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Moyen-Orient

Veto russo-chinois à l'ONU à une résolution imposant un cessez-le-feu à Idleb

Lors d'une réunion de l'ONU sur l'enquête des armes chimiques, en Syrie, le 10 avril 2018.

La Russie et la Chine ont mis jeudi leur veto à une résolution de l'Allemagne, la Belgique et du Koweït imposant un cessez-le-feu à Idleb en Syrie, approuvée par 12 membres du Conseil de sécurité.

Il s'agit du 13e veto de la Russie à une résolution sur la Syrie depuis le début du conflit en 2011. La Guinée équatoriale, membre non permanent, s'est abstenue lors du vote.

Le texte a fait l'objet de négociations pendant une quinzaine de jours. La Russie a plaidé en vain pour que le cessez-le-feu comprenne des exemptions pour les "opérations terroristes" menées dans la province d'Idleb (nord-ouest).

Inacceptable pour les auteurs de la résolution car cela aurait ouvert à de multiples interprétations et aurait conduit à de possibles nouvelles attaques de sites civils en Syrie. Les trois co-auteurs avaient accepté une mention évoquant des "mesures terroristes" sous condition qu'elles respectent le droit international, a souligné l'Allemagne.

L'ambassadeur russe à l'ONU, Vassily Nebenzia, a dénoncé "la flambée d'activisme humanitaire" des autres membres du Conseil de sécurité à chaque avancée dans la reprise de territoires par le régime syrien.

"C'est la même chanson, les terroristes se transforment en représentants de l'opposition", a ironisé le diplomate. "La résolution était d'emblée vouée à l'échec et vous divisez délibérément le Conseil de sécurité", quelques jours avant le début de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement, a-t-il accusé.

Des frappes sporadiques se poursuivent à Idleb après quatre mois de bombardements du régime syrien. L'ONU ne cesse depuis le printemps de mettre en garde contre la dégradation de la situation humanitaire dans cette province où vivent quelque 3 millions de personnes dont 1 million d'enfants.

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Des troupes américaines entrent en Irak depuis la Syrie

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Les saoudiennes autorisées à intégrer les forces armées

Soldats saoudiens à Marib au Yémen, 26 janvier 2018.

Dans le cadre d’un vaste programme de réformes économiques et sociales, les saoudiennes ont été autorisées le 9 octobre à intégrer les forces armées du royaume.

Ryad a récemment multiplié les décisions en faveur des femmes dans ce pays qui applique une version rigoriste de l'islam, mais les organisations de défense des droits humains l'accusent de réprimer parallèlement les militantes.

"C'est un nouveau pas vers l'émancipation", a écrit le ministère des Affaires étrangères sur Twitter, précisant que les femmes pourront seulement accéder aux rangs de soldat de première classe, caporal, sergent et sergent-chef.

L'Arabie Saoudite a autorisé l'année dernière les femmes à intégrer des postes au sein des forces de sécurité.

Sous la houlette du prince héritier Mohammed ben Salmane, plusieurs réformes visant à octroyer des droits aux femmes ont été engagées ces dernières années, comme l'autorisation de conduire ou de voyager à l'étranger sans l'accord préalable de leur "gardien".

Au cours de la même période, une vague de répression a visé plusieurs militantes des droits humains. Certaines d'entre elles restent détenues, comme Loujain al-Hathloul.

Depuis la chute des cours du pétrole ces cinq dernières années, l'Arabie Saoudite, premier exportateur de brut, tente d'améliorer son image à l'étranger pour attirer les investisseurs et les touristes.

Retrait des forces américaines situées dans le nord-est de la Syrie

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Netanyahu renonce à former un gouvernement en Israël

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Netanyahu renonce à former un gouvernement en Israël

Le chef de l'Etat a annoncé qu'il avait l'intention de charger Benny Gantz de former un gouvernement.

Benjamin Netanyahu a renoncé lundi à former un nouveau gouvernement en Israël en raison de son incapacité à dégager une majorité au sein du parlement issu des élections organisées en septembre, ouvrant ainsi la voie à son adversaire centriste Benny Gantz.

Le Premier ministre sortant, chef de file des conservateurs du Likoud, a déclaré qu'il remettait son mandat au président Reuven Rivlin. Le chef de l'Etat a annoncé qu'il avait l'intention de charger Benny Gantz de former un gouvernement.

"Ces dernières semaines, j'ai effectué tous les efforts pour amener Benny Gantz à la table des négociations, tous les efforts pour former un large gouvernement national, tous les efforts pour éviter de nouvelles élections", a dit Benjamin Netanyahu, qui a eu 70 ans ce lundi.

Le parti de Benny Gantz, Bleu et blanc, est arrivé de peu en tête des élections législatives du 17 septembre, avec 33 sièges sur les 120 de la Knesset contre 32 pour le Likoud. Il n'a toutefois pas de partenaires évidents pour créer une coalition majoritaire. Benny Gantz, ancien chef d'état-major de l'armée israélienne, dispose de 28 jours pour former un gouvernement.

S'il échoue, de nouvelles élections seront très certainement organisées, les troisièmes depuis avril. Dans un communiqué, son parti s'est dit "déterminé à former un gouvernement d'unité libéral".

Au pouvoir sans discontinuer depuis 10 ans et Premier ministre pendant 13 ans au total, Benjamin Netanyahu est affaibli par la perspective d'une possible mise en examen pour corruption. Il rejette ces accusations mais Benny Gantz s'est engagé à ne pas participer à un gouvernement dirigé par une personnalité menacée de poursuites judiciaires.

Avec Reuters

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