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Sénégal

Premier cas confirmé de nouveau coronavirus à Dakar

Des agents de santé contrôlent les passagers à l'arrivée avec un scanner thermique à l'aéroport international Blaise Diagne de Dakar, le 30 janvier 2020. (Seyllou / AFP)

Le Sénégal a annoncé lundi son premier cas de nouveau coronavirus, sur un Français qui a séjourné en France en février avant de revenir au Sénégal et qui a été mis en quarantaine à Dakar.

Il s'agit du deuxième cas confirmé en Afrique subsaharienne après le Nigeria, qui concernait un Italien lui aussi de retour de son pays.

"Les résultats des tests effectués par l'Institut Pasteur de Dakar se sont avérés positifs", a dit devant la presse le ministre de la Santé Abdoulaye Diouf Sarr.

"A ce jour l'état du patient ne suscite aucune inquiétude majeure", a-t-il ajouté.

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La grande coalition de l'opposition sénégalaise suscite des doutes

La grande coalition de l’opposition portée par les leaders Khalifa Sall et Ousmane Sonko, le 8 septembre 2021.

Au Sénégal, une large coalition de l’opposition a été mise en place pour vaincre la mouvance présidentielle lors des prochaines élections, notamment les locales qui sont prévues en janvier 2022.

La grande coalition de l’opposition, lancée le 2 septembre, se veut très large car on y retrouve la majeure partie des courants de l’espace politique sénégalais. Mais le retrait du Parti démocratique sénégalais (PDS) de l'ancien président Abdoulaye Wade fait douter certains sur la fiabilité de ce projet.

"Cette alliance est loin d’être sincère et va finir par l’implosion. La preuve: des partis comme le PDS l’ont quitté avant sa naissance", estime Boubacar Samb, gérant d’une boutique de cosmétique.

Pourquoi ce pessimisme? Babacar estime que "chacun cherche à tirer profit de l’alliance, rien de plus. Elle est fondée sur des calculs politiques. Encore une fois, la réaction du PDS et d’autres partis démontre que cette coalition ne fera pas long feu".

Trouvée dans sa gargote, Soxna Ouly ne place aucune confiance à cette nouvelle coalition de l’opposition, notamment à Ousmane Sonko. Pourtant, elle avait bon espoir que cette entente entre chefs de l’opposition allait être la bonne mais les nombreuses dissensions notées bien avant le lancement ont fini par la décourager.

"La manière de faire de nos dirigeants me fend le cœur. Ils disent agir pour le bien-être des populations mais ils ne peuvent même pas s’entendre pour former une coalition. Bougane Gueye Dany se plaint du choix des couleurs, le PDS de la démarche adoptée, d’autres de ne pas avoir été associé au début du processus", fait-elle remarquer.

Pour la vendeuse, les hommes et femmes politiques donnent l’impression que "leurs égos sont plus importants que l’intérêt du peuple qu’ils doivent défendre. Bref nous sommes fatigués et nous voulons que le successeur de Macky Sall soit un bon leader, un partisan de la paix", tranche-t-elle.

"Tous les mêmes"

Arona Thiam, vendeur de ventilateurs, emboîte le pas. Pour lui, les chefs politiques sénégalais ne militent en réalité que pour leurs propres intérêts. "Cette coalition est bâtie sur des intérêts personnels. Il s’agit d’alliances de circonstance. Membre de l’opposition comme membre du pouvoir, ils sont tous les mêmes, le bien-être des citoyens est loin d’être leur préoccupation", déplore-t-il.

Conscient que les citoyens se posent des questions sur la fiabilité de ces alliances que certains jugent contre nature, les leaders de l’opposition ont voulu rassurer.

Moussa Tine, membre fondateur de la grande coalition de l’opposition se veut clair: cette alliance est celle de la rupture.

"Nous formons un bloc, pas un bloc pour l’intérêt de qui que se soit ; mais un bloc pour le Sénégal. Le Sénégal d’aujourd’hui vaut tous les sacrifices, pas parce que nous voulons arrivés au pouvoir, pas parce que nous voulons justice pour Ousmane Sonko ou pour Khalifa Sall, ce n’est pas notre problème", affirme-t-il.

