Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

RDC

Premier décès dû au coronavirus à Kinshasa, cinq nouveaux cas

Le ministre de la santé congolais Eteni Longondo à Kinshasa le 10 mars 2020.

La République démocratique du Congo a fait état samedi d'un premier décès lié au coronavirus à Kinshasa, le troisième en Afrique subsaharienne, ainsi que de cinq nouveaux cas confirmés, soit 23 au total depuis l'annonce d'un premier cas le 10 mars.

"Hier l'INRB (l'Institut national de recherches bio-médicales) a confirmé cinq nouveaux cas. Tous sont congolais. Les équipes de prise en charge s'occupent d'eux. Également hier, nous avons connu le premier cas de décès suite au COVID19", a déclaré sur Twitter le ministre de la Santé, Eteni Longondo.

Les deux premiers décès en Afrique subsaharienne avaient été annoncés au Burkina Faso mercredi et au Gabon vendredi.

Les autorités congolaises n'ont donné aucune information sur la personne décédée. Plusieurs médias affirment qu'il s'agit d'un proche (frère et membre du cabinet) d'une ministre, elle-même testée positive.

"Moi, je suis médecin avant d’être ministre. Je tiens à la confidentialité des malades, je ne peux pas aujourd’hui confirmer qu’un membre du gouvernement ou n’importe qui est malade", a déclaré vendredi soir le ministre de la Santé à la radio onusienne Okapi.

Le conseil des ministres ordinaire ne s'est pas tenu vendredi, son jour habituel, après une réunion extraordinaire mardi.

Plusieurs ministres ont été testés après cette réunion mardi, rapportent des médias congolais, sans aucune confirmation officielle. Seul le ministre de la Justice Célestin Tunda Ya Kasende a indiqué dans un communiqué vendredi qu'il "a été testé négatif".

Vendredi, les autorités congolaises ont étoffé les mesures préventives surtout dans la capitale Kinshasa (au moins dix millions d'habitants) où se concentrent les cas.

Le nombre des passagers des transports collectifs est ainsi limité (de 20 par bus à trois par taxi). L'université de Kinshasa a fermé ses portes. "Toute visite aux détenus est interdite jusqu'à nouvel ordre", a déclaré le ministre de la Justice dans un communiqué.

Vendredi soir, la capitale, habituellement bruyante et encombrée, tournait au ralenti avec l'application des premières mesures annoncées par le chef de l'Etat Félix Tshisekedi: fermeture des écoles, des restaurants, bars et discothèques, des lieux de culte.

Toutes les actualités

31 assaillants ont été tués dans la région de Lubumbashi

31 assaillants ont été tués dans la région de Lubumbashi
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:11 0:00

"Le coronavirus se transmet plus rapidement qu'Ébola", selon Dr. Malonga Miatudila

"Le coronavirus se transmet plus rapidement qu'Ébola", selon Dr. Malonga Miatudila
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:21 0:00

Des coups de feu et des morts à Lubumbashi, capitale minière du Congo

Des officiers de la police anti-émeute déployés avant une manifestation prévue à Lubumbashi, le 26 mai 2016. (Photo: JUNIOR KANNAH / AFP)

Un policier et sept miliciens ont été tués samedi dans la région de Lubumbashi, la deuxième ville de la République démocratique du Congo, où les forces de sécurité ont repoussé des "incursions" d'assaillants d'un ex-chef de guerre, a indiqué un porte-parole de la police.

Des coups de feu ont été entendus dans la capitale minière de la RDC, où les forces de sécurité ont installé des barricades levées à la mi-journée, a constaté un correspondant de l'AFP.

Des miliciens de l'ex-seigneur de guerre Gédéon Mutanga Kyungu "ont fait des incursions" à Lubumbashi et Likasi dans la région minière du Katanga, première réserve mondiale de cobalt, a indiqué la police nationale congolaise (PNC).

"Ils ont été repoussés par la police et les forces armées", a poursuivi le porte-parole de la PNC, Pierrot Mwanamputu, dans un compte-rendu écrit transmis à l'AFP.

Un policier commis à la sécurité des camions d'une société minière a été tué par les assaillants, selon la même source.

A Lubumbashi, des assaillants sont entrés dans la résidence de l'ex-chef de guerre Gédéon qui s'est "volatilisé dans la nature", selon le compte-rendu, qui ne précise pas s'il était en résidence surveillée ou non.

Gédéon Kyungu Mutanga était à la tête d'un groupe de miliciens pendant la deuxième guerre du Congo (1998-2003).

Accusé d'être le chef du groupe rebelle sécessionniste ("Bakata Katanga"), il avait été condamné à mort en mars 2009 pour "crimes de guerre, crimes contre l'humanité, mouvement insurrectionnel et terrorisme". Il s'était évadé en septembre 2011 lors d'une attaque menée avec des moyens militaires très importants.

Il était ré-apparu en public à Lubumbashi en octobre 2016, lors d'une cérémonie officielle en son honneur devant quelques centaines de policiers et militaires. Arrivé à bord d'une jeep de l'armée, M. Kyungu Mutanga était reparti à bord de la voiture du gouverneur du Katanga de l'époque, Jean-Claude Kazembe.

"L'ex-seigneur de guerre Gédéon a déposé les armes. C'est une victoire pour le peuple congolais", avait alors déclaré un responsable militaire.

La France avait annoncé le gel de ses avoirs début 2018.

Lundi et mardi, Lubumbashi a été soumise a deux jours de confinement, après la découverte de deux cas suspects de coronavirus, finalement testés négatifs.

Le gouvernement congolais fait marche arrière, le confinement de Kinshasa est "reporté"

Activité sur le boulevard Triomphal de Kinshasa au croisement des rues Asosa, Huileries et Patrice Lubumba, le 22 janvier 2014. (Photo: JUNIOR D. KANNAH)

Le "confinement total" de Kinshasa, qui devait commencer samedi pour enrayer la propagation du nouveau coronavirus, a été "reporté", ont indiqué vendredi l'autorité provinciale de la capitale de la République démocratique du Congo après l'avoir annoncé la veille.

"Depuis l'annonce par le gouverneur de ce confinement, il y a une folle flambée des prix sur le marché des biens de première nécessité" et maintenir le confinement "risquait de causer" de "l'insécurité" parmi la population, a déclaré à l'AFP une porte-parole du gouverneur de Kinshasa, Belise Okonda. Un premier confinement devait durer quatre jours de samedi à mardi.

Ituri: au moins 10 membres d'un groupe armé tués

Ituri: au moins 10 membres d'un groupe armé tués
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:51 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG