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Cordialité affichée entre Poutine et Macron, qui veut rapprocher Moscou et l'Europe

Le président français Emmanuel Macron, à droite, serre la main du président russe Vladimir Poutine à l'issue de leur rencontre au fort de Bregancon à Bormes-les-Mimosas, dans le sud de la France, le 19 août 2019.

Emmanuel Macron a reçu Vladimir Poutine lundi dans sa résidence d'été, les deux hommes affichant une apparente cordialité et une volonté de rapprochement entre Moscou et l'UE notamment sur l'Ukraine, malgré des désaccords sur plusieurs sujets sensibles.

Un bouquet de fleurs à la main pour Brigitte Macron, le président russe est arrivé souriant au fort de Brégançon, sur la côte méditerranéenne, accueilli par le couple présidentiel français.

Après quelques amabilités, les deux hommes, assis sur des chaises de jardin, ont échangé devant la presse. Malgré des convergences et la claire volonté d'Emmanuel Macron de rapprocher Russie et UE, ils se sont montrés divisés sur des sujets tels que la guerre en Syrie ou les droits de l'Homme.

Dans la province d'Idleb, où l'armée syrienne est à l'offensive avec l'aide des Russes, Emmanuel Macron a jugé "impérieux" le besoin de respecter le cessez-le-feu, qui a été décidé mais n'est pas appliqué. Mais le maître du Kremlin, incontournable en Syrie et en Iran, a balayé la requête, déclarant que la Russie "soutient les efforts de l'armée syrienne pour éliminer les menaces terroristes à Idleb".

Autre divergence sur la question de la répression des manifestations d'opposants à Moscou, sujet sur lequel M. Poutine a répondu par une pique en déclarant qu'il ne souhaitait pas une "situation telle que celle des gilets jaunes", évoquant un bilan de "onze personnes tuées et 2.500 blessées" lors de la vague de manifestations parfois violentes qui a ébranlé le gouvernement français il y a quelques mois.

Selon les autorités françaises, un seul mort a été recensé lors des manifestations de gilets jaunes: une femme de 80 ans tuée par une grenade lacrymogène alors qu'elle était sur son balcon. Dix autres personnes ont été tuées dans des accidents causés par des barrages routiers des manifestants.

Le parallèle a été réfuté par M. Macron, "la comparaison ne vaut pas raison. Les gilets jaunes ont été librement aux élections européennes (...) Je souhaite qu'ils s'expriment librement (...) On est un pays où les gens peuvent s'exprimer librement, manifester librement", a-t-il dit, en référence aux exigences des manifestants russes d'élections transparentes et libres.

Malgré ces désaccords de fond, la tonalité est clairement au réchauffement entre les deux pays, Emmanuel Macron voulant oeuvrer à un rapprochement stratégique entre l'Europe et la Russie pour affronter un monde en plein chambardement, et éviter que Moscou ne se rapproche trop de la Chine.

En contact régulier au téléphone, les deux hommes se sont déjà vus plusieurs fois en tête-à-tête : Emmanuel Macron a reçu Vladimir Poutine dans les fastes de Versailles en mai 2017, juste après son élection, puis s'est rendu à son invitation à Saint-Pétersbourg l'an dernier. Ils se sont également entretenus lors de chaque G20, tout dernièrement à Osaka en juin. Un contact constant et des relations moins dégradées que sous la présidence de François Hollande.

- "Optimisme prudent" -

"La Russie est Européenne, très profondément, et nous croyons dans cette Europe qui va de Lisbonne à Vladivostok", a-t-il dit, ajoutant vouloir la "réarrimer" à l'Europe après "les malentendus des dernières décennies".

"Nous avons à réinventer une architecture de sécurité et de confiance entre l'Union européenne et la Russie", a-t-il ajouté, recevant le président russe à quelques jours du sommet du G7 (ex-G8) de Biarritz, instance dont la Russie a été exclue en 2014 après son annexion de la Crimée.

Les deux hommes ont laissé entrevoir des avancées possibles sur la crise dans les provinces pro-russes d'Ukraine, permises selon eux par l'arrivée du nouveau président ukrainien Volodymyr Zelensky, Emmanuel Macron ouvrant la voie à un prochain sommet au format "Normandie", entre Russie-Ukraine-France-Allemagne.

"Les choix du président (ukrainien Volodymyr) Zelensky sont un vrai changement pour la situation" a déclaré M. Macron.

"Je vais parler (avec Emmanuel Macron) de mes contacts avec le nouveau président ukrainien. Il y a des choses qui sont dignes de discussions et qui provoquent un optimisme prudent", a quant à lui déclaré M. Poutine, alors que la Russie pâtit des sanctions européennes décrétées en raison de l'annexion de la Crimée et de son implication présumée - qu'elle dément - dans le conflit du Donbass.

Vladimir Poutine a de son côté loué "le rôle très important, voir clé" de Paris pour permettre le retour en juin dernier de la Russie à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.

Geste symbolique, Emmanuel Macron a aussi annoncé qu'il se rendrait à Moscou en mai 2020 pour assister aux célébrations du 75e anniversaire de la victoire sur l'Allemagne nazie.

"Je suis reconnaissant" à Emmanuel Macron d'avoir accepté cette invitation, a répondu Vladimir Poutine. Les Russes accordent la plus haute importance à ces commémorations qui ont été boudées par les Occidentaux depuis l'annexion de la Crimée par la Russie.

Avec AFP

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Saisie record de drogue au Royaume-Uni

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Le patron de l'ONU aux Bahamas vendredi et samedi pour exprimer sa "solidarité

Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, à Kinshasa, en septembre 2019. (Assemblée nationale de la RDC)

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a annoncé jeudi qu'il se rendrait vendredi et samedi aux Bahamas afin de témoigner de la "profonde solidarité" de l'Organisation aux victimes du "terrible ouragan" Dorian.

Il y a une nécessité pour la communauté internationale "d'accroître son soutien à la population des Bahamas et à son gouvernement", a aussi dit Antonio Guterres.

Citant les Bahamas, les inondations au Mozambique, la désertification au Sahel, les incendies en Amazonie, la fonte de la glace en Arctique et la destruction des coraux, le chef de l'ONU a exhorté les dirigeants de la planète à être plus ambitieux dans la lutte contre le changement climatique.

"Tout ceci confirme ce que nous disons tous depuis peu: le changement climatique est plus rapide que nous et nous devons adopter une approche beaucoup plus ambitieuse dans ce que nous faisons pour vaincre le changement climatique", a-t-il souligné.

Lors de son déplacement, le secrétaire général rencontrera le Premier ministre Hubert Minnis à Nassau ainsi que d'autres responsables des Bahamas. Il aura aussi des entretiens avec des victimes de l'ouragan et les équipes humanitaires qui les assistent, a précisé un communiqué de l'ONU.

Les Bahamas ont déjà reçu la visite le 4 septembre du secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, Mark Lowcock. Ce dernier avait alors annoncé le déblocage d'un million de dollars du fonds d'urgence des Nations unies pour les Bahamas.

Quelque 1.300 personnes sont toujours non localisées aux Bahamas, dix jours après le passage de Dorian qui a fait 50 morts, semé le chaos dans cet archipel des Caraïbes et déclenché une marée noire, selon les services de secours.

Avec AFP

Washington veut "des progrès substantiels" dans les négociations commerciales avec Pékin

Le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, à la Maison Blanche à Washington, États-Unis, le 12 septembre 2019. REUTERS / Sarah Silbiger.

L'administration Trump veut "des progrès substantiels" dans les prochaines négociations commerciales avec la Chine, a déclaré jeudi le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin, au lendemain de l'annonce à Pékin et Washington d'une pause dans la guerre des tarifs douaniers.

"Nous ne voulons pas d'un voyage qui ne soit qu'une série de discussions. Nous voulons faire des progrès substantiels", a dit M. Mnuchin sur la chaîne CNBC.

Il a en outre souligné que Donald Trump était disposé à retirer ou à augmenter les tarifs douaniers sur les marchandises en provenance du géant asiatique selon l'issue des discussions.

Le président américain a pour sa part laissé entendre, jeudi soir, qu'il n'excluait pas de signer un accord provisoire avec la Chine.

"J'entends beaucoup d'analystes parler d'un accord provisoire, ce qui veut dire qu'on s'accorderait sur certaines parties, les plus faciles pour commencer. Mais ce n'est pas facile ou difficile. Soit il y un accord, soit il n'y en a pas. Mais c'est quelque chose qu'on pourrait envisager, j'imagine", a déclaré le locataire de la Maison Blanche.

Selon l'agence Bloomberg, son administration aurait envisagé de proposer un accord provisoire à la Chine pour reporter voire annuler certaines des taxes douanières que Pékin impose aux Etats-Unis.