Khalifa Sall, libre... ses partisans jubilent
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Deux membres du mouvement citoyen "Y'en a marre" sous mandat de dépôt

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Les Sénégalais suivent de près les événements en Guinée

Des membres des Forces armées guinéennes traversent le quartier central de Kaloum à Conakry le 5 septembre 2021 après que des coups de feu aient été entendus.

La situation à Conakry inquiète au-delà des frontières guinéennes, même si certains pensent que le putsch était nécessaire.

La forte communauté guinéenne vivant au Sénégal ne cache pas son inquiétude face au coup de force en Guinée. Les Sénégalais, eux, ont des avis partagés.

A Dakar, les centaines de milliers de Guinéens établis au Sénégal sont sous le choc de ce qui s’est passé dans leur pays.

Pour Amadou Diallo, c’est un lendemain incertain qui se profile.

"Nous sommes maintenant en plein processus de transition car l’armée a le pouvoir et ce n’est pas la première fois. Donc il est légitime de s’inquiéter", nous dit-il.

Amadou se pose mille et une questions: "Est-ce que les militaires vont bien gérer la situation? Et surtout, est-ce qu’il vont rendre le pouvoir aux civils? L’avenir nous édifiera en tout cas je prie pour la paix en Guinée et je souhaite que l’armée ne s’accroche pas au pouvoir. Il faut organiser des élections transparentes pour que notre pays reprenne un nouveau souffle", espère-t-il.

Les ressortissants Guinéens ne sont pas les seuls à suivre la situation de près.

Pape Samba, un Sénégalais qui s’intéresse régulièrement à l’actualité politique en Guinée, est loin d’être surpris.

"Je sais que les coups d’État sont bannis mais parfois, il est nécessaire de passer par là pour redresser politiquement un pays. Si vraiment ce putsch va permettre à la Guinée de prendre un nouveau départ, on peu dire que c’est une bonne chose", souligne-t-il.

Pape estime que le président renversé, Alpha Condé, a fait "un forcing en imposant un troisième mandat et c’est illégal. J’espère bien que les pays limitrophes vont en tirer une leçon".

Même analyse de la part d'Ahmadou Bamba Seye. Pour lui, la situation en Guinée est un signal fort pour tous autres pays du continent, notamment le Sénégal.

"Il s’agit d’un message fort adressé aux dirigeants africains. Quand un président transgresse les lois et n’écoute pas son peuple, il fera face à l’armée, l’histoire l’a démontré à maintes reprises. Le 3e mandat est à l’origine de ce chaos politique et va continuer à inciter au putsch ou une autre forme de révolte dans d’autres pays", explique-t-il.

La situation en Guinée inquiète au-delà des frontières guinéennes même si certains pensent que c’était bien nécessaire après ce troisième mandat controversé.

La Cédéao suspend la Guinée "de toutes les instances de décision"
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Portraits d'Africaines du Top 100 des femmes les plus influentes d'Avance Media

La directrice générale de l'Organisation Mondiale du Commerce, Ngozi Okonjo-Iweala, à son arrivée au siège de l'OMC à Genève, en Suisse, le 1er mars 2021.

L’agence de marketing et de notation Avance Media a publié le Top 100 des Africaines les plus influentes, dans lequel figurent des grands noms aux côtés de jeunes communicantes et entrepreneures. Chez les francophones, plusieurs Sénégalaises, Congolaises et Rwandaises ont été sélectionnées.

Patronnes d’entreprises, artistes, femmes politiques, militantes de la société civile, universitaires... plusieurs profils se retrouvent dans ce classement 2021. Ces Africaines issues de divers horizons ont été sélectionnées en raison de leur travail et leurs réalisations.

"Nous pensons que ce projet nous offre une autre opportunité non seulement de célébrer les femmes africaines, mais aussi de mettre en valeur les réalisations individuelles et collectives de femmes qui inspirent la prochaine génération de dirigeantes en Afrique", a écrit le 31 août Avance Media sur son site Internet.

La Vice-présidente du Bénin Mariam Chabi Talata et le président Patrice Talon, Porto-Novo, 23 mai 2021.
La Vice-présidente du Bénin Mariam Chabi Talata et le président Patrice Talon, Porto-Novo, 23 mai 2021.

