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République du Congo

Premier cas de coronavirus à Kinshasa: un Congolais vivant en France

Le pape François dirige la messe via une vidéo en direct dans une chapelle pleine de sièges vides dans le cadre des mesures de lutte contre la propagation du coronavirus, à la Maison Sainte-Marthe au Vatican, le 10 mars 2020.

Un premier cas confirmé de nouveau coronavirus a été diagnostiqué en République démocratique du Congo dans la capitale Kinshasa, plus grande ville d'Afrique francophone, a annoncé mardi le ministre de la Santé, le docteur Eteni Longondo.

Il s'agit d'un homme de 52 ans de "nationalité congolaise résidant en France", a déclaré le ministre à la presse. "Il est arrivé à Kinshasa le 8 mars en provenance de France".

Le même ministre avait évoqué en début d'après-midi un "Belge qui est ici depuis quelques jours, et que l'on suivait".

"En ce moment, le patient est stable. Il est isolé et suit des soins appropriés dans une structure sanitaire", selon le ministre. Les services sanitaires vont "retracer et identifier toutes les personnes ayant eu des contacts avec le patient"

"A son arrivée, il ne présentait aucun signe de la maladie à coronavirus. Il a été consulté dans une clinique pour les symptômes suivants: la fièvre, la toux et le rhume".

Dimanche soir 8 mars, un vol en provenance de Paris s'est posé à l'aéroport de Kinshasa après une escale à Brazzaville.

A leur descente, les passagers ont fait l'objet d'une prise de température et ont rempli un questionnaire médical, selon l'un d'eux.

Troisième plus grande ville d'Afrique, la capitale de la République démocratique du Congo compte au moins dix millions d'habitants, d'après les estimations.

Ce premier cas de coronavirus est annoncé alors que la RDC attend la fin de l'épidémie d'Ebola à l'autre bout du pays, principalement dans le Nord-Kivu.

Cette épidémie a tué 2.264 personnes depuis août 2018 et a été qualifiée d'urgence sanitaire de portée internationale par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Aucun nouveau cas n'a été enregistré depuis trois semaines et la fin de l'épidémie d'Ebola devrait être officiellement déclarée le 12 avril s'il n'y a pas de nouveaux cas d'ici là, d'après l'OMS.

La RDC s'est dotée d'"un plan stratégique national" pour faire face au coronavirus, avait déclaré lundi le directeur de l'Institut national de recherche biologique (INRB), le professeur Jean-Jacques Muyembe.

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Les activistes en manque de liberté d’expression à Brazzaville

Landry Louboueya, interpellé par la police pour avoir dénoncé une dérive de la douane, à Brazzaville le 21 juillet 2021.

Les activistes des droits de l’Homme dénoncent la confiscation de leur liberté d’expression ainsi que celle des citoyens. Plusieurs militants des droits de l’homme sont en effet jetés en prison pour avoir dénoncé les injustices diverses.

Après plus de trois mois de détention pour atteinte à la sureté intérieure de l’Etat, l’activiste Christ Belvie Dongui reprend ses activités professionnelles. Ce matin, il est venu nettoyer ses bureaux du quartier Mafouta, au sud de Brazzaville.

L’activiste constate ce qui en reste, après la perquisition de la police. "L’internet est arraché, les ordinateurs emportés pour être fouillés", témoigne-t-il.

Malgré son séjour en prison, Christ Dongui semble ne pas perdre un cran de son engagement pour les droits humains.

Christ Belvi Dongui détenu pendant plus de 3 mois pour avoir dénoncé les mauvaises conditions de vie de la population, à Pointe-Noire mars 2021. (VOA/Arsène Séverin).jpg
Christ Belvi Dongui détenu pendant plus de 3 mois pour avoir dénoncé les mauvaises conditions de vie de la population, à Pointe-Noire mars 2021. (VOA/Arsène Séverin).jpg

"Chaque génération a un combat. Je suis d’une génération qui doit relever le défi. La nôtre doit construire un Congo nouveau, un Congo où l’égalité des chances sera pour tous", dit-il.

Landry Louboueya, la quarantaine environ, a lui aussi été détenu pour avoir dénoncé les travers de l’administration douanière. Il évoque sa grosse déception. "Ce genre d’actes peuvent toujours arriver, je ne suis pas le premier", affirme-t-il.

"J’ai acheté un article en ligne, on m’a demandé payer les taxes qui ne sont consignées ni dans le code de douane ni dans aucun texte officiel où le montant était fixé. Pour avoir dit ça, j’ai été mis comme un bandit de grand chemin dans les geôles de la police", déplore l’activiste.

L’exercice de la liberté d’expression est consacré par la loi au Congo. Seulement, dans les faits, il existe encore de gros écarts. Georges Nguila, le nouveau directeur exécutif de l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) vient de publier un livre, "La faillite des droits humains au Congo", comme pour mettre l’Etat face à ses responsabilités.

"Mon livre, c’est un constat et on ne peut pas nier les faits par des arguments. Le constat c’est que, c’est la faillite des droits humains", dénonce Georges Nguila.

Le directeur exécutif de l’OCDH constate également que la liberté de la presse est plus accordée à la presse écrite. "Mais les médias audiovisuels sont censurés", affirme-t-il.

Il y a une semaine, les autorités ont libéré six activistes des droits de l’Homme dont Alexandre Dzabana, 77 ans, et dont l’état de santé nécessite une évacuation sanitaire.

L'OPEP va relever le plafond de production pétrolière de 5 pays

Un pompiste remplit une voiture d'essence dans le quartier central des affaires d'Abuja, au Nigeria, le 1er avril 2020.

L'OPEP et les pays alliés, réunis au sein de l’OPEP+, ont convenu dimanche de relever les limites de production imposées à cinq pays, mettant fin à un différend qui avait fait chavirer les prix mondiaux de l'énergie.

Le désaccord, déclenché par la demande des Émirats arabes unis d'augmenter leur propre production, avait temporairement bouleversé une précédente réunion du cartel. Dans un communiqué publié dimanche, le cartel a annoncé que l'Irak, le Koweït, la Russie, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis verraient leurs limites augmenter.

Bonus pour l'Algérie et le Nigeria

Selon les nouvelles limites de production, les Émirats arabes unis pourraient produire jusqu'à 3,5 millions de barils de pétrole brut par jour à partir de mai 2022. Ce chiffre est inférieur aux 3,8 millions de barils par jour qu'ils cherchaient à obtenir au départ. La limite de l'Arabie saoudite, qui est de 11 millions de barils par jour, passerait à 11,5 millions, tout comme celle de la Russie. L'Irak et le Koweït ont connu des augmentations moins importantes.

En Afrique, le Nigeria et l'Algérie pourraient également voir leurs plafonds revus à la hausse.

En perte de vitesse depuis quelques années, l'OPEP a du mal à s’imposer comme dans les années 1970. Lorsque les États-Unis, qui ne font pas partie du Cartel, ont commencé à augmenter leur propre production pétrolière, l’OPEP a dû faire appel à des pays tiers comme la Russie pour diminuer ensemble l’offre pétrolière sur le marché et stabiliser le prix du baril.

C’est ainsi que naît en 2016 ce que l'on appelle l'OPEP+.

Les pays membres de l'OPEP sont l'Algérie, l'Angola, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, l'Iran, l'Irak, le Koweït, la Libye, le Nigeria, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Venezuela. Les membres de l'OPEP+ sont l'Azerbaïdjan, Bahreïn, Brunei, le Kazakhstan, la Malaisie, le Mexique, Oman, la Russie, le Soudan et le Sud-Soudan.

Avec Reuters et Associated Press.

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