Pékin a annoncé plus tôt étudier la possibilité d'acheter davantage de produits agricoles américains, chers à Donald Trump et qui sont actuellement durement affectés par les représailles chinoises.

"Les entreprises chinoises ont commencé à s'informer sur l'achat de produits agricoles américains", a assuré jeudi le porte-parole du ministère chinois du Commerce, Gao Feng.

M. Gao a précisé que les produits en question comprenaient notamment le porc et le soja, que les agriculteurs américains exportaient massivement vers la Chine avant le début des tensions.

"Voyons si les Chinois respectent leurs engagements. Comme vous le savez, le problème que nous avons toujours eu avec les Chinois est qu'ils ne respectent pas leurs engagements", a tempéré sur CNN Peter Navarro, conseiller économique de la Maison Blanche.

Le président "peut nouer un accord à tout moment mais il veut un bon accord", a martelé Steven Mnuchin, rappelant que Pékin s'était engagé dès le début des discussions "à rééquilibrer" les échanges commerciaux entre les deux pays.

En 2018, les Etats-Unis ont accusé un déficit des biens de 419,52 milliards de dollars avec la Chine.

En mai, "nous avions (un texte d') accord de 150 pages sur le point d'être finalisé. Les Chinois ont fait volte-face", a souligné Peter Navarro.

Et fin juillet, "nous n'avons de toute évidence pas fait les progrès que nous souhaitions" lors de la dernière réunion à Shanghai, la capitale économique chinoise, a relevé Steven Mnuchin.

Il s'est refusé à dire quels étaient les points qui seraient spécifiquement discutés lors de la bilatérale de début octobre.

- "Symboliquement" -

Il a en revanche souligné que le dossier sensible de Hong Kong ne serait pas "sur la table" des négociations. "Cela relève du département d'Etat, pas du commerce", a-t-il commenté.

M. Mnuchin a rappelé qu'au printemps, lorsque les deux pays étaient sur le point de signer un accord, le texte comportait sept chapitres. Et le premier portait sur la propriété intellectuelle et le transfert forcé des technologies.

Ces commentaires interviennent alors que Pékin et Washington ont annoncé mercredi une pause dans l'escalade de leur guerre commerciale.

La Chine, dont l'économie est de plus en plus affectée par une guerre commerciale qui dure depuis 18 mois, a consenti à exempter de droits de douane certains produits en provenance des Etats-Unis à la demande d'entreprises.

L'hôte de la Maison Blanche a, lui, annoncé qu'il reportait au 15 octobre au lieu du 1er la hausse des tarifs douaniers portant sur 250 milliards de dollars de biens importés de Chine "en signe de bonne volonté".

Il a précisé que cette décision avait été prise à la demande du vice-Premier ministre chinois Liu He "en raison de la célébration, le 1er octobre, du 70e anniversaire de la République populaire de Chine".

Que des nouveaux tarifs douaniers soient imposés le 1er octobre "leur posait un sérieux problème symboliquement", a expliqué jeudi Steven Mnuchin.

Dans cette guerre commerciale, c'est la domination technologique qui est en jeu.

Washington exige des autorités chinoises qu'elles mettent fin à des pratiques commerciales jugées "déloyales", en particulier le transfert forcé de technologies américaines, les subventions massives aux entreprises d'Etat chinoises ou encore le vol de la propriété intellectuelle.

Jusqu'à présent, faute d'obtenir un accord, Donald Trump s'est lancé dans une guerre commerciale sans merci qui s'est traduite par des hausses de droits de douane sur des milliards de dollars de marchandises.

Il a prévenu qu'il était prêt à surtaxer la totalité des importations venant de Chine d'ici la fin de l'année.

Avec AFP

Chronique santé : la prévention du suicide

Chronique santé : la prévention du suicide
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Washington et Pékin annoncent une pause dans la guerre des tarifs douaniers

Les deux premières puissances du monde se livrent depuis mars 2018 une guerre commerciale sans merci qui s'est traduite par des droits de douane mutuels sur des centaines de milliards de dollars d'échanges bilatéraux.

La trêve n'est pas encore signée mais le climat est à l'apaisement: Pékin et Washington ont annoncé mercredi une pause dans l'escalade de leur guerre commerciale.

La trève devrait permettre aux responsables chinois et américains de reprendre leurs négociations, début octobre, dans un état d'esprit constructif.

Donald Trump a annoncé mercredi qu'il reportait au 15 octobre la hausse des tarifs douaniers portant sur 250 milliards de dollars de biens importés de Chine "en signe de bonne volonté".