Parmi les femmes politiques les plus connues figurent notamment la patrone de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala, les présidentes de l'Éthiopie et de la Tanzanie Sahle-Work Zewde et Samia Suluhu Hassan, la Première ministre togolaise Victoire Tomégah-Dogbé, la vice-présidente du Bénin Mariam Chabi Talata et son homologue ougandaise Jessica Alupo.

Bien qu'elle ne soit plus visible sur la scène politique, l’ancienne présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf figure également dans le classement.

Les nominées sont réparties en huit catégories dont la gouvernance, le leadership économique et les médias sociaux, car l'on ne peut exclure d'un tel classement les "influenceuses", terme générique contemporain pour identifier des communicantes très populaires qui apparaissent dans de nombreuses vidéos sur la toile.

On y découvre en effet des noms bien connus sur les réseaux sociaux, comme notamment Edith Yah Brou, jeune blogueuse et militante ivoirienne.

Co-fondatrice du magazine féminin en ligne Ayana et de l'organisation Akendewa, spécialisée dans les technologies et services de l'information, Edith Yah Brou est l'une des militantes numériques les plus influentes en Côte d'Ivoire et au-delà.

"Akendewa s'appuie sur la valeur ajoutée de chacun de ses membres et possède une importante communauté motivée et dynamique", indique le site Internet de cette organisation bénévole, créée par des passionnés des TIC.

A noter que la plus jeune lauréate à figurer sur la liste pour la deuxième fois est la vice-ministre namibienne des TIC, Emma Theofelus, 25 ans.

Chez les anglophones, l'on retiendra notamment des noms comme Amina Jane Mohammed, Angela Kyerematen-Jimoh, Fatima Kyari Mohammed et Monde Muyangwa.

La Ghanéenne Angela Kyerematen-Jimoh est responsable des opérations d'IBM en Afrique. Cette spécialiste du marketing est la première femme à occuper ce poste, qui requiert le lancement de transactions de grande ampleur sur le continent.

Amina Jane Mohammed est la secrétaire générale adjointe des Nations Unies. Auparavant, elle a été ministre de l'Environnement de 2015 à 2016 dans son pays le Nigeria. Cette onusienne s'est illustrée sur les questions de bonne gouvernance et la lutte contre la corruption.

Fatima Kyari Mohammed, également Nigériane, est l'Observatrice permanente de l'Union africaine auprès des Nations Unies. Elle a notamment fait le plaidoyer pour un mandat renforcé de la force militaire G5 Sahel en 2018.

L'Africaine-Américaine d'origine zambienne Monde Muyangwa est directrice du programme Afrique au centre de recherche Woodrow Wilson International Center for Scholars depuis mars 2014, une agence fédérale américaine dont la mission est de s'atteler aux problèmes mondiaux par le biais de recherches indépendantes.

Les Rwandaises en première ligne

La première dame du Rwanda, Jeannette Kagamé, présidente de la fondation Imbuto, est dans le Top 100 des Africaines les plus influentes, selon Avance Media. Mme Kagamé est reputée pour ses nombreuses actions dans la prévention du VIH/SIDA depuis une bonne vingtaine d'années.

Sa fondation met en œuvre divers projets tels que l'extension des soins de base, l'amélioration des connaissances en santé sexuelle et reproductive, l'éducation des filles et l'entrepreneuriat des jeunes.

Mme Kagamé, qui a occupé des postes au sein de l'Onu, a reçu plusieurs récompenses en reconnaissance de ses efforts pour améliorer la vie des enfants au Rwanda.

Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de l'Organisation Internationale de la Francophonie.
Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de l'Organisation Internationale de la Francophonie.

La secrétaire générale de l'Organisation Internationale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, est parmi les nomminées rwandaises. Mme Mushikiwabo, connue sur le continent pour son charisme, a été ministre des Affaires étrangères du Rwanda, porte-parole du gouvernement et ministre de l'Information.

Lors d'une conférence internationale sur l’éducation des filles et la formation des femmes dans l’espace francophone, en 2019 à Ndjamena au Tchad, elle avait exhorté les membres de l'OIF à redoubler d’efforts pour que les filles aient le même niveau d’instruction que les garçons.

"Un pays ne peut pas avancer en laissant derrière lui 50% de sa population, et c’est le cas de plusieurs de nos Etats francophones", avait-elle déclaré.

