deuxième amendement de la Constitution, qui garantit le "droit du peuple de détenir et de porter des armes". Mais cet article fait l'objet d'interprétations divergentes et la Cour suprême a limité ce droit au domicile, laissant les villes et les Etats réguler leur transport.

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