"A la demande du vice-premier ministre de la Chine, Liu He, et en raison de la célébration, le 1er octobre, du 70e anniversaire de la République populaire de Chine, nous sommes convenus, en signe de bonne volonté, de reporter du 1er au 15 octobre la hausse des droits de douane sur les biens équivalents à 250 milliards de dollars (25% à 30%)", s'est justifié le président républicain sur Twitter.

Plus tôt lors d'un point presse depuis le Bureau Ovale de la Maison Blanche, il avait salué la décision de Pékin d'exempter certains biens américains de tarifs douaniers punitifs, y voyant "un geste fort" avant une ronde de tractations prévue dans la capitale américaine en présence de Liu He.

Affectée par la guerre commerciale, la Chine avait annoncé la première mercredi l'annulation de droits de douane supplémentaires sur 16 catégories de produits importés des Etats-Unis.

Pékin cherche à alléger la pression sur les industriels et professionnels chinois, qui souffrent des surcoûts induits par ces surtaxes.

Les exemptions seront effectives du 17 septembre 2019 au 16 septembre 2020: elles vont des pesticides aux lubrifiants, en passant par certains produits pharmaceutiques et la nourriture pour poissons, a annoncé la Commission des droits de douane du gouvernement chinois.

La mesure annoncée est certes un geste de bonne volonté en direction du président américain mais les droits de douane punitifs continueront de s'appliquer sur l'essentiel des importations "made in USA", dont le soja et la viande de porc.

"La chaîne de production en Chine se délite", avait par ailleurs commenté Donald Trump. Cette chaîne qui était "cet outil indestructible, puissant dont ils disposaient, se brise comme un jouet parce que les entreprises quittent" le pays, a-t-il ajouté.

C'est, selon lui, la raison pour laquelle "la Chine veut nouer un accord" commercial.

Les deux premières puissances du monde se livrent depuis mars 2018 une guerre commerciale sans merci qui s'est traduite par des droits de douane mutuels sur des centaines de milliards de dollars d'échanges bilatéraux.

Début mai, les deux parties étaient sur le point de signer un accord commercial quand les discussions se sont brutalement arrêtées, l'administration Trump accusant la Chine d'être revenue sur tous ses engagements.

Washington exige des autorités chinoises qu'elles mettent fin à des pratiques commerciales jugées "déloyales" en particulier le transfert forcé de technologies, les subventions massives aux entreprises d'Etat chinoises ou encore le vol de la propriété intellectuelle.

Le président américain martèle qu'il signera un accord uniquement s'il s'agit d'un "bon accord", en d'autres termes si celui-ci comprend les "changements structurels" demandés. A défaut d'un bon accord, il poursuivra la guerre tarifaire, a-t-il prévenu.

- Issue incertaine -

Le conseiller économique de la Maison Blanche Larry Kudlow avait lui-même estimé vendredi dernier que la reprise des négociations en octobre était "un développement positif" mais il s'était refusé à s'avancer sur l'issue des prochaines discussions.

"Je ne peux pas présager de l'issue de ces nouvelles discussions", avait-il insisté, tirant les leçons des rondes de tractations passées, qui ont toutes échoué à se traduire par la signature d'un accord.

La guerre commerciale, qui ralentit la croissance mondiale, affecte de plus en plus l'économie chinoise.

Et Pékin avait commencé en mai à recevoir des demandes d'entreprises de levée des surtaxes de 25% appliquées depuis l'an passé sur une série d'importations américaines. La liste d'exemption de droits de douane annoncée mercredi est la première à être publiée depuis.

Le pessimisme gagne également les entreprises américaines présentes en Chine, selon un rapport publié mercredi par la Chambre de commerce américaine à Shanghai.

Un quart d'entre elles disent s'attendre cette année à une baisse de leur chiffre d'affaires. Elles étaient seulement 6,1% en 2018. Et 47% prévoient d'augmenter leurs investissements dans le pays asiatique contre 61,6% l'an passé.

Depuis quelques semaines, Pékin et Washington assuraient maintenir le dialogue sans toutefois annoncer de gestes concrets.

Pourtant, de nouveaux droits de douane réciproques renforcés sont même rentrés en vigueur le 1er septembre.

Et Donald Trump menace toujours de surtaxer, d'ici la fin de l'année, la quasi-totalité des importations en provenance de Chine: quelque 540 milliards de dollars sur la base des importations 2018.

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