Autre rwandaise du Top 100, la pédiatre Agnès Binagwaho, vice-chancelière de l'Université Global Health Equity, ancienne ministre de la Santé, qui a oeuvré au renforcement du système social dans son pays.

Lorsqu'elle était en charge de ce ministère, Mme Binagwaho -- alors en visite à Washington pour le Global Fund en novembre 2013 -- avait expliqué, dans Le Monde au Féminin de VOA Afrique, le modèle de sécurité sociale rwandais.

Ce système permet à toutes les mères de son pays de bénéficier des soins de santé maternelle, y compris le traitement du VIH-Sida. Pour mettre en œuvre sa politique sociale, le Rwanda utilise un principe de financement basé sur la performance au niveau communautaire.

Dr. Agnes Binagwaho, pédiatre rwandaise, vice-chancelière de l'Université Global Health Equity, ancienne Ministre de la Santé.
Dr. Agnes Binagwaho, pédiatre rwandaise, vice-chancelière de l'Université Global Health Equity, ancienne Ministre de la Santé.

La scientifique rwandaise Agnès Kalibata est également classée comme Africaine influente. Cette agronome est présidente de l'Alliance pour une révolution verte en Afrique depuis 2014, après avoir été ministre de l'Agriculture et des ressources animales pendant près de sept ans. Cette panafricaine a toujours fait le plaidoyer d'une Afrique autosuffisante sur le plan agroalimentaire.

La cinquième rwandaise sélectionnée par Avance Media est l'économiste, politicienne et diplomate Monique Nsanzabaganwa, vice-présidente de la Commission de l'Union africaine depuis le 6 février 2021, après avoir été vice-gouverneur de la Banque nationale du Rwanda pendant 10 ans.

Dr Nsanzabaganwa a permis le développement de programmes tels que le Fonds Rugori, une plateforme de financement pour les petites et moyennes entreprises appartenant à des femmes.

Les congolaises à l'honneur

Trois féministes congolaises ont été retenues dans le Top 100 des Africaines les plus influentes selon Avance Media.

L'ancienne onusienne Angèle Makombo, présidente de la Ligue des Démocrates Congolais (LIDEC), s'est portée candidate aux présidentielles de 2011 et 2018. Elle est conseillère de la République et membre de la Commission de l'environnement et des ressources naturelles au Conseil économique et social.

Mme Makombo, diplomée de la Sorbonne et de Sciences Po en France, a écrit de nombreux articles sur les questions socio-économiques en RDC et a longtemps soutenu l'éducation de filles issues de familles à faible revenu à Kinshasa.

Julienne Lusenge est une militante congolaise reconnue pour son engagement dans la lutte contre les violences sexuelles dans l'est du pays. Elle est présidente de Solidarité Féminine pour la Paix et le Développement Intégral (SOFEPADI) et directrice du Fonds de la Femme Congolaise (FFC).

Julienne Lusenge, présidente de Solidarité Féminine pour la Paix et le Développement Intégral, directrice du Fonds de la Femme Congolaise, lauréate du prix Femmes de Courage 2021 du Département d'Etat américain
Julienne Lusenge, présidente de Solidarité Féminine pour la Paix et le Développement Intégral, directrice du Fonds de la Femme Congolaise, lauréate du prix Femmes de Courage 2021 du Département d'Etat américain

Elle a été nommée chevalier de la Légion d'honneur par le gouvernement français et est récipiendaire de nombreuses récompenses dont le prestigieux prix Femmes de Courage du Département d'Etat américain en 2021.

Dans un entretien réalisé en mars dernier à VOA Afrique, Mme Lusenge dresse un plan macabre de l'insécurité qui prévaut dans l'est de la RDC, où des dizaines de groupes armés sèment encore la terreur.

Elle y décrit des "déplacés forcés perpétuels", une situation de grande pauvreté avec "des jeunes femmes restées veuves avec beaucoup d'enfants, les leurs et ceux des voisins, et sans ressources."

La congolaise Ève Bazaiba au parcours exceptionnel est connue elle aussi pour son militantisme progressiste. Devenue récemment ministre de l'Environnement avec rang de vice-Première ministre, elle est présidente de la commission socioculturelle de l'Assemblée nationale depuis quelques années.

Mme Bazaiba était un membre influent de l'UDPS, l'actuel parti au pouvoir en RDC, et a occupé le poste de secrétaire générale du MLC de Jean-Pierre Bemba. Elle a été arrêtée plusieurs fois sous le régime de Mobutu, emprisonnée sous celui de Kabila père et poursuivie en justice sous Kabila fils.

En tant que militante de la parité en politique, Eve Bazaiba est présidente de la Ligue des Femmes Congolaises pour les Élections (LIFCE).

L'avocate et militante des droits humains tchadienne Jacqueline Moudeina, est parmi les femmes francophones d'Afrique centrale qui figurent au Top 100 des Africaines influentes, en grande partie grâce à son travail ayant permis de traduire en justice Hissène Habré, condamné à la prison à perpétuité le 30 mai 2016 pour crimes contre l'humanité.

En 2004, Me Moudeina a été nommée présidente de l'Association tchadienne pour la promotion et la défense des droits de l'homme (ATPDH). Elle a alors recueilli des témoinages et éléments de preuves sur l'affaire Habré pendant une décennie.

Pour Jacqueline Moudeina, la mort de l'ancien président ne doit pas empêcher le Tchad d’honorer ses engagements vis-à-vis des victimes. Après son décès en août dernier, elle a estimé que le dossier devait être repris rapidement afin que les victimes puissent entrer dans leurs droits.

Deux artistes aux multiples influences

Parmi les artistes francophones figurant dans le classement d'Avance Media, l'on peut retenir notamment la chanteuse pop franco-malienne Aya Nakamura, dont les clips décrochent des records de visites sur le net, à commencer par sa chanson à succès Djadja. Ce tube a largement passé la barre des 800 millions de vues sur Youtube ; le clip Copines, plus de 357 millions de vues et Pookie pas loin derrière. Un véritable phénomène.

Le Top 100 des Africaines inspirant la prochaine génération ne pouvait être sans la célèbre chanteuse-compositrice béninoise Angélique Kidjo, qui se consacre aux droits humains depuis de nombreuses années, en centrant ses actions sur l'autonomisation des femmes et l'éducation des enfants, notamment en tant qu'ambassadrice de l'Unicef.

Angélique Kidjo a fondé en 2006 la Fondation Batonga qui soutient des adolescentes en Afrique francophone pour améliorer leurs moyens de subsistance, tout en leur permettant d'être des agents de changement dans leurs communautés.

La chanteuse franco-béninoise Angelique Kidjo au 43e Festival de Jazz de Montreux en Suisse, le 10 juillet 2009.
La chanteuse franco-béninoise Angelique Kidjo au 43e Festival de Jazz de Montreux en Suisse, le 10 juillet 2009.

Lors d'un entretient à VOA Afrique en 2016, elle avait dit regretter que la parité n'évolue pas plus vite, déplorant que les femmes ne soient pas suffisamment solidaires et que l'on ait "des systèmes en place qui font perdurer le patriarcat et qui permettent aux hommes de rester au pouvoir".

Elle y mentionne aussi le fait que l'on soit "toujours en train de parler des droits des femmes ; pourquoi est-ce que les droits des femmes doivent être séparés des droits de l'Homme? Ne sommes-nous pas des êtres humains?!", s'est-elle interrogée.

Angélique Kidjo jointe par Nathalie Barge
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L'Afrique de l'ouest, dominée par le Sénégal

Dans le Top 100 d'Avance Media figure Nafissatou Jocelyne Diop, cheffe du service Genre et Droits Humains au Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA). Mme Diop milite pour les droits humains, en particulier l'égalité des genres, depuis une vingtaine d'années.

Elle est responsable des questions liées aux adolescentes, à la planification familiale, la santé maternelle et aux pratiques néfastes telles que les mutilations génitales féminines. Son service met en œuvre divers programmes pour améliorer la vie des femmes et des filles.

Oulimata Sarr, directrice régionale d'ONU Femmes couvrant 24 pays d'Afrique de l'Ouest et Centrale, est également dans le classement. Elle est membre du Women's Investment Club Sénégal qui fournit des capitaux aux femmes entrepreneures.

Le fonds d’investissement WIC Capital lancé en 2019 rassemble des investisseurs qui mettent en commun leurs ressources pour soutenir des petites et moyennes entreprises appartenant à des femmes au Sénégal et en Côte d’Ivoire.

L'autre onusienne d'origine sénégalaise considérée comme modèle de femme qui inspire la nouvelle génération est Awa Ndiaye-Seck, Représentante Résidente d'ONU Femmes en RDC et Représentante spéciale de la Directrice Exécutive d'ONU Femmes pour la création des sections nationales du Réseau des Femmes Leaders Africaines.

Madame Ndiaye-Seck a plus de 30 ans d’expérience dans les domaines du genre, de la prévention des conflits et des processus électoraux. Elle est titulaire de plusieurs distinctions dont celles de Chevalier de l’Ordre National du Lion et Officier de l’Ordre National du Mérite du Sénégal.

La quatrième Sénégalaise retenue dans le classement est Jacqueline Fatima Bocoum, directrice de la société de media Com 7. Elle a été journaliste à la RTS et Sud FM avant de devenir directrice des programmes et de l'information à Radio Nostalgie.


Les autres nomminées ouest-africaines

Djamila Ferdjani est médecin entrepreneure et militante sociale nigérienne populaire auprès des jeunes à travers les réseaux sociaux. Elle s’investit notamment dans la scolarisation des filles, l’insertion des jeunes et la promotion de la femme au Sahel.

En 1992, elle a fondé une clinique privée à Niamey. Pendant l'épidémie de méningite en 2015, elle a initié le programme de vaccination des enfants de la rue au Niger.

Reconnue également dans le milieu du sport, Dr. Ferdjani a été présidente de la Fédération nigérienne de basket-ball, directrice du village olympique des Jeux de la Francophonie à Niamey en 2005, et a levé des fonds pour l’équipe nationale de football du Niger à la CAN 2012.

Nialé Kaba, ministre ivoirienne du Plan et du Développement, à Abidjan, le 11 juillet 2017.
Nialé Kaba, ministre ivoirienne du Plan et du Développement, à Abidjan, le 11 juillet 2017.

Nialé Kaba, ministre du Plan et du Développement de Côte d'Ivoire depuis janvier 2016, est présidente du Conseil des gouverneurs de la Banque africaine de développement depuis 2019. Entre 2011 et 2016, elle a été ministre de la Promotion du Logement et la première femme ministre de l’Économie et des Finances dans son pays.

Mme Kaba a fait ses armes en Economie Internationale à la Sorbonne à Paris, entre autres prestigieuses universités, et elle est également diplômée de l’Institut du Fonds Monétaire International. Elle a enseigné à l’École Nationale Supérieure de Statistique et d’Économie Appliquée (ENSEA) à Abidjan.

Cette économiste est une ministre particulièremnent active qui s'investit dans de nombreux projets de développement social. Le 30 août dernier, elle a signé à Khartoum un accord pour un prêt de 25 milliards de FCFA avec la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) destiné au financement du projet de construction du Centre Hospitalier Universitaire d’Abobo.

L'ancienne mannequin guinéenne Tiguidanke Camara a aussi sa place dans le Top 100 d'Avance Media, en tant que PDG des sociétés minières Tigui Mining Group et Camara Diamond & Gold Trading Network.

L'objectif de cette entrepreneure issue du milieu de la mode est d'étendre ses opérations en Afrique de l'Ouest. En 2018, TMG a conclu une Joint-Venture pour ses permis de Siguiri en Guinée et son projet agricole à Dabou en Côte d'Ivoire.

Le souhait le plus cher de Mme Camara est de mettre les ressources minérales d'Afrique au service du développement économique du continent. Membre de Women In Mining International (WIM), Tiguidanke Camara milite pour la présence des femmes dans le développement de l'industrie minière.

Son programme de formation AgroMine, en partenariat avec des entreprises agricoles, vise à autonomiser les femmes, regroupées en coopératives locales, grâce au développement d'opportunités d'agriculture durable à proximité des centres d'exploration TMG.

Mais ce n'est pas tout, car Mme Camara investi aussi dans le développement immobilier, via l'achat de terrains à Bouaflé en Côte d'Ivoire pour des projets de logements abordables.

Sans aucun doute, la démarche originale de Tiguidanke Camara en fait l'une des Africaines les plus influentes, laissant poindre une nouvelle génération d'entrepreneures dont les initiatives valent tout l'or du monde.

Mme Camara et les 99 autres femmes du Top 100 d'Avance Media 2021 ont ceci en commun: ce sont toutes des militantes des droits humains, féministes de surcroit.

Une simple opération de marketing ?

L'agence de relations publiques Avance Media a été créée par le jeune entrepreneur social d'origine ghanéenne Prince Akpah, qui a lui-même reçu plusieurs prix ces sept dernières années en tant que jeune leader émergent.

Il a lancé le Top 100 des Africaines les plus influentes en 2019. Seulement trois petites années pour faire de son classement une publication notoire, reprise par la presse africaine.

Prince Akpah et son équipe de jeunes Africains anglophones sont eux-même des influenceurs de la nouvelle génération qui aspirent au changement positif. Ces jeunes entrepreneurs sont parvenus à se frayer un passage dans l'univers de la Toile, aussi immense soit-elle, pour l'utiliser à bon escient.

Promouvoir en ligne 100 femmes exemplaires annuellement est en effet une simple opération de marketing qui peut inspirer de nombreuses personnes à devenir aussi des vecteurs de changement. Une action humaniste qui mérite des encouragements.

Le gouvernement sénégalais réduit des taxes pour faire baisser les prix des aliments

Un vendeur de poulets prépare des viandes à vendre sur un marché de Bambilors à Dakar, le 4 mai 2018.

Face à une hausse quasi-générale du prix des denrées de première nécessité, le président Macky Sall a convoqué le Conseil national de la consommation.

Sur le net, des Sénégalais ont comparé les prix de 2012, année d’accession du président Macky Sall au pouvoir, aux prix actuels. Sur la période, le litre d’huile est passé de 600 à 1.300 francs CFA, le sac de riz de 50 kg de 12.000 à 15.000 FCFA, entre autres.

Il y a de cela quelques mois, les consommateurs dénonçaient la hausse du prix du kilogramme de viande. Aujourd'hui on assiste à une augmentation des prix pratiquement de toutes les denrées de première nécessité. Une situation qui pèse sur les ménages, notamment les "gagne peu".

"C’est très très dur. Les mères et pères de famille sont fatigués. Le sucre, le savon, le huile, toutes ces denrées coûtent cher en ce moment. Pour résumer la hausse des prix des denrées est générale", souligne Mère Oulimata, l’air désemparée.

Sous le couvert de l'anonymat, ce père de famille fait ses courses au marché Castors.

Lui aussi est consterné par cette hausse quasi-générale des prix.

"Nous sommes sans voix face à cette hausse du prix des denrées de première nécessité dont on ne connaît pas vraiment les raisons", se plaint-il.

Inflation généralisée

De leur côté, les commerçants se dédouanent.

Yamar est commerçant. Il avoue qu’il est délicat de gérer cette situation indépendante de sa volonté.

"Nous avons une fidèle clientèle donc c’est un peu gênant pour nous d’appliquer du jour au lendemain une hausse sur le prix des denrées de première nécessité", explique-t-il. "Il m'arrive même de vendre à perte. Pourtant nos fournisseurs ont des prix fixes et ils ne nous laissent pas le choix", affirme-t-il.

Conscient de l'impact négatif de la hausse des prix des denrées de première nécessité, le chef de l’État, Macky Sall, a convoqué mardi un Conseil national de la consommation. Après concertation avec les acteurs du secteur, la Ministre du commerce Aminata Assoma Diatta annonce des mesures pour stabiliser le marché.

"Le conseil national propose au gouvernement les mesures complémentaires suivantes : La réduction de taxe d'ajustement à l'importation, qui passerait de 10 à 5 % sur l'huile importée, le maintien de la TVA à 0% sur le riz , la suspension des droits de douanes sur le lait, l'application d'un taux de 0 % sur la farine de blé", déclare l’autorité.

Il y a aussi une proposition pour le "rétablissement des stands de commerce, l'administration des prix des bidons d'huile de 20 litres, la mise en œuvre de mesures rendant obligatoire la déclaration des stocks et l'homologation des prix des matériaux de construction", conclut-elle.

Au-delà de ces mesures annoncées, le ministre des finances a ordonné l’annulation de la taxe conjoncturelle sur le sucre raffiné importé.

Déjà préoccupées par le Covid-19 et ses multiples conséquences, les populations doivent maintenant faire face à la hausse des prix des denrées alimentaires qui impactent négativement leur quotidien.

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